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Jeff Bezos veut des colonies spatiales flottantes avec un climat comme à Hawaï

credit Blue Origin

Jeff Bezos avait affirmé en 2019 son ambition de construire des colonies spatiales flottantes où les gens pourraient rester en orbite dans d’excellents climats, avec des conditions météorologiques comme « Maui (Hawaï) à son meilleur jour, toute l’année ».

Le fondateur d’Amazon avait fait ces commentaires lors d’une conférence de presse à Washington, DC, où il avait dévoilé l’atterrisseur Blue Moon, un véhicule géant conçu pour transporter des charges utiles – et peut-être des astronautes un jour – à la surface de la lune.

L’atterrisseur, créé par la société de fusées privée de Bezos, Blue Origin, vise à aider à établir une « présence humaine soutenue » sur la lune, a rapporté Dave Mosher de Business Insider. Cependant dans le cadre du programme Artemis qui vise à envoyer à nouveau femmes et hommes sur la Lune, la NASA a choisi SpaceX le 19 avril 2021 comme partenaire pour fournir un vaisseau spatial. L’annonce est historique : la NASA a officialisé un contrat avec la société spatiale privée SpaceX dans le cadre de son programme Artemis.

Mais Bezos s’est également diversifié dans ses ambitions lointaines de mettre jusqu’à 1 milliard de personnes dans l’espace avec des cylindres O’Neill, une technologie destinée à soutenir la vie humaine.

Concept d’artiste d’une colonie spatiale O’Neill.

Concept d’artiste d’une colonie spatiale O’Neill.

Concept d’artiste d’une colonie spatiale O’Neill.

Les cylindres en rotation sont conçus pour reproduire la gravité, orbiter autour de la Terre et donner aux gens et aux plantes un endroit où vivre.

Bezos a décrit les colonies d’O’Neill comme ayant des «transports à grande vitesse», des «zones agricoles» et des «villes en arrière-plan», certaines étant conçues pour les loisirs.

« Ils ne doivent pas tous avoir la même gravité », a-t-il déclaré. «Vous pourriez en avoir un pour les loisirs qui garde un zéro G pour pouvoir voler de vos propres ailes. Et certains seraient des parcs nationaux.»

Les cylindres portent le nom du physicien de Princeton Gerard O’Neill, qui en 1976 a suggéré que les autres planètes n’étaient peut-être pas le meilleur endroit pour les humains pour vivre loin de la Terre.

Selon le plan de Bezos, vivre dans ces colonies spatiales serait aussi facile et tempéré que vivre à Hawaï.

«C’est Maui à son meilleur jour, toute l’année», a-t-il déclaré, selon The Guardian . « Pas de pluie. Pas de tremblements de terre. Les gens vont vouloir vivre ici. »

Bezos a déclaré qu’il envisageait certaines des colonies puissent reproduire des villes sur Terre.

« Ils pourraient choisir des villes historiques et les imiter d’une manière ou d’une autre », a-t-il déclaré.

Certains d’entre elles pourraient même avoir un penchant futuriste.

« Il y aurait de tout nouveaux types d’architecture », a déclaré Bezos, ajoutant que « ce sont des climats idéaux ».

Il a poursuivi: « À quoi ressemble l’architecture même quand elle n’a plus son objectif principal d’abri? Nous le découvrirons. Les gens vont vouloir vivre ici. Et ils seront proches de la Terre, vous pourrez y revenir.  »

Concept d’artiste d’une colonie spatiale O’Neill.

Concept d’artiste d’une colonie spatiale O’Neill.

Il a noté que les colonies O’Neill devraient être construites par les générations futures, car la technologie n’existe pas. Mais il s’est engagé à commencer à construire l’infrastructure dès maintenant. Théorisé dans les années 1970 par le physicien américain Gérard K. O’Neil dans son livre Les villes de l’espace, ce projet d’habitat spatial est plus connu sous le nom de cylindre de O’Neil. Il consiste en une immense structure simulant la gravité et composée de deux cylindres à rotation inversée qui rendrait possible la conduite d’activités agricoles, de productions industrielles, et permettrait in fine d’y installer une colonie qui ne compterait pas moins de plusieurs millions de personnes.

Ce type de structure ne vous est peut-être pas inconnue puisqu’elle inspire régulièrement le monde artistique, comme on peut le voir à la fin du film Interstellar, ou encore dans la fameuse série de jeux vidéo Mass Effect et sa Citadelle. Selon Bezos, ce type de colonie posséderait de nombreux avantages par rapport à l’installation de bases sur une planète.

Elon Musk loin d’être convaincu
En réponse à un internaute sur Twitter lui demandant son avis à propos de ces structures géantes encensées par Bezos, Elon Musk n’y est pas allé avec le dos de la cuillère puisque ce dernier a clairement fait savoir que, selon lui, ce projet n’avait « aucun sens ».

À en croire les déclarations du multi-entrepreneur, ce projet ne serait que de la pure science-fiction et tout simplement irréalisable ailleurs que sous la plume d’un Asimov ou d’un Philip K. Dick. Il ajoute en effet : « Pour faire croître la colonie, il faudrait transporter de grandes quantités de masse depuis des planètes/lunes/astéroïdes. Ce serait comme essayer de construire les États-Unis au milieu de l’océan Atlantique ! ».

Adaptation Terra Projects

Sources : https://www.businessinsider.com/ / https://www.generation-nt.com/ / https://www.clubic.com/

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