Replanter la planète : ces pays qui construisent les forêts de demain
Face au changement climatique, à l’érosion des sols, à la désertification et à l’effondrement de la biodiversité, de nombreux pays ont lancé d’immenses programmes de plantation d’arbres. Certains annoncent quelques millions de plants, d’autres plusieurs milliards. De la Chine au Brésil, en passant par l’Afrique, l’Inde ou le Pakistan, une véritable course mondiale à la restauration des paysages est engagée.
Mais planter un arbre ne suffit pas toujours à recréer une forêt. Le choix des espèces, la disponibilité de l’eau, la protection des jeunes plants et l’implication des populations locales déterminent largement la réussite de ces projets.
Pourquoi les pays plantent-ils autant d’arbres ?
Les motivations diffèrent selon les régions. Dans les zones arides, les arbres sont utilisés pour ralentir l’avancée des déserts, stabiliser les dunes et protéger les terres agricoles. Dans les régions tropicales, la restauration forestière vise surtout à réparer les dégâts provoqués par l’agriculture intensive, l’exploitation du bois, les incendies ou l’élevage.
Les arbres permettent également de stocker une partie du dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. Leurs racines réduisent l’érosion, améliorent l’infiltration de l’eau et contribuent à restaurer la fertilité des sols. Les forêts peuvent aussi rafraîchir localement l’atmosphère, protéger les bassins-versants et offrir des habitats à une multitude d’espèces.
La restauration des paysages ne consiste toutefois pas uniquement à planter des arbres. Elle peut également passer par la régénération naturelle, l’agroforesterie, la restauration des mangroves ou la protection de jeunes pousses déjà présentes. La FAO insiste ainsi sur la nécessité de recréer des paysages diversifiés, productifs et résistants, plutôt que de simples alignements d’arbres.

La Chine et sa gigantesque muraille verte
La Chine possède l’un des programmes de reboisement les plus vastes jamais entrepris. Le programme forestier des Trois-Nord, souvent surnommé « Grande Muraille verte de Chine », a été lancé en 1978. Il concerne le nord, le nord-est et le nord-ouest du pays et doit se poursuivre jusqu’en 2050.
Son objectif principal est de combattre la désertification, de réduire les tempêtes de sable et de protéger les terres agricoles contre l’avancée des déserts de Gobi et du Taklamakan.
En novembre 2024, la Chine a annoncé avoir achevé une ceinture végétale de plus de 3 000 kilomètres autour du désert du Taklamakan. Depuis le début du programme, plus de 30 millions d’hectares auraient été plantés ou restaurés dans le cadre de cette vaste opération. La couverture forestière nationale chinoise dépasse désormais 25 %, contre environ 10 % au milieu du XXe siècle.
Les résultats sont spectaculaires dans certaines régions, mais ils ne sont pas exempts de difficultés. De nombreux arbres plantés dans les zones arides ont souffert du manque d’eau, des maladies ou d’un mauvais choix d’espèces. Les plantations très denses peuvent également accroître l’évapotranspiration et diminuer les ressources hydriques disponibles.
La Chine adapte donc progressivement sa stratégie en utilisant davantage d’arbustes, d’herbes résistantes à la sécheresse et d’espèces locales. Le projet montre qu’une forêt artificielle ne peut pas être imposée partout : elle doit respecter les conditions naturelles du milieu.
La Grande Muraille verte d’Afrique
Lancée officiellement en 2007, la Grande Muraille verte africaine devait initialement former une bande végétale traversant le continent du Sénégal à Djibouti. Le projet a depuis évolué vers un ensemble beaucoup plus vaste d’actions de restauration des terres dans les pays du Sahel.
Il ne s’agit donc plus seulement de planter une ligne continue d’arbres, mais de restaurer des terres agricoles, des savanes, des pâturages, des zones humides et des forêts dégradées.
À terme, l’initiative ambitionne de restaurer environ 100 millions d’hectares, de stocker plusieurs centaines de millions de tonnes de carbone et de créer des millions d’emplois ruraux. Elle concerne notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Éthiopie, l’Érythrée et Djibouti.
Au Sénégal, des acacias et d’autres espèces adaptées aux milieux secs sont plantés pour stabiliser les sols et fournir du fourrage, des fruits ou de la gomme arabique. Au Niger, la régénération naturelle assistée donne souvent de meilleurs résultats que les plantations classiques. Les agriculteurs protègent les rejets d’arbres qui repoussent naturellement dans les champs, au lieu de les couper.
La progression de la Grande Muraille verte reste cependant inégale. Le manque de financements, les conflits armés, l’instabilité politique, la pression du bétail et les sécheresses compliquent les opérations. Le Programme des Nations unies pour l’environnement considère néanmoins cette initiative comme un outil majeur de restauration écologique, de développement économique et de stabilité sociale pour le Sahel.
