Une planète découverte une première fois en 2024 autour d’une petite étoile naine rouge, baptisée GJ 3378, pourrait être encore plus semblable à la Terre que ce que les premières observations laissaient penser.
Cette planète, nommée GJ 3378b, appartient à la catégorie des super-Terres : des mondes plus massifs que la Terre, mais suffisamment petits pour être essentiellement rocheux, contrairement aux mini-Neptunes riches en gaz.
De nouvelles observations, réalisées grâce à plusieurs télescopes, ont permis d’affiner considérablement ses caractéristiques.
Les chercheurs ont notamment découvert que :
- sa masse est d’environ 2,3 fois celle de la Terre, contre une estimation initiale de 5,3 masses terrestres ;
- elle est donc beaucoup plus susceptible d’être une planète rocheuse ;
elle se situe toujours dans la zone habitable de son étoile, c’est-à-dire à une distance où de l’eau liquide pourrait exister à sa surface si une atmosphère est présente.
Pourquoi cette découverte est importante
Jusqu’à présent, la masse estimée de GJ 3378b la plaçait à la frontière entre deux catégories :
- les super-Terres, généralement rocheuses ;
- les mini-Neptunes, recouvertes d’une épaisse enveloppe gazeuse.
La nouvelle estimation change la donne. Avec seulement 2,3 masses terrestres, les probabilités qu’il s’agisse d’un monde solide ressemblant davantage à la Terre augmentent fortement.
Une voisine à l’échelle cosmique
La planète se trouve à 25 années-lumière de nous, dans la constellation de la Girafe (Camelopardalis).
Cela paraît immense, mais à l’échelle de notre galaxie, qui mesure près de 100 000 années-lumière de diamètre, elle fait partie de notre proche voisinage cosmique.
Une température prometteuse
Les nouvelles mesures montrent également que la planète effectue une révolution autour de son étoile en 21 jours.
Son étoile étant une naine rouge beaucoup moins lumineuse que le Soleil, cette courte orbite la place malgré tout dans une région où elle reçoit environ 90 % de l’énergie que la Terre reçoit du Soleil.
Autrement dit, si GJ 3378b possède une atmosphère, sa température pourrait permettre la présence d’eau liquide en surface.

Un obstacle majeur : la naine rouge
Tout n’est cependant pas idéal.
Les naines rouges sont connues pour produire de puissantes éruptions et un vent stellaire intense pouvant progressivement arracher l’atmosphère des planètes proches.
Aujourd’hui, les astronomes ignorent donc si GJ 3378b possède encore une atmosphère capable de protéger une éventuelle vie.
Pourquoi le télescope James Webb ne peut pas répondre
Habituellement, le Télescope spatial James Webb étudie les atmosphères d’exoplanètes lorsqu’elles passent devant leur étoile.
Mais GJ 3378b ne transite pas devant son étoile depuis notre point de vue terrestre.
Cette technique est donc impossible à utiliser dans son cas.
Il faudra attendre la prochaine génération de télescopes
Les chercheurs espèrent que le futur observatoire de la NASA, le Habitable Worlds Observatory, prévu dans les années 2040, sera capable d’observer directement cette planète et de déterminer :
- si elle possède une atmosphère ;
- quelle est sa composition ;
et, peut-être un jour, si des biosignatures (indices d’une activité biologique) y sont détectables.
Une cible de premier plan
Même si rien ne prouve aujourd’hui que cette planète abrite la vie, GJ 3378b est désormais considérée comme l’une des meilleures candidates proches de la Terre pour rechercher un monde potentiellement habitable.
Sa proximité, sa probable nature rocheuse et sa position dans la zone habitable en font une cible prioritaire pour les futurs grands télescopes.

Adaptation Terra Projects
Source : https://www.sciencealert.com/
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