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Un monde sans cancer 1

Il n’y a pas une semaine depuis quelques temps, sans que l’on trouve une nouvelle étude en faveur de la guérison du cancer. En voici un nouveau sur le venin de la guêpe. C’est tout simplement très encourageant.

Une toxine contenue dans le venin la guêpe Polybia paulista présente une propriété étonnante : elle tue spécifiquement les cellules cancéreuses sans endommager les autres.

Polybia paulista est une espèce de guêpe agressive vivant au Brésil et dont la piqûre n’a vraiment rien d’agréable. Un indésirable donc. Pourtant, selon une étude publiée au mois de septembre 2015 dans la revue Biophysical Journal, son venin pourrait bien présenter un intérêt thérapeutique non négligeable pour combattre le cancer. Avec des chercheurs britanniques, une équipe de l’université d’État de Sao Paulo a en effet mis en évidence le mécanisme d’une toxine qui a la particularité de s’attaquer aux cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines.

cancer

Cette découverte pourrait être utile dans le développement de nouvelles thérapies combinées » – Dr Paul Beales, université de Leeds

Le venin de cette guêpe contient une toxine, la Polybia-MP1, qui, en plus de ses propriétés antibactériennes a montré qu’elle pouvait détruire les cellules cancéreuses de la prostate, de la vessie ou encore des cellules leucémiques. Comment ? La surface membranaire des cellules cancéreuses présente des particularités qui conduisent la toxine MP1 à privilégier ces dernières. En effet, dans ce type de cellules malades, les lipides se présentent en surface de la membrane. Contrairement aux cellules saines où ces lipides sont à l’intérieur. Or, la toxine MP1 tend préférentiellement à interagir avec ces lipides. Les chercheurs expliquent ainsi que c’est l’action combinée de deux protéines qui permet d’attaquer la membrane des cellules malades.

Potentiellement moins d’effets indésirables en chimiothérapie

« Cette découverte pourrait être utile dans le développement de nouvelles thérapies combinées, où de multiples médicaments sont utilisés simultanément pour traiter un cancer en attaquant les différentes parties des cellules cancéreuses en même temps », explique le Dr Paul Beales, un chercheur de l’université de Leeds co-auteur de l’étude. Testée chez la souris, la stratégie est encore loin d’être validée pour une application sur l’homme. Elle offre toutefois l’espoir d’obtenir une chimiothérapie moins agressive pour les patients en occasionnant moins d’effets indésirables. L’étude rappelle les travaux menés par une équipe de l’université de l’Illinois (Etats-Unis) qui était parvenue à bloquer la prolifération de cellules cancéreuses en injectant du venin d’abeille dans des cellules en culture.

TDF

source : http://www.sciencesetavenir.fr/

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