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Un monde de robots

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robotIl n’y a pas une semaine sans que l’on parle d’innovations dans le domaine de la robotique. La miniaturisation des composants électroniques a joué un grand rôle. Mais tout ceci n’est qu’au début d’une nouvelle ère. Bienvenue dans un monde de robots.

Les dernières informations dans le domaine pourraient nous faire tournoyer la tête :



Des robots en réseau pour progresser sans les humains :  Grâce à la norme de connexion internationale qu’il respecte, il peut être fixé sur n’importe quel robot de l’usine. Quelques minutes suffisent pour que l’automate apprenne à s’en servir et accomplisse la nouvelle tâche qui lui a été attribuée. Son système d’exploitation informatique -le même pour 90 % des robots produits dans le monde -se connecte, via Internet, à une base de données stockant les descriptifs de tous les gestes accomplis par tous les robots manufacturiers de la planète.

Japon : Un bébé robot pour lutter contre la dépression. Un bébé robot pour guérir de la dépression ? C’est ce que propose Masayoshi Kanoh, professeur à l’Université Japonaise avec sa nouvelle invention : le bébé robot Babyloid. Pour en savoir plus : Japon : Un bébé robot pour lutter contre la dépression – Masayoshi Kanoh, professeur à l’Université japonaise Chukyo, a présenté un nouveau robot thérapeutique sur son site Internet. Il s’agit de Babyloid, un robot thérapeutique aux allures de peluche qui a pour but de tenir compagnie aux personnes âgées qui souffrent de solitude et ainsi permettre de lutter contre la dépression. Le robot cligne des yeux, peut sourire grâce à une petite bouche et ses joues deviennent rouges lorsqu’il est content, et virent au bleu lorsqu’il est malheureux. Réagissant comme un vrai bébé, le robot a besoin d’affection lorsqu’il pleure et la personne âgée doit alors le bercer dans ses bras pour le consoler ! Encore mieux, Babyloid émet une centaine de sons différents enregistrés par Masayoshi Kanoh auprès de son propre bébé.

Les ventes d’aspirateurs robots s’envolent en France. «Cela prouve qu’il est encore possible d’innover dans un domaine qui n’a pas connu de réel bouleversement depuis près de vingt ans, s’enthousiasme Didier Bollé, directeur de LG Électroménager en France. L’innovation n’est pas réservée au high-tech. »

D’ailleurs, les premiers consommateurs à avoir craqué pour un aspirateur robot sont généralement les mêmes que ceux qui ont été les premiers à adopter smartphone et tablette numérique, souligne une enquête faite par le Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager). En Corée, ces aspirateurs, qui sont livrés avec des télécommandes, donnent même lieu à l’organisation de tournois de football qui drainent une foule de passionnés. Mais en France, les ventes d’aspirateurs robots ont surtout décollé avec l’arrivée d’appareils performants.

BHR-3 : un robot humanoïde. Mesurant 170 cm et pesant moins de 60 kg, le BHR-3 est un robot humanoïde venant précéder les modèles BHR-1 et BHR-2 originaires de l’Institue des technologies de Beijing. Celui-ci est capable de se déplacer en avant, en arrière, sur le côté et d’exécuter quelques mouvements de Tai Chi.

L’armée des robots marins débarque ! Bientôt, des dizaines de milliers d’automates étudieront toutes les mers du globe. C’est du moins le projet ambitieux lancé par une entreprise américaine.

Santé. Un robot au service du chirurgien nantais. Le robot chirurgical Da Vinci, de la société américaine Intuitive Surgical, est utilisé par une cinquantaine d’établissements en France (1). Il remplace la coelioscopie, un temps révolutionnaire. Nous avons pu tester… Quelques secondes suffisent pour apprivoiser la bête et se prendre pour un chirurgien! Vous posez votre front dans un renfoncement, comme chez l’ophtalmo. Les deux petits écrans situés devant vos yeux s’allument et présentent une vision en relief et agrandie de la zone à opérer, qui se trouve à deux ou trois mètres (ou dans une autre pièce). Vous voyez les pinces du robot juste au-dessus des morceaux de caoutchouc utilisés pour la démonstration, sur lesquels vous devez poser des anneaux en plastique.

