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L’Asie la plus touchée par les catastrophes, l’Europe vulnérable

La région la plus touchée par les catastrophes naturelles en 2006 a été l’Asie, où l’on a enregistré les trois quarts des quelque 21.000 décès dus à cette cause, selon un rapport présenté lundi 29 janvier 2006.

Ce document, établi par le Centre de recherche sur l’épidémiologie des désastres (Cred) basé en Belgique et la Stratégie internationale de l’Onu pour la prévention des catastrophes (SIPC), couvre les phénomènes tels qu’inondations, raz-de-marée, glissements de terrain, tempêtes et séismes.

En Europe, les décès causés par des conditions atmosphériques extrêmes ont augmenté de cinq pour cent pour atteindre 15% du total mondial, dit le rapport.

« L’Asie, avec ses millions de pauvres habitant des zones vulnérables dans des plaines inondables ou et des bassins fluviaux, demeure le continent le plus touché par les catastrophes d’origine naturelle », a déclaré Debarati Guha-Sapir, du Cred, lors d’une conférence de presse.

Une légère accentuation des vagues de chaleur et des périodes de gel a été enregistrée l’an dernier, et l’Europe en a été particulièrement affectée, a-t-elle dit.

Le rapport que présentait Guha-Sapir, professeur à l’Université catholique de Louvain (UCL-Bruxelles), doit être publié dans le courant de l’année. Il fait état de 21.342 personnes qui ont péri du fait de catastrophes naturelles en 2006.

En Europe, la vague de chaleur de juillet dernier a fait un millier de morts aux Pays-Bas et 940 en Belgique. Des vagues de froid ont aussi causé la mort de 801 personnes en Ukraine, a dit Guha-Sapir.

Elle a ajouté que, dans l’ensemble, les pays européens étaient insuffisamment préparés pour faire face à de tels phénomènes et pour en limiter les effets.

« Il faut que les pays disposent d’un plan détaillé pour atténuer les effets des températures extrêmes », a-t-elle dit tout en notant que la France avait pris des mesures préventives depuis la canicule meurtrière de 2003.

En Asie, le Bangladesh a considérablement progressé avec la mise en place de systèmes de préalerte contre les cyclones qui ont sauvé des milliers de vies ces dernières années.

« La petite augmentation des phénomènes extrêmes fait penser que nous risquons de souffrir davantage de l’impact négatif du changement climatique à l’avenir », a déclaré Salvano Briceno, directeur de la SIPC. « Nous devons nous préparer mondialement, pas seulement en Asie et en Afrique », a-t-il ajouté.


Sources : Reuters / http://www.topchretien.com/

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