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Un monde de nanotechnologie, prix nobel

Nobel de chimie: « On pourra réduire un ordinateur à la taille d’une molécule » ! Les trois lauréats du prestigieux Nobel de chimie, le Français Jean-Pierre Sauvage, Fraser Stoddart et Bernard Feringa, ont révolutionné la synthèse organique avec leurs « machines moléculaires ».

Ces incroyables machines moléculaires mises à l’honneur par le Nobel de chimie
Cette nanotechnologie, encore confinée aux laboratoires, devrait dans quelques années révolutionner la médecine et l’informatique.

Grâce au jury du prix Nobel ayant distingué le Français Jean-Pierre Sauvage, le Britannique Fraser Stoddart et le Néerlandais Bernard Feringa, le monde entier saura bientôt ce qu’est une machine moléculaire. Même si jusqu’ici le béotien ne s’en portait pas plus mal, il n’ignorera plus que sans l’infiniment petit, rien ne tournerait rond.

Pour faire bref, la machine moléculaire est une molécule composée d’atomes formant des chaines qui s’entrecroisent et dont les mouvements sont contrôlables sous l’effet d’une grande variété de stimuli : lumière, courant électrique, énergie chimique. Le mouvement peut être circulaire, linéaire, ou rotatif. Pour avoir l’idée de la taille des machines moléculaire, il faut imaginer une petite araignée. Réduisez les dimensions de celles-ci par 10 000, vous obtenez alors la taille d’une cellule. Prenez alors cette dernière et réduisez-la encore d’un facteur 10 000, vous obtiendrez alors, grosso modo, la taille d’un moteur moléculaire. Les machines moléculaires des trois Prix Nobel de chimie se transforment en véritables interrupteurs, en « nanomuscles » pouvant s’allonger et se rétracter, en ascenseurs mille fois plus petits que l’épaisseur d’un cheveu et même en véhicules télécommandables, les NanoCars.

Jean-Pierre Sauvage, 71 ans, professeur à l’Université de Strasbourg, est le premier à penser ces nanomachines, qu’il présente comme un « assemblage moléculaire capable de se mettre en mouvement de manière contrôlée en réponse à divers signaux: lumière, changement de température, etc ». « De tels systèmes existent en grand nombre dans les cellules vivantes, et interviennent dans tous les processus biologiques importants », avait-il expliqué en 2008.

Interrogé en direct par l’Académie suédoise, le co-lauréat Bernard « Ben » Feringa, 65 ans a dit « avoir l’impression d’être un peu comme les frères Wright, qui ont volé en avion pour la première fois il y a 100 ans. Les gens ont dit: pourquoi aurions-nous besoin de machines volantes? Et maintenant, nous avons le Boeing 747 et Airbus ».

sources : http://www.lexpress.fr/http://www.lepoint.fr/ / http://www.huffingtonpost.fr/

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