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Nouvelles éruptions solaires et moyen pour s’en prévenir

AR2192, un groupe de taches solaires aussi gros que Jupiter a causé cette semaine pas moins de six éruptions majeures de classe X. Des phénomènes que les scientifiques observent de près.

A en croire la météo solaire, notre étoile connait cette semaine un pic d’activité notable. Pas moins de six éruptions majeures ont été enregistrées ces derniers jours. Toutes proviennent d’un groupe de taches connu sous le nom d’AR2192. Le plus gros jamais observé depuis 2001. De manière général, le Soleil connait périodiquement des cycles d’intenses activité d’une durée d’environ onze ans. Le dernier en date, ou cycle 24, est en train de se jouer actuellement.

Ces périodes d’activité se traduisent par la présences de nombreuses taches sombres à la surface de l’astre. 

Ces taches solaires correspondent à des zones de l’atmosphère au champ magnétique plus important et à la température relativement plus basse. Ces environnements singuliers dont la taille varie sont également le siège de boucles de champs magnétiques formés entre des pôles opposés.


Il n’y a pas d’inquiétudes concernant notre planète.

La surface du Soleil n’est pas un fleuve tranquille. Elle est fréquemment secouée par des éruptions qui projettent d’énormes quantités de plasma (gaz ionisé) depuis la chromosphère, la partie basse de l’atmosphère solaire, jusque dans l’espace. Ces éruptions solaires provoquent des orages magnétiques qui peuvent perturber les satellites et les moyens de communication sur Terre.

Des chercheurs français viennent d’identifier un phénomène clé dans le déclenchement des éruptions solaires. Une avancée qui pourrait permettre à terme de prévoir l’apparition de ces éruptions qui affectent la Terre et qui fait la une de la revue Nature cette semaine.


Une corde magnétique se forme la veille de l’éruption

C’est en se basant sur les données du satellite japonais Hinode, qui a observé une éruption solaire dans la nuit du 12 au 13 décembre 2006, que l’équipe de Tahar Amari, de l’Ecole Polytechnique a pu préciser les mécanismes à l’origine des éruptions solaires. Tout se joue en fait dans la photosphère (la surface du Soleil) au niveau des taches solaires qui correspondent aux zones les plus froides de la surface et qui abritent des champs magnétiques intenses.

CORDES. Au niveau des taches solaires apparaissent des cordes magnétiques constituées d’un enchevêtrement de lignes de force magnétiques torsadées comme une corde de chanvre. Elles émergent de l’intérieur du Soleil et gagnent de l’énergie au fur et à mesure de leur montée vers la photosphère. Selon les calculs lorsqu’une corde est complètement formée, une éruption solaire peut se produire dans les 24 heures qui suivent.

Des simulations numériques ont permis de confirmer que ce sont bien les cordes magnétiques qui sont à l’origine des éruptions : au delà d’une certaine énergie et à une altitude donnée les arcades magnétiques qui retiennent la corde s’affaiblissent. En cas de rupture, il y a éruption solaire.


Modèle du champ magnétique dans la région où est survenue une éruption majeure le 13 décembre 2006. Il met en évidence la présence d’une corde magnétique (en gris) quelques heures avant l’éruption, maintenue à l’état d’équilibre par des arcades magnétiques (en orange).

Grâce aux satellites qui surveillent le Soleil et l’évolution de son champ magnétique, la prévision des éruptions solaires apparaît désormais comme un objectif plausible. Il faudra néanmoins observer de nombreuses éruptions et récolter de grandes quantités de données sur les phénomènes magnétiques qui agitent la surface de notre étoile avant de disposer d’un modèle de prévision fiable.

sources : http://www.maxisciences.com / http://www.sciencesetavenir.fr/

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