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Hiver 2014-2015

En terme de météorologie, les années se succèdent et ne se ressemblent pas. Sur l’hiver dernier, nos prévisions se sont avérées justes jusqu’au mois de janvier. Nos prévisions ont été erronées sur le mois de Février et le mois de Mars 2014. Cet hiver est resté très doux sur l’Europe de l’ouest qui a subit un très fort flux d’ouest et plus de 30 tempêtes… L’hiver est resté sur l’est de l’Amérique du Nord et sur l’est de l’extrême orient. Le vortex polaire a maintenu une forte puissance concentrée sur ces régions.

Mais que nous réserve ce futur hiver dont les oscillations atmosphériques et océaniques nous dessinent d’ores et déjà un gros hiver 2014-2015…

 

 

Tout d’abord pour bien analyser notre futur hiver, nous allons nous rapprocher des indices qui nous permettent de bien apprécier la situation.

En ce concerne le QBO :

L’oscillation quasi-biennale (OQB) est un changement oscillatoire de la direction des vents dans la stratosphère équatoriale, jusqu’à environ 12 degrés de l’équateur, ayant une période entre 24 et 30 mois1. Les vents changent d’abord de direction générale de l’ouest vers l’est, et vice-versa, au sommet de la stratosphère à environ 30 km d’altitude. Le changement se propage vers le bas à une vitesse de 1 km par mois mais décroît quand il atteint 23 km d’altitude. Cette propagation est plus irrégulière avec les vents d’est et l’amplitude de ce changement est le double de celle des vents d’ouest.

La QBO à un impact important sur les régimes de temps en France, le soleil modifie la circulation atmosphérique notamment la circulation de Brewer-Dobson selon le régime de La QBO (Oscillation Quasi Bisannuelle), mais il influence également la NAO (L’Oscillation Nord Atlantique) et la MJO (L’oscillation Madden-Jullian).

La QBO est passé en négatif depuis quelques mois. Ainsi avec un QBO négatif, le flux d’ouest ne peux que ralentir voir s’estomper.

Voici les données du QBO en temps réel : DATA QBO

El Nino :

L’impact de El Nino : Les premiers signes de El Niño sont un affaiblissement de la circulation de Walker et le renforcement de la circulation de Hadley. Concrètement, les effets de El Niño sur l’Europe semblent être plus forts en hiver. Des données récentes indiquent que le phénomène El Niño provoque un hiver sec et froid en Europe du Nord et un hiver plus doux humide en Europe du Sud. L’hiver d’El Niño de 2009/2010 était extrêmement froid en Europe du Nord mais El Niño n’est pas le seul facteur en jeu dans l’hiver européen. (voir la QBO,  l’activité solaire en cours ainsi que l’impact sur le vortex polaire qui s’appréciera par des indices comme l’AO – Oscillation Arctique et la NAO – Oscillation de l’Atlantique Nord : indices de différentiels de pression).

Un indice nous aide à analyser la situation de El Nino : Cet indice est nommé Enso : Ce phénomène, intervenant tous les 2 à 7 ans pour durer pendant 6 à 18 mois environ, consiste en une variations de la température de la surface de l’eau, dans l’Océan Pacifique. Ce changement n’est néanmoins pas uniforme et consiste en deux phases opposées : El Niño, où les eaux tropicales se réchauffent et celles des latitudes plus hautes se refroidissent ; La Niña, où l’on observe un refroidissement des eaux tropicales et un réchauffement des eaux des latitudes supérieures.

Voici la situation de l’Enso – El Nino :

L’Enso est donc passé en positif et démontre l’intensité actuelle de El Nino !



L’activité solaire :

L’activité solaire actuelle est en baisse constante depuis depuis des mois. Nous avons atteint un deuxième pic solaire cet hiver qui démontre la fin du « maximum solaire ». > L’activité solaire décroissante va induire un impact météorologique qui aura comme impact une faiblesse et une déstabilisation du vortex polaire ainsi qu’une augmentation de la nébulosité selon Svensmark.

Ici l’activité solaire sans aucune tâche en Juillet 2014

Que s’est t-il passé la dernière fois que les tâches solaires ont disparu ?

D’abondantes preuves physiques récoltées par les géologues ont prouvé que la Terre s’est refroidi durant cette période de calme plat, afin d’étudier le climat du futur, il faut rechercher ce qu’il s’est passé par le passé. Que pouvons nous apprendre de la disparition des tâches solaires ?

Galilée fut le premier scientifique à observer les tâches solaire à l’aide d’un télescope, de 1610 a 1645 les tâches avaient pratiquement disparu de la surface du soleil, puis de 1645 à 1700 nombreux étaient les scientifiques à observer les tâches et très peu étaient visibles, cette période connue comme le minimum de Maunder fut une période très froide et difficile, elle démontre clairement la corrélation entre tâches solaires et climat, après 1700, le nombre de tâches a considérablement augmenté et le climat s’est également réchauffé.

Coup de froid sur l’Europe

Le mécanisme qui relierait l’activité solaire à la modification du jet stream est mal connu. Une explication possible pourrait être que la baisse d’activité solaire affecte les températures de la stratosphère, entre 20 et 50 kilomètres au-dessus de nos têtes. Cela entraînerait une modification de la circulation de cette couche atmosphérique qui perturberait à son tour la circulation de la troposphère dans laquelle se déroulent les phénomènes météorologiques comme les jets streams.

Si cette corrélation se confirmait, les Européens peuvent s’attendre à retrouver plus souvent des hivers rigoureux ainsi que les neiges d’antan. Selon eux, le taux d’isotopes cosmogéniques (isotopes rares formés par les rayons cosmiques) suggère qu’il y a 8% de chance que les conditions d’un minimum de Maunder soient rassemblées d’ici 50 ans.

Dans ces conditions et après avoir vu les indices décrits ci dessus, nous pouvons conclure que nous nous dirigeons vers un hiver avec un risque élevé de SSW (Stratwarning). Le SSW, ce réchauffement soudain de la stratosphère est bien la cause fondamentale de la déstabilisation du vortex polaire. Nous avons tous les ingrédients pour avoir des vagues de froid à répétition durant ce futur hiver 2014-2015.

Après une saison automnale contrastée, il est probable que l’hiver démarre réellement sur la deuxième décade de décembre 2014. Le mois de décembre serait donc humide et doux en première partie, et froid et humide sur la deuxième partie. Nous aurions ensuite un hiver long et froid sur le mois de janvier 2015, avec SSW. Donc nous subirions des flux de nord, à nord-est, avec vagues de froid. Le plus gros de l’Hiver serait pour le mois de février 2015 qui marquerait une vraie différence par rapport à février 2014, ainsi avec les éléments que nous possédons ; la fraîcheur, l’humidité,  pourraient durer jusqu’aux mois de mars à avril 2015. Une succession de vagues de froid doivent être attendues avec des températures en dessous des normes saisonnières. Les stations de ski seront ravies de cette information. Mais les sans abris pourraient réellement subir ce gros hiver qui semble se dessiner.

Adaptation de la Terre du Futur

Discussion en cours ICI

*avertissement : les prévisions saisonnières restent sujet à caution et sont des analyses correspondantes à des données récoltées grâce aux indices. En terme de météorologie, tous les débats restent ouverts et l’analyse de TDF ci-dessus doit être prise avec des précautions…

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