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Un tiers des exoplanètes connues seraient des « planètes-océans »

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Harvard a classifié les exoplanètes selon leur rayon. Plus d’un tiers d’entre elles seraient recouvertes à moitié d’eau.

Li Zeng, astronome à Harvard et son équipe ont publié en août une étude dans le Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. Ils y proposent une nouvelle classification des 3 838 exoplanètes découvertes à ce jour, grâce notamment à Kepler, en fonction de leur taille. Une classification qui permet de faire le lien entre la masse d’une planète, son rayon, sa formation et sa composition.

LE RAYON COMME PIÈCE D’IDENTITÉ
Li Zeng et son équipe se sont appuyés sur les analyses du satellite GAIA de l’Agence Spatiale Européenne pour appuyer un nouveau système de classement, basé sur la constante RT (Rayon Terrestre). Ce qui fait « la beauté de ce modèle » selon Li Zeng, c’est qu’il explique la relation entre la masse, le rayon et la composition des exoplanètes. Selon ce système, les planètes dont le rayon fait moins de 2 RT sont vérifiées comme étant rocheuses et pauvres en eau. Entre 2 et 4 RT, on retrouve la catégorie des planètes-océans, riches en eau. Entre 4 et 10 RT, les planètes sont riches en gaz et au-delà de 10 RT, elles sont considérées comme des géantes gazeuses, majoritairement composée d’hydrogène et d’hélium.

Li Zeng conclut en affirmant que les dimensions des planètes contraignent leur formation et leur structure interne. Ce postulat lui a permis d’expliquer la formation des planètes-océans.

DE NOMBREUSES SUPER-TERRES RECOUVERTES D’EAU
« Réaliser que les planètes-océans sont si nombreuses était une immense surprise » confie Li Zeng. En effet, plus d’un tiers des exoplanètes recensées seraient recouvertes pour moitié d’eau. À titre de comparaison, les océans de la Terre recouvrent 70,8 % de sa surface. Le chercheur apporte une réponse quant à leur formation : « Les planètes-océans se sont certainement formées d’une manière similaire aux géantes gazeuses que l’on trouve dans notre système solaire. […] Échouant à devenir des géantes gazeuses », elles auraient évolué différemment pour devenir des planètes riches en eau. Ces planètes se situent à la limite supérieure d’une catégorie d’exoplanètes appelées super-terres, avec une masse environ 10 fois plus importante que celle de la Terre.

Li Zeng avait récemment publié une seconde étude, mettant également en relation le rayon des planètes et le type d’étoile autour de laquelle elles orbitent. Le mystère sur la formation demeure mais cette découverte est une belle avancée en matière de recherche de planètes similaires à la nôtre et de vie extraterrestre.

source : https://www.nationalgeographic.fr/

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