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L’alarmisme climatique

Sur le Net, l’alarmisme climatique se répand aussi vite que le climato-scepticisme. En témoigne ce rapport, rédigé par une ONG argentine inconnue l’Universal Ecological Fund qui fait, depuis mardi 18 janvier, les gorges chaudes de la Toile. Le rapport, présenté par l’ONG comme principalement fondé sur les résultats du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), avance que la température moyenne globale de la Terre pourrait augmenter de 2,4 °C d’ici à… 2020. Et que les conséquences de cette montée du thermomètre sur la production agricole mondiale s’annoncent ‘énormes’, selon le rapport, même à une si brève échéance.

Qu’on en juge. Après avoir aligné un grand nombre de chiffres, présentés sans marges d’incertitude, sur des réductions de production de blé, de riz, de maïs, le rapport avance des variations parfois considérables : -30 % de la production de riz et de blé en Inde, par exemple. Les auteurs prévoient pour 2025, sous l’effet du changement de régime des pluies et de la désertification, la disparition pure et simple des deux tiers des terres arables en Afrique…

L’ensemble de ces estimations est cependant fondé sur une erreur lourde : la température moyenne globale de la Terre ne peut pas augmenter de 2,4 °C au cours des dix prochaines années, en raison de l’inertie du système climatique. La majorité des travaux scientifiques sur le sujet indiquent que les températures d’ici à la fin du siècle excèderont de 1,1 °C à 5 °C celles qui prévalaient avant l’ère industrielle. En outre, si les conséquences futures du réchauffement sur l’agriculture mondiale sont certaines et vraisemblablement de grande magnitude, de nombreuses incertitudes demeurent sur les régions du monde qui seront le plus affectées.

Par exemple, la question de l’impact du changement climatique sur le régime de précipitations au Sahel demeure ouverte : les différents modèles de simulation du climat ne s’accordent pas pour dire si, dans un monde plus chaud, il pleuvra plus ou moins dans cette région… Quant aux observations, elles suggèrent pour l’heure que l’intensité de la mousson africaine est liée à un cycle qui affecte l’Atlantique avec une période d’environ cinquante ans (‘l’Atlantic Multidecadal Oscillation’)……lire la suite de l’article sur Le Monde.fr

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