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Retour imminent d’El Nino

La nina disparait au profit d'une nada avant que el Nino revienne . credit NOAA

Le phénomène météorologique La Niña, qui a notamment intensifié la sécheresse et les inondations dans plusieurs régions du monde, est enfin terminé mais celui qui va suivre, à savoir El Niño, pourrait apporter d’autres problèmes.

En général, La Niña entraîne des conditions plus humides dans certaines parties du nord de l’Australie et de l’Asie du Sud-Est, ainsi que dans la partie nord-est de l’Amérique du Sud. D’un autre côté, certaines parties du sud des États-Unis et du Mexique connaissent souvent des conditions plus sèches. La Niña peut également favoriser le développement de tempêtes tropicales dans l’Atlantique Nord. Les dernières prévisions confirment désormais le retour d’El Niño à partir de l’été. Ce phénomène entraîne des températures de surface de la mer plus chaudes que la moyenne et des pressions atmosphériques plus faibles dans la région du Pacifique. La différence de température océanique entre les deux phases peut ainsi parfois atteindre 10°C.

Mais avant son retour, une phase neutre va s’installer. Il y a ainsi près de 90 % de chances que les conditions soient neutres jusqu’au mois de mai, chutant à 80 % sur la fenêtre avril-juin et à 60 % entre mai et juillet selon les experts du climat à l’ONU. Durant cette période, les alizés soufflent d’est en ouest sur l’océan Pacifique tropical. Ils provoquent alors une remontée d’eau des profondeurs au centre et à l’est de l’océan Pacifique équatorial, ce qui se matérialise par une langue d’eau froide. Ils entraînent également une accumulation d’eau « chaude » à l’ouest du bassin pacifique.

L’arrivée d’El Niño en avril n’est probable qu’à 15 %, puis celle-ci monte à 35 % en mai, et à 55 % entre juin et août. Malgré le réchauffement climatique, La Niña a contribué à limiter la hausse des températures ces trois dernières années. Le retour d’El Niño sera synonyme d’une accentuation du réchauffement planétaire. Rappelons que l’année 2016, la plus chaude enregistrée à ce jour, était justement une année El Niño dont les effets avaient été décuplés par le changement climatique.

La mise en place de ce courant chaud entre l’Amérique de l’Ouest et le Pacifique provoque une modification de la direction des Alizés sur ce secteur. Soufflant d’habitude d’Est en Ouest, ceux-ci inversent complètement leur direction durant le phénomène El Niño, apportant de ce fait un air plus sec et un manque de précipitations (sécheresse) entre l’Indonésie, les Philippines, l’Australie et la Nouvelle-Calédonie.

A l’inverse le centre du Pacifique et la Polynésie observent une augmentation de l’activité cyclonique et donc des précipitations moyennes, précipitations qui s’étendent donc jusqu’au Nord-Ouest de l’Amérique du Sud.

Ces régions ne sont pourtant pas les seules à subir les conséquences de ce phénomène. Celui-ci provoque également une accentuation du risque de sécheresse sur le Nord-Est du Brésil et le Sud-Est de l’Afrique, une accélération de la désertification au Sahel, un retard des moussons en Inde et une réduction du nombre de cyclones tropicaux.

Du côté de l’Europe, ses conséquences sont plus limitées et encore mal comprises, bien que certaines études suggèrent que ce phénomène puisse apporter un temps plus régulièrement dépressionnaire mais également plus doux voire chaud.

La Nina disparait au profit d’une Nada avant que el Nino revienne. credit NOAA

sources : https://www.tameteo.com/ / https://www.futura-sciences.com/ / https://www.meteo-paris.com/

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