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Bilan des Catastrophes 2012

Une ardoise de 160 milliards de dollars (122 milliards d’euros). C’est le coût des catastrophes naturelles dans le monde pour l’année 2012, calculé par l’assureur allemand Munich Re. Parmi ces pertes, moins de la moitié (65 milliards de dollars) étaient assurées, selon l’étude publiée jeudi par le groupe. Ce montant est bien inférieur aux coûts records de 366 milliards de dollars enregistrés en 2011, l’année du tsunami au Japon et des inondations en Thaïlande.

 

 



En 2012, les deux-tiers des pertes sont enregistrées aux Etats-Unis, notamment après le passage en octobre de l’ouragan Sandy, qui a coûté aux assurances près de 25 milliards de dollars. Durant l’été, la sécheresse exceptionnelle dans les plaines céréalières du Midwest avait aussi généré des pertes records de 20 milliards de dollars, dont 15 à 17 milliards étaient couverts par des assurances.

9 500 morts

Pour Torsten Jeworrek, membre du bureau exécutif de Munich Re, ces lourdes pertes auraient pu être évitées par de meilleurs efforts de prévention. « Il aurait certainement été possible de mieux protéger des conurbations comme New York des effets d’une tempête. De telles actions ont une justification économique et les assureurs pourraient répercuter ces réductions de risque dans leurs tarifs. » En Europe, les plus lourdes pertes économiques proviennent de la série de séismes en Emilie-Romagne (Italie), avec 16 milliards de dégâts, dont seulement 1,6 milliard était couverts par des assurances.

Concernant les pertes humaines, l’année 2012 a été moins meurtrière que la moyenne avec 9 500 victimes des catastrophes naturelles (contre 106 000 en dix ans). Munich Re précise que ce nombre est dû au fait que les catastrophes ont touché moins fortement les pays en développement, « où les effets en termes de vies humaines sont bien plus dévastateurs ».

Comment expliquer cette évolution ? Les éruptions volcaniques, les séismes,… sont-ils plus fréquents ? Les climats se transforment-ils ? Y a-t-il multiplication du nombre des cyclones… ? Rien ne vient confirmer ces hypothèses. « Au cours de ces dernières années, les géophysiciens n’ont pas observé d’augmentation d’incidence des tremblements de terre ou du volcanisme, ni même d’accroissement de l’intensité moyenne de ces phénomènes. De la même façon, aucun changement climatique majeur n’est survenu dans les régions intertropicales du globe  » explique François Ramade, directeur du laboratoire d’écologie à l’Université de Paris-Sud.

En revanche, certaines activités humaines doivent être incriminées. Le mode de développement international conduit à une préoccupante dégradation de l’environnement et condamne à la pauvreté ainsi qu’à une marginalisation croissante, des millions de personnes. « Si l’on adopte une définition des désastres naturels basée sur les dommages aux biens et sur les pertes en vies humaines, la pauvreté est tout autant la cause de la catastrophe consécutive à un tremblement de terre que les mouvements sismiques et la déforestation est tout autant la cause d’une inondation désastreuse que le régime des pluies » expliquent A.Wijkman, responsable de la Croix Rouge Suédoise, et L. Timberlake.

La nuance entre les catastrophes dites « naturelles », celles provoquées par l’action de l’homme, ou encore celles dont les effets sont aggravés par la négligence ou l’inconscience est difficile à déterminer.

Si il y a une augmentation des catastrophes, c’est du fait de l’augmentation des structures humaines. La Nature n’est pas plus déchaînée aujourd’hui qu’il y a 100 ans. L’amélioration des bases des données et des calculs de l’impact des catastrophes nous faire dire qu’il y a une augmentation des catastrophes. Mais l’Homme s’étant installé partout a oublié une chose très simple, notre planète est un monde mouvant qui n’a jamais été stable. Nous avons construit partout sans prendre en compte les paramètres les plus simples, comme le phénomène de l’érosion naturelle, comme les lieux de passages de tempêtes, comme les lieux d’une terre qui peut trembler. Cette année a connu le franchissement de la population humaine estimée à 7 milliards d’habitants, tout ceci est unique dans l’histoire de l’humanité. Il faut que notre planète puisse habiter et nourrir cette population. Les infrastructures sont devenues toujours plus complexes et de plus en plus nombreuses. C’est nouveau et cela aura un impact massif sur la Terre. Pendant ce temps, la planète va continuer de bouger et ne prendra jamais en compte l’avis de l’humanité pour se mouvoir naturellement. Un simple orage est devenu une calamité car nous avons oublié qu’il existait des orages. Une simple secousse et un simple mouvement de terrain nous rappelle amèrement que nous sommes petits face à la nature. Et nous, nous pensons que cela n’arrivera jamais. Cette année 2012 a encore marqué un lourd tribu.


Adaptation de la Terre du Futur

Source : http://www.metrofrance.com

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