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Le robot lunaire chinois pourrait être à la recherche de carburant interplanétaire

La Chine a pour ambition de s’installer durablement sur la Lune. Mais pour y parvenir de nombreux sauts technologiques sont à franchir. Les prochaines missions robotiques ont justement pour but de préparer cette installation. Ainsi, Chang’e 5 doit rapporter sur Terre des matériaux lunaires qui serviront à tester différentes techniques pour apprendre à construire des habitats et exploiter les ressources lunaires.

Les reportages de Bloomberg  suggèrent que le gouvernement chinois pourrait avoir un motif caché: déterminer si la Lune contient un isotope que la nation pourrait utiliser pour alimenter des missions interplanétaires. Le combustible en question est l’hélium-3, l’isotope non radioactif présenté dans le film 2009 de Duncan Jones, Moon. Le régolithe lunaire peut être riche en hélium-3, qui pourrait théoriquement constituer une source convaincante d’énergie de fusion – ou même alimenter des fusées à fusion de nouvelle génération .

Exploiter les ressources lunaires pour concevoir et fabriquer des habitats
Deux de ces technologies, l’impression 3D, pour la construction d’infrastructures en dur et la mise au point d’unités ISRU pour exploiter et utiliser des ressources lunaires, sont un des objectifs de Chang’e 5. Si Chang’e 4 a, parmi ses objectifs, le recensement des ressources minérales et de hélium 3, Chang’e 5 a pour but de rapporter sur Terre des échantillons lunaires. Cette mission, dont le lancement est prévu fin 2019-début 2020, doit se poser sur la face visible, dans l’océan des Tempêtes. Elle collectera quelque deux kilogrammes de roches et matériaux lunaires. Ces échantillons serviront notamment à tester des techniques de construction en 3D à partir du régolithe lunaire. Tout l’enjeu étant de construire à partir des matériaux présents sur la surface de la Lune des habitations solides pour résister à des conditions extrêmes telles que des impacts de météorites, de pression et de températures. Ces échantillons serviront également à mener des recherches sur la manière de générer de l’oxygène à partir de ce régolite lunaire.

Chang’e 5 sera suivie d’autres missions robotiques, dont vraisemblablement une deuxième mission de retour d’échantillons lunaires qui pohurraient être récupérés sur la face cachée de la Lune (Chang’e 6). La Chine étudie également la possibilité d’envoyer des rovers ou des landers aux pôles destinés à démontrer la faisabilité d’extraire et d’utiliser des ressources lunaires.

Tout cela est loin dans le futur, mais cela ne signifie pas que les pionniers spatiaux chinois n’en voient pas le prix.

« La Chine réfléchit depuis des décennies », a déclaré à Bloomberg Clive Neal, expert lunaire de l’Université de Notre Dame .

« Les Etats-Unis pensent en termes présidentiels. »

Adaptation TDF

Sources : https://www.futura-sciences.com/ / https://www.sciencealert.com/

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