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Proxima b est habitable dans presque tous leurs modèles, pourquoi pas de la vie ?

En réalisant une nouvelle série de simulations reprenant des modèles climatiques terrestres, une équipe conduite par Anthony Del Genio, planétologue à l’institut d’études spatiales Goddard de la Nasa, démontre que l’étendue d’eau liquide à la surface de Proxima b pourrait être en fait beaucoup plus vaste que ce qui est estimé jusqu’à présent. Et cela même en variant les scénarios. « Le message majeur de nos simulations est qu’il y a de bonnes chances que la planète soit habitable », a déclaré l’auteur principal de l’article publié dans la revue Astrobiology. Et donc que de la vie puisse s’y développer.

Les chercheurs sont partis de la supposition que la planète est rocheuse, possède une atmosphère et un océan en surface. Un océan dynamique à l’instar du nôtre. Par conséquent, l’énergie circule, ce qui permet à des régions froides d’être réchauffées, comme c’est le cas sur Terre avec le Gulf Stream. La circulation océanique offre ainsi des climats plus doux dans certaines régions côtières là où il devraient être plus froids. Et vice versa.

Malheureusement, un an après, la frénésie autour de Proxima B retombait avec l’annonce de la Nasa. L’agence spatiale affirmait alors qu’il n’y avait quasiment aucune chance que cette planète puisse posséder une atmosphère. Principalement en raison des fortes radiations qu’elle reçoit de son étoile. Mais voilà, des simulations réalisées récemment par une équipe de scientifiques ont démontré que la planète pourrait également abriter de la vie. En effet, celle-ci abrite sans doute de vastes étendues d’eau, ce qui laisse envisager une potentielle présence d’organismes vivants. La température à la surface de l’exoplanète laisse également penser que de l’eau salée à l’état liquide s’y trouve.

L’équipe a configuré 18 simulations, histoire de voir ce qui se passe si on augmente ou réduit la salinité de l’océan, l’étendue des terres émergées, le taux de gaz à effet de serre, l’épaisseur de l’atmosphère, etc. Dans presque tous les cas, Proxima b arbore un océan avec des étendues liquides au-delà de la limite du terminateur.

Voilà de quoi être optimiste, mais dans la mesure, bien sûr, que ce monde ait une surface solide, qu’il soit doté d’une atmosphère et d’eau… Cela ne semble pas impossible, ce n’est plus de la fiction ! Pour l’instant, pour savoir si nous avons des voisins, il faudra patienter la première lumière du très attendu télescope spatial James-Webb (JWST) et aussi celle du géant ELT (Extremely Large Telescope) au Chili. Toute proche de nous — relativement à la Galaxie –, il devrait être possible de caractériser son atmosphère, et ainsi d’y déceler d’éventuelles biosignatures.

« Notre modèle est aujourd’hui mieux en mesure de tenir compte des variations de rayonnement reçues par la planète en raison de son orbite que les modèles précédents », assure l’astrophysicien Nathan Mayne. « Si les conditions sont favorables, Proxima B pourrait avoir de l’eau liquide à sa surface et pourrait être habitable ».

Bien sûr, tout cela reste purement hypothétique, mais jusqu’à ce que nous puissions nous rapprocher de Proxima b, ces simulations restent pour l’instant le meilleur moyen pour les chercheurs de déduire l’habitabilité potentielle de l’exoplanète.

Adaptation La Terre du Futur

sources : https://www.futura-sciences.com/https://www.lci.fr/

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