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Hiver 2016-2017

Les hivers se succèdent mais ne se ressemblent pas. Après 3 hivers qui furent contrastés par le côté tempétueux, doux, voire très pluvieux sur ce dernier, l’hiver 2016-2017 pourrait marquer sa différence. Mais en terme d’orientation des flux, il pourrait rester très semblable. Nous avions fait juste dans les prévisions saisonnières de l’hiver dernier à hauteur de 70%. Voyons ici ce qui pourrait marquer en perspective ce nouvel hiver.

Certains des paramètres les plus influents pour un hiver très froid sont au vert cette année. Voyons lesquels :

Le courant du pacifique El Niño qui a une très grande influence météorologique au niveau mondial laisse sa place à La Niña. Voici 2 cartes de la situation actuelle en juillet 2016 et d’une projection de ce qui est possible pour la fin de l’année 2016 :

sst-juillet-2016-projection-dec-2016

L’influence de la Niña sur l’Europe reste très modérée. Mais une Niña de faible intensité favorise la mise en place de flux continentaux sur l’Europe lorsqu’elle est associée avec une activité solaire faible et la phase de la QBO négative. Ce phénomène sera donc à suivre de près. Une Niña trop élevée pourrait annuler les effets de la phase QBO négative et d’une activité solaire faible comme précisé dans le schéma, toutefois avec un PDO positif actuellement, les chances d’une forte La Niña sont faibles pour cet hiver. Donc la projection ci dessus reste fictive et devrait être en deçà de cette simulation d’ici la fin de l’année.

Cependant un autre facteur additionné joue également un grand rôle dans l’influence de la circulation Brewer-Dobson qui impacte le vortex polaire. C’est la QBO.

Au-dessus de l’équateur, entre 20 et 50 km d’altitude, les vents stratosphériques font le tour du globe soit en direction Est, soit en direction Ouest. Tous les 15 à 20 mois la direction s’inverse. Ce phénomène est connu sous le nom d’Oscillation Quasi Bisannuelle (Q.B.O). D’un fluide d’une perspective dynamique, la Q.B.O est un courant cohérent, la moyenne d’oscillation qui est conduite en propageant verticalement des vagues des périodes sans rapport à celui du résultat de la Q.B.O. On n’en comprend pas totalement la cause, mais on sait qu’elle influence divers paramètres de l’atmosphère, dont les quantités d’ozone aux latitudes moyennes et élevées. (source : la.climatologie.free.fr/ )

Cette année l’orientation des vents sur l’équateur apporteront une QBO d’Est. Ce phénomène naturel doit être accompagné de l’activité solaire pour donner un avis pertinents :

qbocyclesolaire

Un vent d’est (QBO négatif) additionné encore une fois à l’activité solaire qui est devenue très faible depuis plusieurs mois, ne peut que favoriser des flux continentaux en provoquant des SSW (Strats Warning). En effet, cela favorise non seulement un réchauffement subit de la stratosphère mais également une décentralisation du vortex polaire.

qbo-2016_2017

L’activité solaire actuelle est très faible et nous promet de s’accentuer pour le futur hiver 2016-2017.

Voilà à quoi devrait ressembler le soleil pour notre futur hiver :

soleil-juillet2016

Un soleil sans tache solaire ! En effet, nous plongeons vers le cycle 25, très doucement, en attendant nous sommes toujours dans le cycle 24 qui va s’étirer sur plusieurs années. Les cycles solaires ont une influence notable sur la météorologie terrestre. Voici l’actuel cycle 24 qui faiblit rapidement :

ssn_predict_l

Mais comme ces paramètres ne suffisent pas pour donner une prévision saisonnière suffisamment fiable, nous avons un autre élément actuel qui pourrait jouer les perturbateurs pour les hivernophiles qui pourraient nous lire. En effet, de fortes sst négatives dans l’Atlantique Nord persistent depuis de nombreux mois en impactant l’orientation du jet stream et le positionnement de l’anti-cyclone des Açores , flux nordiques et sahariens.

flux-sst-chaud-froid-jet-stream

Dans ces conditions, nous devrions avoir un hiver très contrasté de semaines en semaines, de décembre à février. De nombreuses gouttes froides devraient pouvoir être favorisées dès le mois de décembre. Tout ceci serait alterné avec des flux de nord-ouest à sud-ouest. L’humidité devrait être très présente sur le nord de la France avec des températures en dessous des niveaux saisonniers. Le sud de la France devrait connaître une période sans grande pluviométrie.

Le mois de Janvier devrait être plus calme. La neige devrait pouvoir tomber sur les massifs grâce à un flux d’est. L’extrême nord de la France et la Grande Bretagne devrait connaitre de forts flux d’ouest. Mais en réalité rien ne va favoriser de grandes précipitations. C’est plus un mois de janvier frais à froid et sec que nous devrions connaître, tout ceci à cause des centres d’actions qui favoriseraient cette tendance.

Le mois de Février devrait enfin connaître un vrai mois hivernal. Les éléments cités ci-dessus devraient largement favoriser un mois totalement en dessous des normes saisonnières avec positionnement de gouttes froides très hivernales sur l’ensemble du pays. Les SSW devraient largement favoriser l’enneigement sur l’ensemble des Massifs. Il est fort probable que l’indice de l’AO (Oscillation Arctique) soit négative en décembre et en février.  Ceci indique la décentralisation du vortex polaire qui favorise les vagues de froid.

Comme toutes les années, ces prévisions saisonnières ne sont que des analyses par rapport à des indices qui permettent d’appréhender une certaine direction hivernale. Les prévisions saisonnières restent un sujet sensible qui resteront à débattre aux seins des forums de la Terre du Futur tout au long de l’Automne et de l’Hiver. Il est certain que les différents facteurs décrits ci-dessus et qui influencent la météorologie ne sont pas les seuls. Bien d’autres paramètres moins influents auraient pu être ajoutés.

Adaptation de la Terre du Futur

 

 

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