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Les Typhons en 2006, El Nino, et Phénomènes Insolites

Autant les ouragans (nom employé pour l’Atlantique), n’ont pas été nombreux cette année 2006. Le responsable de cette faible intensité cyclonique serait El Nino. Il cisaillerait les vents dans l’atmosphère et ainsi bloquerait la naissance de tempêtes trop actives dans l’Altantique.

Mais l’année 2006, aura vu un record de Typhons (nom employé pour le Pacifique). D’après l’Agence Météorologique Japonaise, davantage de tempêtes ont franchi la ligne internationale de changement de date dans l’Océan pacifique et sont devenus des typhons ces dernières années.

La Chine a vu une augmentation des typhons et des tempêtes tropicales depuis juin dernier. Le bilan fait état de nombreuses victimes et de pertes économiques considérables.

Les prévisions en matière de changement climatique, font état de la vulnérabilité croissante de la région des Îles pacifiques. L’intensité croissante des cyclones et la violence des vagues augmentent l’impact économique des catastrophes naturelles dans le Pacifique.

Si l’on en croit les dernières prédictions en matière de changement climatique, un pays comme le Fiji, pourrait, en cas de catastrophe naturelle, se retrouver avec une augmentation de 100% des dégâts imputables aux cyclones, 20 à 30% d’augmentation d’une éventuelle épidémie de fièvre Dengue, et 9 à 15% de baisse de production  des principaux produits agricoles.

Etudes de l’influence de El Nino :

Malgré un échantillon de petite taille qui peut être une source de discussion des résultats obtenus, les grandes tendances observées sont logiques et vérifiées :
– le phénomène El Niño entraîne un déplacement de l’activité cyclonique vers l’est, ce qui augmente la surface de la zone soumise à ces phénomènes
– le nombre moyen de phénomènes tropicaux n’est pas ou peu affecté par les phases El Niño ou La Niña sur l’ensemble du Pacifique Sud-Ouest. Par contre, pour la zone Nouvelle-Calédonie, ce nombre augmente sensiblement pour les phases La Niña mais reste proche (légèrement plus faible) de la moyenne des 29 saisons pour les phases El Niño
– En conclusion, le risque cyclonique augmente sur le Territoire en phase La Niña et devient légèrement plus faible que la normale en phase El Niño. Inversement en Polynésie Française le risque cyclonique n’est réel que pendant les phases El Niño

L’hypothèse a été avancée que la partie ouest du Pacifique Nord-Est (du 140W à la ligne de changement de date) connaissait plus de genèses de cyclones pendant les années El Niño et que les trajectoires de cyclones étaient plus nombreuses dans l’année suivant un El Niño (Schroeder and Yu 1995), mais ceci n’a pas été formellement démontré.
La partie est du Pacifique Nord-Est a aussi montré de petites variations des phénomènes tropicaux pendant les épisodes El Niño, mais ces changements n’ont pas été étudiés dans le détail

Modifications cycloniques Insolites :

Une augmentation notable des cyclones à travers le monde depuis 10 ans. Les raisons de cette virulence exacerbée ? L’augmentation des températures de surface des eaux océaniques. Pour qu’un cyclone puisse se former, la mer doit être à une température d’au moins 26 oC à 27 oC, sur une profondeur d’une cinquantaine de mètres au moins. Brossée à gros traits, la fonction thermodynamique du cyclone tropical se résume à la conversion de l’énergie thermique stockée par les océans en énergie mécanique. Il semble donc naturel que l’augmentation de la température des eaux de surface contribue à la formation de cyclones plus dévastateurs… Des paramètres autres que la seule température de surface entrent aussi en jeu. La distribution verticale des vents, en particulier, est cruciale : si la direction ou l’intensité des vents est différente entre la surface et la haute troposphère, la formation du cyclone ne pourra se faire.

L’intensité de l’activité cyclonique n’est pas le seul indicateur d’un changement en cours. Les climatologues s’intéressent à des phénomènes rares – voire inédits – qui semblent se produire de plus en plus fréquemment. En témoigne l’ouragan Catarina qui, en mars 2004, s’est formé au large du Brésil, alors que l’Atlantique sud ne constitue pas un bassin propice à la cyclogenèse. Deux mois plus tôt, une tempête tropicale s’était également formée dans la même zone, accentuant encore le caractère exceptionnel de la saison 2004. Le seul précédent est, de mémoire de météorologue, la formation d’une tempête tropicale au large des côtes angolaises, en 1991. De même, Vince, l’un des derniers ouragans de la saison 2005, a frôlé, mi-octobre, les côtes portugaises. Le fait est inédit.

Plus étonnant encore, plusieurs phénomènes dépressionnaires présentant des similitudes avec les cyclones tropicaux ont été enregistrés, entre 1995 et 1999, en Méditerranée.

Le climat change et les phénomènes climatiques insolites sont à noter.

sources : CatNat.net / http://www.cctv.com/ / http://www.cyclonextreme.com/ / http://www.casafree.com/ / LeMonde /

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