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L’agriculture frappée de plein fouet par la vague de froid

credit Titouan Rimbault Photographe - Auxerre - https://www.facebook.com/titouanrimbaultphotographe1

Vague de froid : face au gel, les agriculteurs se démènent pour protéger les cultures. Le froid est de retour, depuis lundi 5 avril. Cette vague de gel, qui survient au moment où les bourgeons sont les plus fragiles, inquiète les agriculteurs. Qu’ils soient maraîchers ou vignerons, tous craignent de voir cette vague de froid ravager leurs récoltes, qui, elles aussi, avaient commencé à s’habituer au redoux.

Dans le Loiret, des vergers en fleurs sont comme figés dans la glace. Ce n’est pas l’effet du gel, mais bien une protection pour tenter de sauver les futures productions de pommes ou de cerises. Les aspersoirs noient en effet les bourgeons sous une pluie fine. « L’eau en tombant (…) gèle, et au moment où elle gèle, elle libère des calories qui vont se diriger à l’intérieur de la pellicule de glace, explique Nicolas Gidoin, arboriculteur. La fleur (…) a moins froid à l’intérieur de la glace, comme un esquimau dans son igloo. »

Des dépenses supplémentaires
En Bourgogne, à Chassagne-Montrachet (Côte-d-Or), une lueur d’espoir réchauffe la nuit froide. Au chevet de ses vignes, Jean-Christophe Gutrin allume des bougies de paraffine pour tenter de sauver les jeunes bourgeons. « La température est tombée à -1,5 degré, donc c’est préférable d’allumer, on a de la chance, il n’a pas plu cette nuit », commente le viticulteur. La lutte est devenue récurrente ces dernières années, et elle engendre des dépenses supplémentaires pour les vignerons. Ces derniers sont en effet forcés d’investir dans des centaines de bougies ou des ventilateurs géants, afin de gagner quelques degrés lorsque le gel menace.

En cas de pertes trop importantes, les conséquences du gel pourraient d’ailleurs se faire sentir rapidement dans l’assiette, mais aussi dans le porte-monnaie des consommateurs, contraints d’acheter leurs légumes plus chers pour cause d’offre limitée. Alors, pour contenir les dégâts sur les récoltes, les agriculteurs sortent les grands moyens : bâches de protection pour les cultures maraîchères, bougies, chaufferettes, braseros et tours antigel pour réchauffer les vignes. Malgré ces dispositifs, la perspective de nuits d’incertitudes se dessine.

Un contexte difficile

Certains craignent même de devoir rester sur le pont pendant « les semaines à venir », comme le confie Jean-Marie Fabre, vigneron. « Des techniques existent, mais elles ne viennent compenser ou protéger qu’une partie malheureusement des vignobles, à cause des contraintes techniques et financières non négligeables », poursuit-il. Et la crise sanitaire représente une difficulté supplémentaire.

Même si les agriculteurs ont appris à composer avec les brusques changements climatiques, plus fréquents et intenses ces dernières années, beaucoup craignent que cet épisode de gel soit le coup de grâce. Le mercure devrait toutefois repartir à la hausse dès la semaine prochaine, comme le prévoit Météo France, qui précise que les températures devraient « peu à peu être proches voire légèrement au-dessus des normales ».

Sources : https://www.francetvinfo.fr/ / https://actu.orange.fr/
Photos : titouanrimbaultphotographe

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