L’Éthiopie et son « héritage vert »
Depuis 2019, l’Éthiopie organise chaque année d’immenses campagnes nationales dans le cadre de la Green Legacy Initiative, ou Initiative pour un héritage vert.
Les autorités mobilisent des millions d’habitants, des écoles, des administrations, des entreprises et des associations pour planter des arbres pendant la saison des pluies. Le programme vise à restaurer les terres dégradées, réduire l’érosion, améliorer les ressources en eau et renforcer la sécurité alimentaire.
Pour la seule année 2025 et selon le gouvernement éthiopien, le pays avait fixé un objectif de 7,5 milliards de plants. Les autorités éthiopiennes déclaraient alors avoir planté environ 40 milliards de plants ou de jeunes arbres mis en terre depuis le lancement du programme. Ces chiffres sont toutefois difficiles à vérifier indépendamment et ne précisent pas toujours combien de plants ont survécu après plusieurs années.
Des scientifiques soulignent également l’importance d’améliorer le suivi des plantations, d’éviter les espèces inadaptées et de mesurer la survie réelle des arbres. Une journée de plantation spectaculaire peut attirer l’attention, mais la réussite se joue surtout durant les années suivantes.
Le Pakistan et le « tsunami » de dix milliards d’arbres
Le Pakistan fait partie des pays les plus vulnérables aux canicules, aux sécheresses, aux inondations et à la fonte des glaciers. Il possède également une couverture forestière relativement faible.
Après un premier programme lancé dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, le gouvernement a étendu l’opération à l’ensemble du pays avec le Ten Billion Tree Tsunami Programme.
La première phase nationale, planifiée entre 2019 et 2023, devait restaurer les forêts dégradées, développer les pépinières et protéger les écosystèmes naturels. Le programme inclut des plantations classiques, mais aussi la régénération naturelle des forêts et la restauration des mangroves.
Le projet a également créé des emplois dans les zones rurales, notamment pour la production de plants, l’entretien des plantations et la surveillance des forêts. Mais comme dans les autres campagnes de grande ampleur, le chiffre annoncé dans le nom du programme correspond davantage à une ambition politique qu’à un inventaire définitif d’arbres adultes.
L’Inde entre reboisement rural et mini-forêts urbaines
L’Inde multiplie les programmes de plantation pour augmenter sa couverture arborée, restaurer les bassins-versants et lutter contre la pollution urbaine. La Green India Mission constitue l’un des principaux dispositifs nationaux consacrés à la restauration des paysages forestiers.
Plusieurs États organisent également des campagnes pendant la mousson, avec parfois plusieurs dizaines ou centaines de millions de plants mis en terre en quelques jours.
Dans les villes, l’Inde développe de nombreuses mini-forêts selon la méthode Miyawaki. Cette technique consiste à planter très densément plusieurs espèces locales sur de petites surfaces. Elle peut permettre de végétaliser rapidement des terrains urbains délaissés, des abords d’usines ou des espaces situés près des routes.
Ces mini-forêts ne remplacent cependant pas les grands écosystèmes naturels. Elles nécessitent un entretien important durant les premières années et leurs bénéfices dépendent fortement du choix des espèces et de la qualité du sol.
Des analyses récentes soulignent par ailleurs que les programmes indiens ne doivent pas être évalués uniquement à partir du nombre de plants distribués. La survie des arbres, la qualité écologique des plantations et leur emplacement restent des indicateurs beaucoup plus pertinents.
Le Brésil veut restaurer la forêt amazonienne
Au Brésil, les projets de reforestation se concentrent particulièrement sur l’Amazonie et la forêt atlantique. Une grande partie de la déforestation est liée à l’expansion des pâturages, à la culture du soja, aux infrastructures et à l’exploitation illégale du bois.
Le programme Amazon Sustainable Landscapes soutient la création d’aires protégées, la restauration des terres dégradées et le développement d’activités économiques compatibles avec la conservation. Une opération associée avait notamment prévu de restaurer environ 30 000 hectares de forêt amazonienne.
D’autres initiatives, comme le projet Verena, cherchent à démontrer que la plantation d’espèces natives peut devenir économiquement viable. L’idée consiste à produire du bois, des fruits, des huiles ou d’autres ressources forestières tout en recréant des écosystèmes plus riches que les monocultures industrielles.
Dans certains secteurs, la meilleure stratégie reste toutefois de laisser la forêt repousser naturellement. À proximité d’une forêt encore intacte, les graines peuvent être dispersées par le vent, les oiseaux et les mammifères. Il suffit alors de protéger le terrain contre les incendies et le pâturage pour que la végétation revienne progressivement.
Le Costa Rica, modèle de reconquête forestière
Le Costa Rica constitue l’un des exemples les plus connus de restauration forestière réussie. Après avoir connu une déforestation très importante au cours du XXe siècle, le pays a renforcé ses parcs nationaux, limité les coupes et mis en place un système de paiement pour services environnementaux.
