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L’effet parasol

Le refroidissement de la stratosphère a lieu à cause de l’effet parasol. Depuis une quinzaine d’années, la communauté scientifique internationale tente de comprendre l’impact des nuages et des aérosols sur notre climat. Mais de nombreuses interrogations subsistent.

Un tiers du rayonnement solaire est arrêté par les nuages et les aérosols, ce qui engendre un refroidissement de l’atmosphère qualifié d’effet parasol. Dans le même temps, le rayonnement infrarouge renvoyé par la Terre vers l’espace, est en partie retenu par les nuage et certains gaz de l’atmosphère, ce qui génère un réchauffement bien connu sous le nom d’effet de serre.

Le développement des activités humaines et de l’industrialisation dégage dans l’atmosphère à la fois plus de gaz à effet de serre et plus d’aérosols.
La question-clé est de savoir quel est le bilan de la concurrence qui s’opère entre les 2. Ce qui amène d’autres interrogations auxquelles la mission Parasol devrait apporter des réponses. Quel sont les effets des aérosols sur les nuages ? A l’échelle globale, comment distinguer les aérosols qui produisent un effet de refroidissement ou de réchauffement ? Quelles sont les origines et la nature de ces particules ?

Après plusieurs missions scientifiques consacrées à l’étude du bilan radiatif (ScaraB) ou de l’atmosphère (Polder), un observatoire spatial unique, appelé A-Train, se met en place. Il a été conçu pour exploiter la complémentarité entre 6 satellites franco-américains.

Le dispositif, comportant notamment les 2 satellites Parasol (CNES) et Calipso (coopération CNES/NASA), permettra d’observer simultanément les mêmes phénomènes atmosphériques à quelques minutes d’intervalle et selon différents critères physiques.

L’objectif de Parasol sera, lui, de mesurer la polarisation de la lumière réfléchie par la Terre. Cela permettra aux scientifiques d’affiner les propriétés radiatives et microphysiques des nuages et aérosols.

Si les gaz à effet de serre sont trop important, le nombre de goutelettes d’eau sera donc multiplié dans l’atmosphère refroidissant toujours plus la stratosphère. L’effet parasol pourrait donc freiner la lumière du soleil d’atteindre le sol et ainsi provoquer un refroidissement.

Les interactions aérosols-rayonnement sont multiples et de nombreux couplages existent entre les aérosols et le cycle de l’eau. En moyenne, les aérosols ont en un effet parasol s’opposant à l’effet de serre.

Il semble que l’effet parasol est mal connu, et les conséquences d’un apport de gaz à effet de serre restent difficile à déterminer. Cependant, on devra rapeller que les gaz à effet de serre sont constitués de 70% de vapeur d’eau. Ainsi c’est la vapeur d’eau qui amplifie l’effet parasol et donc un refroidissement de la stratosphère.

source : http://www.cnes.fr/ / http://medias.obs-mip.fr/

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