Un article de Nature, discutant de comment améliorer les modèles informatiques prédisant le climat, reconnait qu’ils ne marchent pas. Par Anthony Watts, depuis la Californie.
Du monde de la « claimatology » (NdT : jeu de mot sur climatologie et claim, affirmation non vérifiée) nous arrive cette grosse claque du journal scientifique Nature :
Le réchauffement spectaculaire prédit pour 2008 tarde encore à arriver.
Un article de Nature du 11 juillet 2013 se désole du lamentable échec des modèles informatiques climatiques à prédire le climat 5 ans à l’avenir, sans même parler d’un siècle.
Quelques autres points dignes d’intérêt :
« Il est juste de dire que le monde réel s’est réchauffé encore moins que notre prévision ne le suggérait », a déclaré le modeleur informatique Smith. « Nous ne comprenons pas vraiment, pour l’instant, pourquoi c’est le cas ».
« Quoique je n’aie rien contre cet effort en tant qu’opportunité de recherche, les articles publiés jusqu’ici on principalement servi à une ‘réfutation de concept’, a déclaré Gavin Schmidt (NASA et gérant du blog activiste favorable à la théorie du réchauffement anthropique Realclimate.org, NDT). Schmidt déclare que ces efforts sont « un peu mal guidés ». Il avance l’argument qu’il est difficile d’attribuer le succès ou l’échec à aucun paramètre en particulier, parce que la non prévisibilité de la météo comme du climat fait partie intégrante, aussi bien du système terrestre, que des modèles. « Ça ne nous suggère aucune solution » dit-il. »
« Comme le climat ne change habituellement pas drastiquement d’une année sur l’autre, les modèles tendent à démarrer par des prédictions qui sont proches de la réalité. Mais cet effet s’estompe rapidement au fur et à mesure que le vrai climat évolue. Si c’est ça la source de la précision des modèles, cet avantage fond rapidement au bout de quelques années. »
« Kevin Trenberth, un scientifique du climat au Centre National de Recherche Atmosphérique à Boulder, Colorado, dit que ça pourrait prendre une décennie, voire plus, avant que cette recherche ne commence réellement à porter ses fruits, en termes de pouvoir prédictif, et même d’ici là, les scientifiques du climat resteront limités dans ce qu’ils peuvent dire du futur. »
Voici un graphique qui rappelle ce que les modèles nous ont prévu et dans le même temps les observations réelles constatées :

source : http://www.contrepoints.org
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