Curiosity, star des robots explorateurs, en route vers Mars. La Nasa a lancé samedi 26 novembre 2011 vers Mars Curiosity, le robot le plus sophistiqué jamais envoyé pour explorer la planète rouge et déterminer si la vie a pu y exister. Il a décollé vers 16 heures à bord d’une fusée Atlas V de la base floridienne de Cap Canaveral.

robotMask-Bot, le robot qui assistera aux réunions à votre place. Toujours en quête révolution, les spécialistes de la robotique ne cessent de trouver de nouvelles fonctionnalités pour les robots, censés faire partie du quotidien de l’homme dans le futur. La dernière promesse des chercheurs se nomme Mask-Bot. Mask-Bot est un prototype de robot qui est capable de reproduire le visage d’une personne et ses expressions.  Il est équipé d’un projecteur LED à lentille Fish-Eye et d’un scanner. Après avoir analysé le visage d’une personne, il projette sur un masque en plastique transparent une image tridimensionnelle assez réaliste vue de face comme sur les côtés. Mask-Bot peut prendre la parole, grâce à un logiciel qui convertit les textes en voix, et s’exprimer sur des tons différents. Le robot a été conçu principalement pour la téléprésence et les conférences. Cela signifie qu’il va remplacer une personne absente et devenir une alternative plus réaliste que le traditionnel écran.

Vous l’avez donc compris, tous les domaines de la vie courante sont concernés mais également de la santé, de l’armée, de l’espace… Les domaines d’applications n’en finissent plus d’être imaginés. Mais alors nous sommes en droit de nous poser la question ultime : Où allons-nous ?

Les robots spécialisés précédents, il faut le noter, ont tous les mêmes fonctionnalités : la locomotion, la manipulation, la perception, la communication avec l’homme… Mais, d’une part, leur conformation physique ne leur permet que des actions physiques limitées dans des environnements contraints (cette capacité s’appelle la dextérité), et, d’autre part, leur « cerveau » ne leur permet aussi que des actions mentales elles aussi fort limitées et insuffisantes puisque l’homme doit les guider pour l’essentiel.

La question de fond qui se pose au chercheur ou au concepteur est la suivante : peut-on améliorer la conformation physique et l’autonomie mentale de telle sorte que toutes ces machines puissent être remplacées par une seule (dans la même gamme d’efforts à développer) ou une seule classe ? Cette machine aurait alors un niveau intéressant d’universalité dans les applications de services pour remplacer l’homme.

Quand nous aurons réglé les problèmes de locomotion, de la compréhension de l’environnement, de la manipulation et exécution des tâches, du problème de la communication, alors nous aurons résolu des défis monumentaux. En analysant rapidement ce qui précède, on constate qu’en l’absence de toute volonté délibérée, on exige du robot des fonctionnalités caractéristiques de l’être humain, tant dans sa morphologie générale que dans ses capacités de réflexion et d’obéissance à des instructions. Pour la morphologie, seuls les singes parmi les animaux ont des sortes de mains ; et en ce qui concerne l’obéissance à des instructions, le dressage des animaux montre bien ses limites. C’est probablement pourquoi une tendance de la robotique est de s’orienter vers la création d’humanoïdes.

De même que l’on parle pour les temps préhistoriques de l’âge de la pierre, de l’âge du fer, on dit souvent aujourd’hui que nous sommes dans l’âge ou dans l’ère de l’informatique. Je pense qu’on devrait plutôt dire dans l’âge de l’automatisation, car l’informatique n’est qu’un moyen d’automatisation de tâches mentales. Le robot est un moyen d’automatisation de tâches physiques qui, pour y arriver, est obligé de réaliser des tâches mentales.

Cette ère de l’automatisation n’a pas dit son dernier mot, c’est évident. Mais elle change de nature. Par exemple, il y a un demi-siècle, la discipline « automatique » était en émergence et l’automatisation était vue comme la mise en œuvre de processus sans intervention humaine (dans les années 1970 on parlait beaucoup des usines sans homme). Aujourd’hui on a compris que l’automatisation souhaitable englobait pour une bonne part le problème des relations et interactions de l’homme avec des machines ce qui constitue un renversement de tendance et l’émergence d’une problématique nouvelle, bien apparent en ce qui concerne la conception moderne de robots évolués.

En déroulant la courte histoire de l’automatisation, on prend conscience que les robots sont une étape, et que nous allons impérativement passer par le stade des humanoïdes décrits dans cet article. Les signes précurseurs sont sensibles. Mais donner une date de la généralisation de ces machines relèvent encore du savoir de la défunte Madame Soleil…

sources : http://www.lesechos.fr / http://www.magicmaman.com/

http://www.lefigaro.fr/ / http://www.journaldugeek.com/

http://www.courrierinternational.com / http://www.letelegramme.com/

http://lci.tf1.fr / http://www.lesoleil.sn /

http://www.jautomatise.com/ / CNRS (Philippe Coiffet)

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