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La Banquise

La banquise est un terme général qui désigne, pour les occidentaux, de la glace sur la mer. Pour les Inuits et les Groenlandais coutumiers de ce milieu, il en est tout autrement. Ils distinguent, entre autres, les icebergs, glace dérivante issue des glaciers dont nous ne parlerons pas dans cet article, l’iceshelf, la banquette côtière, la banquise côtière et le pack. De manière complémentaire, il existe des zones de mer libre durant toute l’année, les polynies.

Voici donc la Banquise…

L’Iceshelf   

L’iceshelf ou plate forme glacière,  est la partie du glacier continental qui flotte sur la mer. Cette glace n’est pas de la banquise à proprement parler car c’est une glace d’eau douce. Elle présente une topographie régulière qui s’avance sur la mer et qui se termine par un front de glace se disloquant pour former les icebergs.

La banquise

Ce terme est réservé à la glace issue du gel de l’eau de mer. On  distingue 3 types de banquise, la banquette côtière, attachée à la côte, la banquise côtière et le pack. Contrairement au pack, la banquise côtière et la banquette côtière sont de la glace fixe.

La banquette côtière

La banquette côtière, ou le ice foot, résulte du gel des embruns sur le rivage. C’est en général la dernière partie à fondre. Elle supporte souvent les congères et les eaux gelées de ruissellement.

La banquise côtière

Entre la banquette côtière et la banquise côtière, il y a une zone de mer libre, la rivière. Lorsque la marée monte, l’eau de mer s’écoule par cette zone.
La banquise côtière est relativement mince, moins de 2 m d’épaisseur, et lisse. Elle se reforme chaque année en enfermant les derniers icebergs. Sa surface reste généralement plane, mais peut être recouverte de petites congères glacées qui gênent la progression.

La banquise côtière disparaît entièrement en été, et même parfois au cœur de l’hiver lors des tempêtes, où elle se morcelle, ou bien lorsque la neige alourdit les plaques de glace et les fait couler. Suivant la température et les courants, elle peut se reformer en quelques jours.

La couverture de cette banquise côtière est  déterminée par la profondeur de la mer : elle peut varier de quelques mètres à plusieurs centaines de kilomètres. Ces champs de glaces sont sensibles aux vents et aux marées et peuvent facilement se détacher. Ils forment alors le pack.

Le pack

Le pack, n’est pas une zone continue. Il est formé par l’accumulation des plaques de banquise côtière qui dérivent au rythme de 1 à 2 kilomètres par jour. Le mouvement de ces différentes plaques les unes contre les autres donne du relief au pack en formant des crêtes, qui peuvent avoir plusieurs mètres d’épaisseur. De plus, il peut se former des chenaux de mer libre entre les différentes plaques. Le pack persiste tout au long de l’année, mais son extension est variable. En hiver les chenaux regèlent et rajoutent une nouvelle couche de glace.

En hiver, le pack Arctique s’étend des côtes nord Canadiennes au Groenland et du nord de l’Islande à l’est de la Nouvelle-Zemble, alors qu’en été, il se limite au bassin Arctique. Il atteint son maximum en Avril. Il se forme au large de l’extrême Nord Est Sibérien et disparaît dans les parages du Spitzberg sous l’action des eaux douces de l’Atlantique Nord. Le pack Arctique est donc en équilibre dynamique, se renouvelant sans cesse.

L’embâcle

La principale caractéristique des mers polaires est leur basse température en surface (-1,5°C) et en profondeur (-0,8°C) présentant peu de variations au cours des saisons. Le gel de la mer suppose 2 facteurs importants, un froid persistant et rigoureux et une agitation faible. Le gel s’effectue d’abord dans les zones de faible salinité et de faible agitation comme les fonds de fjords où se jettent  les glaciers.

La formation de la banquise peut se décomposer en trois phases : le fraisil,  la formation de crêpes de glaces et la cimentation.

Le fraisil

La mer devient pâteuse et prend une teinte jaunâtre. Ce sont les cristaux qui se forment dans l’eau qui modifient la teinte et la texture de la mer. Le sel commence à être chassé de la glace. C’est le « Sikisimavoq » des Groenlandais.

Les crêpes de glace

La pâte de cristaux commence à s’épaissir et à former des croûtes de glaces qui flottent et s’entrechoquent. Ce sont ces chocs qui vont construire les crêpes et leur donner une forme ronde jusqu’à faire ressembler la mer à un parterre de nénuphars. Lors des chocs entre les plaques, les embruns soulevés gèlent et forment un épais bourrelet. Les Canadiens les appel les « pancakes », les Russes les « blinis » et les Groenlandais « Sikuaq ».

La cimentation

Enfin, les différentes crêpes de glace finissent par s’agglomérer entre elles et ne plus former qu’une seule grande plaque dérivante. C’est l’ « Immap Sikua » ou « Siku ».

Les hummocks

Entre les différents packs et aux zones de bourrelets de glace, ou lors de fortes pressions, de grandes crêtes et des zones de glaces brisées se forment.  Ce sont les hummocks. Certaines crêtes peuvent faire jusqu’à 25 mètres de long, dont une grande partie est sous la banquise et constitue des points d’ancrage lorsque la plaque passe près des côtes. Souvent, les hummocks sont organisés en longues chaînes appelées « arêtes de pression ». Les Groenlandais utilisent ces zones pour chasser en se cachant des ours, ce sont les « Sikip Sinaava ».

Les polynies

Chaque année,  des zones de mer libre se forment quasiment aux mêmes endroits, ce sont les polynies. Ces zones peuvent n’être qu’une petite rivière facile à enjamber ou représenter un obstacle infranchissable même pour un traîneau. Parfois recouvertes de neige solide, ce sont des pièges redoutables, les « Putsineq ».

L’évolution de la banquise

La banquise dérivante peut être comparée à un grand tapis roulant disparaissant d’un côté et se reformant de l’autre. Elle est donc loin d’être figée dans un état, elle évolue régulièrement au cours du temps et suivant les conditions climatiques. 

Au cours du temps

Le pack persiste toute l’année dans l’océan Arctique, mais c’est en Avril qu’il atteint sa couverture maximale sur l’ensemble de l’archipel Arctique, et c’est vers la fin août-début septembre que sa couverture est minimale. La banquise côtière disparaît entièrement à l’approche de l’été, ne laissant que la banquette côtière, qui finit par fondre en dernier.

Au gré de la météo

Des vents violents peuvent détacher rapidement de grands morceaux de banquise côtière et ouvrir des chenaux de mer libre. De plus, la banquise est très sensible aux courants. En effet, le courant ronge la banquise par le dessous et l’empêche de se former de manière homogène, ce sont les « Akkarneq ». C’est pour cette raison, qu’en plein hiver au fond d’un fjord on trouve quand même des zones de mer ouverte. Par ailleurs, tout courant aérien pénétrant en été dans la zone arctique entraîne de l’air chaud qui se refroidit au contact de la banquise, ce qui provoque une brume épaisse fréquente de Juin à Septembre.

Au moment de l’hiver, près du pôle Nord, une partie du sel contenu dans l’eau de mer qui gèle (pour former la banquise) est expulsé, et renforce encore la salinité de l’eau de mer qui ne gèle pas, laquelle se met alors à être tellement dense qu’elle « plonge » vers les profondeurs. On parle de formation d’eaux profondes pour désigner ce phénomène.

sources : http://www.manicore.com/documentation/serre/courants.html /http://www.sikumut.com/Sikumut_Conseils/Banquise/Techniques%20de%20progression%20sur%20la%20banquise.htm

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