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Episodes Cevenol ou Ouragans qui se rapprochent ?

A partir de ce soir, un épisode pluvieux de très fortes intensité devrait toucher le Sud Est de la France. Avec une sécheresse qui dure depuis des mois, ces orages qui arrivent devraient apporter des quantités d’eau de grande ampleur : de 120 à 180mm sont attendues dès ce soir.

Pendant ce temps, toute la France est concernée par d’autres orages qui devraient être moins forts. Mais pour revenir au sud Est :

Un « épisode cévenol» se dit d’une situation météorologique durant laquelle des vents de Sud-Sud-Est chargés d’humidité remontent de Méditerranée et viennent se bloquer sur les versants sud du Massif Central (Cévennes). L’effet de blocage sur les reliefs (appelé : effet orographique) accentue l’intensité des précipitations ainsi que leur durée.
En arrivant sur le continent et en s’élevant, l’air chaud rencontre de l’air froid, condition idéale pour que se forment des orages. De plus, en présence de reliefs, l’air chaud est forcé de s’élever en se refroidissant, ce qui aggrave considérablement le phénomène orageux. De fortes quantités d’eau se déversent alors, de façon durable (de 24 à 48h, parfois davantage).
Par abus de langage, le terme « d’épisode cévenol » est désormais utilisé pour désigner des épisodes à fortes pluies sur l’ensemble des montagnes dominant l’arrière-pays méditerranéen.

Des épisodes cévenols commencent à devenir récurrent… Mais voici un scénario qui pourrait rapidement se répéter d’ici quelques heures…

Les 8 et 9 septembre 2002, dans le Sud Est, vingt-trois personnes trouvaient la mort à la suite de pluies torrentielles.

Languedoc-Roussillon :

Peu à peu, la vie et les rivières ont repris leur cours et, doucement, les bilans se dressent, les chiffres, après la douleur, parlent. 88 119 habitants sinistrés, 7 000 exploitations agricoles et 1 114 entreprises touchées très précisément, un gros milliard d’euros de dégâts. La violence des eaux qui a englouti le département du Gard les 8 et 9 septembre 2002 se mesure également au millimètre près, les deux tiers du département ayant reçu pas moins de 300 mm d’eau, le record s’établissant du côté d’Anduze avec 687 mm. Chiffres certes incroyables, mais qui pèsent peu par rapport à celui des victimes. En France, au début de ce XXIe siècle, 23 personnes (1) ont en effet été mortellement piégées par un  » épisode cévenol  » qui, aujourd’hui et sans doute demain, ne restera pas comme le plus violent de l’histoire. Un an plus tard, la cicatrice n’est pas refermée. Elle se voit encore au niveau du paysage. Elle se lit sur certains visages. Ici et là, les grues, les camions sont encore à l’ouvre. Ici et là, des familles restent totalement démunies. Bien entendu, les ministres Bachelot et Robien l’auront répété hier encore à l’issue d’une visite éclair dans le département :  » Les pouvoirs publics ont tiré les enseignements de la crise.  » Hélas pour eux, cela ne peut se vérifier aujourd’hui.

Du 8 au 9 septembre 2002, un épisode de pluies diluviennes frappe le Languedoc, dans le Sud de la France. Dans la nuit du 8 au 9, des pluies violentes et abondantes gonflent les cours d’eau qui débordent rapidement, provoquant des inondations, des coulées de boue, et des dégâts d’une ampleur exceptionnelle. Le département du Gard est cruellement touché, ainsi qu’une partie de l’Hérault et du Vaucluse. Quelques jours plus tard, l’état de catastrophe naturelle est déclaré pour ces départements sinistrés.

Le climat méditerranéen, habituellement plaisant par son ensoleillement et sa douceur, peut aussi devenir excessif : nos régions méridionales sont régulièrement soumises à des épisodes de pluie intense, notamment en automne. Nîmes en octobre 1988, Vaison-la-Romaine en septembre 1992, Rennes-les-Bains la même semaine que Vaison, Puisserguier en 1996, et plus près de nous, Lézignan-Corbières en novembre 1999, gardent en mémoire des événements qui montrent à quel point les pluies méditerranéennes peuvent être dévastatrices.

Depuis les années 80, les épisodes cévenols ont frappé régulièrement le sud est. Des dégats énormes sont comptés avec son lot de victimes. Avec le changement climatique de la planète, il semble que depuis 1988 ce phénomène s’amplifie. Les dagats sont toujours plus énormes à chaque fois. C’est ainsi qu’en 2002, on a battu un record centenaire. Mais ici il n’y aucune médaille a remporté, seuls les catastrophes se multiplient avec des familles toujours plus désorientées. Le sud est de la France ne connait pas les ouragans de type Katrina, mais ces épisodes cévenols s’en rapprochent dramatiquement.

A l’heure où ces lignes sont écrites, il reste impossible de connaitre exactement l’intensité de l’épisode de ce soir. Mais aux lecteurs concernés, soyez vigilant, même si le terme d’épisode cévenol n’a pas encore été confirmé à l’heure où ces lignes sont écrites, à moins que cela soit autre chose. En effet, les anomalies positives de l’Océan Atlantique vont sérieusement favoriser des ouragans à des latitudes beaucoup plus hautes dans les semaines à venir. Tout ceci est à suivre.

sources : http://perso.wanadoo.fr/meteo/special/09-09-02-cevenol/page3.htm / http://www.meteo-consult.fr/publicator/pu_r_communique_special.php?action=afficher&langue=fr&titre=&num_type=20&num_publication=1715 /

http://www.humanite.fr/journal/2003-09-09/2003-09-09-378395 /http://meteonew.free.fr/evenements/inondations_gard_9septembre2002.htm /http://pageperso.aol.fr/jcharlesroussel/images/orage%20boos%203.jpg

 

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