Les propriétaires peuvent recevoir une compensation pour conserver ou restaurer leurs forêts, protéger les ressources en eau et stocker du carbone.
Le retour des arbres ne repose donc pas uniquement sur des campagnes de plantation. Il est également lié à la protection juridique des terres, au développement de l’écotourisme et à la régénération naturelle. Ce modèle montre que les incitations économiques et les politiques durables sont parfois plus efficaces que les records de plantation en une seule journée.

Les Philippines et le National Greening Program
Les Philippines ont lancé en 2011 le National Greening Program, l’un des plus grands programmes de reforestation d’Asie du Sud-Est. Son objectif initial était de planter environ 1,5 milliard d’arbres sur 1,5 million d’hectares.
Le programme cherche à restaurer les bassins-versants, stabiliser les pentes, réduire les risques de glissements de terrain et améliorer les revenus des populations rurales. Il comprend des arbres forestiers, mais aussi des arbres fruitiers, des plantations agroforestières et des mangroves.
La Banque mondiale souligne que ce type de politique peut générer des bénéfices sociaux, notamment par la création d’emplois et l’amélioration des revenus. Mais des problèmes de suivi, de survie des plants et de sélection des espèces ont également été observés.
Le Kazakhstan reverdit ses terres dégradées
Le Kazakhstan mène plusieurs projets pour lutter contre la désertification et les tempêtes de poussière. Le pays a notamment annoncé un programme visant à planter deux milliards d’arbres dans les zones forestières et plusieurs millions d’arbres dans les villes.
Dans les anciennes zones asséchées de la mer d’Aral, des plantations de saxaouls sont utilisées pour fixer les sols salés. Sans végétation, le vent soulève les poussières chargées de sel et de résidus chimiques, qui peuvent être transportées sur de très longues distances.
Le projet Resiland soutient également la restauration des terres dégradées, l’agroforesterie et la création d’activités économiques rurales. Les plantations peuvent réduire les tempêtes de poussière tout en favorisant le retour de cultures, de vergers et de pâturages plus productifs.
Le Ghana lance son initiative « Tree for Life »
En 2025, le Ghana a lancé l’initiative Tree for Life pour restaurer ses forêts et mobiliser les communautés locales. Le pays cherche à réparer les dommages provoqués par l’exploitation forestière, l’agriculture et certaines activités minières.
Le programme prévoit de développer des plantations, de restaurer les zones dégradées et de soutenir des filières économiques fondées sur une gestion durable des ressources forestières. La FAO accompagne cette initiative, qui associe objectifs écologiques, emplois ruraux et sécurité alimentaire.
L’Europe veut planter trois milliards d’arbres supplémentaires
Dans le cadre de sa stratégie en faveur de la biodiversité, l’Union européenne s’est fixé pour objectif de planter au moins trois milliards d’arbres supplémentaires d’ici 2030, dans le respect des principes écologiques.
Les projets concernent les forêts, mais aussi les haies agricoles, les zones humides, les berges des cours d’eau et les espaces urbains. En France, les programmes se concentrent notamment sur la restauration des forêts touchées par les incendies, les tempêtes, les sécheresses et les ravageurs.
Le changement climatique oblige toutefois les forestiers européens à repenser leurs pratiques. Certaines espèces historiquement présentes deviennent plus vulnérables aux sécheresses répétées. Les projets cherchent donc à diversifier les peuplements et à mélanger les essences, plutôt qu’à reproduire de grandes monocultures.
Planter des arbres ne signifie pas forcément créer une forêt
Une plantation composée d’une seule espèce destinée à produire rapidement du bois n’offre pas les mêmes bénéfices qu’une forêt naturelle. Les monocultures peuvent être plus vulnérables aux incendies, aux maladies, aux tempêtes et aux parasites.
Une véritable forêt comprend des arbres d’âges et d’espèces différents, mais aussi des arbustes, des champignons, des insectes, des oiseaux, des mammifères et des micro-organismes du sol. Elle forme un écosystème complexe qui ne peut pas être recréé instantanément.
Le succès d’un projet devrait donc être évalué à partir de plusieurs critères : taux de survie après cinq ou dix ans, diversité des espèces, amélioration du sol, retour de la faune, stockage réel du carbone, disponibilité de l’eau et bénéfices pour les habitants.
Le World Resources Institute rappelle ainsi que la réussite d’une restauration ne se mesure pas seulement au nombre d’arbres mis en terre. Elle doit aussi prendre en compte la biodiversité, les moyens de subsistance, la qualité des paysages et la capacité à vérifier les résultats sur le terrain et par satellite.
