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Un monde d’extinction

Rapport du WWF: moitié moins d’animaux sauvages sur Terre qu’il y a 40 ans, l’humanité surexploite la Terre.

L’action de l’homme a entraîné la disparition, en 40 ans, de plus de la moitié des animaux sauvages de la planète: ce constat brutal est au cœur du rapport Planète Vivante 2014 de l’ONG WWF, dernier état des lieux d’une Terre surexploitée. Le reste du rapport est tout aussi alarmant.


 

 

 

Il faut rappeler que depuis 1980, le volume des déchets générés par habitant des pays industrialisés a triplé.

Ils constituent l’un des exemples des déséquilibres Nord-Sud.

En ce qui concerne les déchets industriels, ils représentent chaque année dans le monde plus de 2 milliards de tonnes. Et les responsabilités sont claires : 67% des déchets sont le fait des pays de l’OCDE, 24% des pays de l’Est et 9% des pays en développement, selon les chiffres de Jean-Marie Harribey.


Ainsi, pas moins de 338 millions de tonnes de déchets toxiques sont produits chaque année dans les pays industrialisés. Bon nombre d’entre eux, au mépris des conventions internationales, sont envoyés et stockés dans les pays en développement. Les déchets électroniques suivent le même chemin.

Dans ces conditions, la faune et la flore sont durement touchés.

Dans le monde, 20% des hommes consomment 86% des ressources de la Terre.

La population grandissante a fait un bon colossal depuis le XIX eme siècle.

L’impact d’une telle population ne peut être négligée. Ainsi chacun a le devoir d’agir pour que le monde puisse continuer a être celui que nous avons connu.


Depuis l’apparition de la vie, il y a quelque 3,5 milliards d’années, la Terre a connu cinq grandes extinctions d’espèces végétales et animales. Nous pourrions être à l’aube de la sixième, pensent les biologistes, et en être la cause directe. Le Washington Post a publié le 11 février une interview d’Elizabeth Kolbert, une journaliste du New Yorker spécialiste du changement climatique à propos de son dernier livre sur les extinctions massives qu’a connu la vie sur Terre, The Sixth Extinction (La sixième extinction).

Le New York Times abonde en ce sens, expliquant que les catastrophes environnementales comme l’astéroïde qui a anéanti les dinosaures du Crétacé ou la glaciation qui a marqué la fin de l’Ordovicien mènent à l’extinction des espèces en changeant les règles du jeu de la survie. L’homme, avec sa pratique de la chasse, la déforestation, l’introduction d’espèces invasives et ses émissions de CO2 pourrait bien être cette nouvelle catastrophe environnementale.


Le Résultat de la disparition actuelle des espèces sauvages : les effectifs de ces espèces sauvages ont décliné de 52 % entre 1970 et 2010. Autrement dit, la taille de ces populations a fondu de moitié en moins de deux générations, ce qui représente un recul beaucoup plus marqué que celui précédemment estimé (– 28 %). Dans le détail, les espèces d’eau douce sont les plus durement touchées avec une chute de 76 % entre 1970 et 2010, contre un déclin de 39 % pour les espèces marines et les espèces terrestres.

« Nous avons enrichi notre base de données d’un millier de populations, mais surtout, nous avons changé de méthodologie, explique Christophe Roturier, directeur scientifique du WWF France. Nous avions auparavant surreprésenté dans notre indice les espèces de mammifères et d’oiseaux par rapport aux reptiles, amphibiens et poissons. Nous avons donc pondéré chaque espèce par rapport à sa réelle importance dans les écosystèmes. »


Si ce déclin touche l’ensemble du globe, les pertes les plus lourdes sont observées sous les tropiques (– 56 % contre – 36 % dans les zones tempérées). L’Amérique latine est la région la plus affectée (– 83 %), suivie par l’Asie-Pacifique. Au contraire, dans les aires terrestres protégées, l’IPV a diminué de « seulement » 18 %.

Les principales menaces pesant sur les espèces sauvages sont la disparition et de la dégradation de leurs habitats (du fait de la déforestation, de l’urbanisation ou encore de l’agriculture), la chasse et la pêche (intentionnelle, à des fins alimentaires ou sportives, ou accidentelle comme les prises accessoires), la pollution et le changement climatique, dont les effets devraient être de plus en plus forts.

sources : http://www.huffingtonpost.fr/ /  http://www.amisdelaterre.org/

http://www.slate.fr/ / http://www.lemonde.fr/

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