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Si toutes vos bombes étaient des graines, le monde mangerait à sa faim au lieu de courir à sa fin !

Pendant que des milliards de bombes ont été utilisées à travers le monde et depuis le début du XXeme siècle.

A ce jour plus d’1 milliard de personnes sont sous-alimentées, la situation résulte de plusieurs facteurs : production et rendement insuffisant dans plusieurs parties du monde ; inégale répartition des ressources alimentaires entre les individus de même ou de différentes nations; guerres et conflits civils ; augmentation de la part de l’alimentation d’origine animale ; concurrence de l’alimentation avec la production de biocarburants…

Ce chiffre s’est accru de 150 millions depuis 2006. « Le problème de la faim était déjà grave quand les prix de la nourriture étaient raisonnables et que le monde vivait une période de prospérité. Mais la crise alimentaire mondiale (2006-2008), suivie de la crise économique, a créé une situation catastrophique », constate M. Daniel Gustafson, directeur du bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Cette sous-alimentation et d’autres carences alimentaires engendrent, chez les jeunes enfants qui en souffrent, des retards de croissance irréversibles, les condamnant pour la vie – et même celle de leurs descendants – à des dé?ciences physiques et intellectuelles sévères.

22 pays dans le monde sont confrontés à des crises prolongées (chiffre de la FAO), causées par différents facteurs : dépendance à l’importation, pouvoir d »achat quasi nul, sécheresse, crise politique, guerres…

Pourtant une augmentation de la production agricole mondiale …
La production mondiale de céréales a quasiment triplé depuis les années 1960 alors que la population mondiale a seulement doublé. L’augmentation de la production agricole est due à quatre facteurs principaux : la disponibilité en sols arables, la disponibilité en eau (de pluie ou d’irrigation), le climat et les techniques culturales (main d’œuvre, degré de mécanisation, semences ou variétés, intrants tels qu’engrais, pesticides, etc.).

…mais une répartition inégale des ressources alimentaires
Le principal problème n’est donc pas le manque de nourriture, mais la répartition inéquitable entre les régions du monde et les individus. En effet la production agricole actuelle, si elle était plus équitablement répartie dans le monde et entre les individus permettrait de satisfaire les besoins de tous à un niveau acceptable.
La sécurité alimentaire tient non seulement de la disponibilité en nourriture mais aussi de l’accessibilité à cette nourriture, conditionnée par le pouvoir d’achat, la force de travail, et les moyens matériels dont dispose un individu.

Comme le signalaient déjà en 1980 dans leur livre Peter Rosset, Joseph Collins et Frances Moore Lappé : « L’augmentation de la production, cœur de la révolution verte, ne suffit pas à soulager la famine car elle ne modifie pas le modèle de concentration du pouvoir économique, de l’accès à la terre ou du pouvoir d’achat. (…) Le nombre de personnes qui souffrent de la faim peut être réduit seulement par la redistribution du pouvoir d’achat et des ressources au profit de ceux qui souffrent de la malnutrition. (…) Si les pauvres n’ont pas l’argent nécessaire pour l’achat de la nourriture, l’augmentation de la production ne leur sert à rien ».

Accès à la nourriture
La hausse du prix des denrées alimentaires rend l’accès à la nourriture plus difficile voire même impossible aux populations pauvres. Alors qu’un habitant des pays du Sud dépense entre 50 et 80% de ses revenus pour acheter sa nourriture, on estime cette dépense comprise entre 10 et 20 % pour un habitant des pays du Nord.

Adaptation TDF

source : http://www.cite-sciences.fr

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