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Schiaparelli s’est écrasé sur Mars, et après ?

L’ESA a été fixée sur son sort grâce à une photo prise par la sonde américaine MRO en orbite autour de la planète rouge. Le module européen Schiaparelli «s’est écrasé à la surface de Mars» mercredi 19 octobre 2016, a annoncé vendredi à l’AFP Thierry Blancquaert, responsable de l’atterrisseur à l’Agence spatiale européenne (ESA).

L’ESA, qui était sans nouvelles du module depuis deux jours, a été fixée sur son sort grâce à une photo prise par la sonde américaine MRO en orbite autour de la planète rouge. Schiaparelli «est arrivé à une vitesse beaucoup plus rapide que prévu à la surface de Mars», a expliqué M. Blancquaert depuis les locaux de l’ESA à Darmstadt.

La perte de l’atterrisseur Schiaparelli ne change pas grand chose pour les chercheurs impliqués dans la mission scientifique ExoMars, a indiqué samedi Véronique Dehant, chef du service des Systèmes de références et Planétologie de l’Observatoire royal de Belgique (ORB).

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On estime que Schiaparelli a chuté d’une hauteur comprise entre 2 et 4 kilomètres, donc un impact à une vitesse considérable, supérieure à 300 km / h. La taille relativement importante de la fonction se poserait alors de matériau de surface perturbée. Il est également possible que le lander a explosé à l’impact, comme ses réservoirs d’ergols des propulseurs étaient probablement encore plein. Ces interprétations préliminaires seront affinés suivant une analyse plus approfondie.

La plupart des données sur lesquelles ceux-ci doivent travailler seront récoltées par la sonde en orbite autour de Mars, tandis que, avant de s’écraser, Schiaparelli a pu transmettre de nombreuses informations sur sa descente vers le sol martien.

Les recherches continuent

D’abord, la sonde européano-russe TGO s’est bien mise en orbite de Mars mercredi. Le satellite pourra donc examiner comme prévu la composition de l’atmosphère de la planète rouge. L’engin utilisera notamment pour ce faire un instrument, Nomad, conçu par l’Institut d’aéronomie spatiale à Uccle en Belgique.

Le module Schiaparelli, lui, est certes perdu mais a pu transmettre un tas de données durant sa descente vers Mars, avant que la communication ne soit coupée. Une équipe co-dirigée par l’ORB va se servir de ces informations pour reconstituer le profil de densité de l’atmosphère de la planète.

«  Quasiment rien n’est perdu. Sur les 120 km qui séparaient Schiaparelli du sol martien, seul le dernier kilomètre est perdu  », souligne Véronique Dehant.

La station météorologique Dreams à bord de Schiaparelli, qui devait fournir des indications notamment à destination des chercheurs de l’ORB, est en revanche inutilisable.

«  Il faut absolument que les missions se poursuivent si l’Europe veut entrer dans la cour des grands  », conclut la scientifique, qui espère que le second volet d’ExoMars en 2020 recevra tous les budgets attendus.

source : http://www.lesoir.be/

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