La régénération naturelle, une solution souvent oubliée
Dans certaines régions, il n’est même pas nécessaire de planter. Lorsque les sols ne sont pas trop dégradés et qu’une forêt subsiste à proximité, la végétation peut repousser naturellement.
La régénération naturelle assistée consiste à protéger les jeunes arbres déjà présents, empêcher les incendies, contrôler le pâturage et limiter les coupes. Cette méthode est souvent moins coûteuse et plus efficace que la plantation, car les arbres qui repoussent sont naturellement adaptés au sol et au climat.
Elle ne fonctionne cependant pas partout. Sur les sols fortement érodés, pollués ou très éloignés des forêts naturelles, une intervention humaine plus importante peut être nécessaire.
La forêt de demain devra être pensée sur plusieurs générations
Les grands projets mondiaux de plantation témoignent d’une prise de conscience réelle. Ils peuvent ralentir l’érosion, protéger les cultures, restaurer les sols, stocker du carbone et créer des emplois.
Mais leur réussite ne dépend pas du nombre impressionnant de plants annoncés lors des cérémonies officielles. Elle dépend du nombre d’arbres encore vivants plusieurs décennies plus tard.
Pour construire les forêts de demain, il faudra privilégier les espèces locales, économiser l’eau, restaurer les sols, protéger les jeunes plantations et associer les populations qui vivent sur ces territoires. Il faudra également préserver les forêts anciennes, car aucune plantation récente ne peut remplacer rapidement la richesse biologique et le carbone accumulés pendant plusieurs siècles.
Replanter la planète est indispensable. Mais protéger les forêts déjà existantes reste encore plus urgent.

Adaptation Terra Projects
Sources :
- Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture — FAO : mécanisme international pour la restauration des forêts et des paysages dégradés. La FAO présente les principes de restauration, la sélection des espèces, le suivi des plantations et l’importance des populations locales.
- FAO — Régénération naturelle assistée : présentation de cette méthode peu coûteuse qui consiste à protéger et favoriser les arbres repoussant naturellement, plutôt qu’à planter systématiquement de nouveaux plants.
- Programme des Nations unies pour l’environnement — Grande Muraille verte d’Afrique : objectifs de restauration de 100 millions d’hectares, de stockage de 250 millions de tonnes de carbone et de création de 10 millions d’emplois d’ici 2030.
- Gouvernement chinois — Programme forestier des Trois-Nord : programme commencé en 1978, couvrant 13 provinces du nord, du nord-est et du nord-ouest de la Chine, et devant se poursuivre jusqu’en 2050.
- Nations unies — Programme forestier des Trois-Nord : présentation des objectifs de lutte contre la désertification et d’augmentation de la couverture forestière dans les régions septentrionales de la Chine.
- Reuters — Ceinture végétale du désert du Taklamakan : achèvement annoncé en novembre 2024 d’une ceinture végétale de plus de 3 000 kilomètres autour du désert, dans le cadre du programme chinois de lutte contre la désertification.
- Gouvernement éthiopien — Green Legacy Initiative : présentation du programme national éthiopien et de ses objectifs annuels de plantation. L’objectif annoncé pour 2025 était de 7,5 milliards de jeunes plants.
- Associated Press — Campagne éthiopienne de 2025 : analyse du programme Green Legacy, des chiffres annoncés par les autorités et des interrogations scientifiques concernant le suivi et le taux réel de survie des arbres.
- Ministère pakistanais du Changement climatique — Ten Billion Tree Tsunami Programme : présentation officielle de la première phase nationale, mise en œuvre entre 2019 et 2023 avec les administrations forestières provinciales.
- Programme des Nations unies pour l’environnement — Pakistan : présentation du projet pakistanais, de ses objectifs de reboisement, de restauration des mangroves et de création d’emplois verts.
- Banque mondiale — Amazon Sustainable Landscapes Program : programme régional consacré à la protection de la biodiversité amazonienne, à la gestion des aires protégées, à l’utilisation durable des terres et à la restauration de la végétation naturelle.
- Banque mondiale — Restauration de l’Amazonie brésilienne : projet visant notamment à restaurer environ 30 000 hectares de forêt amazonienne dégradée.
- Département philippin de l’Environnement et des Ressources naturelles — Enhanced National Greening Program : présentation du programme national de restauration des terres forestières dénudées ou dégradées.
- Gouvernement des Philippines — Objectifs de développement durable : objectif de restauration d’environ 7,1 millions d’hectares de terres forestières considérées comme improductives ou dégradées.
- Commission européenne — Trois milliards d’arbres supplémentaires : engagement de l’Union européenne à planter au moins trois milliards d’arbres supplémentaires d’ici 2030, dans le respect des principes écologiques.
- Agence européenne pour l’environnement — Compteur des plantations : suivi des arbres déclarés dans le cadre de l’engagement européen, concernant les forêts, les espaces agricoles, les villes et les infrastructures.
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