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Bulletin du Collectif des climato-réalistes N°19

PROPAGANDE CLIMATIQUE

Submersion

Le niveau des océans monte de plus en plus vite titrent de conserve Vosges Matin et l’Est Républicain ce mardi 24 février. Le Point du 23 février annonçait que la montée des océans n’a jamais été aussi rapide depuis 3 000 ans. La presse française relaie une publication du PNAS (Académie américaine des sciences) selon laquelle le niveau des océans se serait élevé d’environ 14 centimètres entre 1900 et 2000. Bonne nouvelle, si nous calculons bien, 14 cm en 100 ans, cela donne 1,4 mm par an, deux fois mois que les mesures satellitaires (3,1mm/an).

L’article du PNAS indique que l’élévation du 20ème siècle a très probablement été beaucoup plus rapide que celle des 27 siècles précédents. Andrew Kemp, l’un des co-auteurs nous prévient :

« le niveau des océans va très probablement monter de 51 cm à 1,3 mètre durant ce siècle si le monde continue à dépendre dans une aussi large mesure des énergies fossiles ».

Si nous calculons toujours bien, l’élévation du niveau de la mer passerait de 1,4mm par an à 5mm voire 13 mm par an.

Retour à la vraie science : dans un article de 2007 l’océanographe Carl Wunsch estimait la hausse du niveau des mers à 1,6 mm an pour la période 1993-2000, et notait par ailleurs que les variations régionales étant plus importantes que les valeurs moyennes il s’en suit que le système est intrinsèquement «bruité».

La NOAA ergote sur les variations mensuelles de température

Pierre Morel fondateur du laboratoire de météorologie dynamique et qui n’est pas climato-sceptique déclarait en 2009 lors d’une conférence donnée au Bureau des Longitudes:

« On voit un réchauffement progressif qui se monte à 0,6°C en un siècle. Mais sur ce 0,6°C en un siècle, il y en a 0,4 qui sont des corrections apportées pour compenser les défauts des appareils de mesure ! »

Edouard Bard pourtant avocat convaincu du réchauffement anthropique indiquait plus récemment à Libération que compte tenu de la précision des mesures de températures :

« il est inutile d’ergoter sur le classement d’une année par rapport à la précédente « .

Quel crédit accorder aux estimations des anomalies mensuelles de la température globale (par rapport à la moyenne du 20ème siècle) de La NOAA ? par exemple janvier 2016 (+ 1,04°C par rapport à la moyenne de tous les mois de janvier du 20ème siècle, estimée à 12.0°C), décembre 2015 (+ 1,11°C par rapport à la moyenne de tous les mois de décembre du 20ème siècle, estimé à 12.2°C) etc. La NOAA qui refuse toujours par ailleurs d’accéder à la demande de la Chambre des Représentants de rendre public les courriels échangés lors de l’ajustement des températures de mer à laquelle Thomas Karl and al ont procédé en juin 2015, et qui a conduit à la publication d’un autre article plus récent dans Nature Climate Change qui attaque et contredit le précédent et précise que le hiatus est bien réel. Un éditorial dans Nature situe les éléments du pugilat à inscrire en rouge dans le cadre du slogan « Science is settled ».

Sacré coup de chaud sur la planète

S’appuyant sur les données de la NOAA Sciences et Avenir annonce un « sacré coup de chaud sur la planète ». Conséquence : la réduction de la banquise arctique en janvier (7,14 % en dessous de la moyenne de 1981-2010). Le journaliste de Sciences et Avenir a t-il lu jusqu’au bout l’analyse du NSIDC (National Snow & Ice data center) ? Celle-ci rappelle que la banquise arctique avait atteint des niveaux records en janvier 2015, et que les températures de l’air de l’Océan arctique exceptionnellement élevées observées en janvier 2016 correspondent à une phase fortement négative de l’Oscillation arctique (AO) pendant les trois premières semaines du mois (le signe de l’AO étant redevenu positif dès la dernière semaine de janvier). Le NSIDC indique d’autre part que les interactions entre l’AO et El Niño sont loin d’être comprises.

Le DMI fait disparaître une courbe « gênante »

Dans un article du 22 février Anthony Watts indique que le DMI (Denmark’s Meteorologiske Institut) a supprimé la courbe donnant l’extension de la banquise arctique à plus de 30% et ne maintient que la courbe à plus de 15%. On peut se demander pourquoi la courbe à 30% pourtant plus précise (notamment dans les zones côtières) a été supprimée : elle a l’inconvénient de présenter un résultat supérieur à la moyenne contrairement à la courbe de 15% qui montre un situation moins favorable.

Une nouvelle étude estime à 2030 ± 20 ans la date d’occurrence des records de chaleur attribuables à l’influence humaine

Le CNRS rapporte une étude des chercheurs du Laboratoire Climat, environnement, couplages et incertitudes qui faisant tourner 53 simulations ont déterminé que l’occurrence des records de chaleur durant l’été en Europe à la fin du XXIe siècle serait multipliée par dix par rapport à celle attendue en l’absence d’influence humaine.

Mais la date d’émergence de ces records chauds est de 2030, estimée avec une incertitude de ± 20 ans, ce qui peut nous emmener en 2050, peut-être l’âge de le retraite de ces jeunes chercheurs.

Les pronostics de température de 1995 à l’épreuve de la réalité d’aujourd’hui

Comme le dit Sebastian Lûning, rédacteur en chef de Kalte Sonne, ce qu’il y a de beau quand on estime, conseille, prévoit c’est qu’il y a toujours un moment de vérité. Ayant exhumé l’estimation des températures en 2100 établie par le 1er rapport du GIEC (et actualisées en 1992), il les a comparées aux températures réelles. Conclusion de l’article (dont une traduction de l’allemand a été publié sur Skyfall.fr) .

Râler ne sert à rien. Car c’est le principe de l’effet de levier qui compte : celui qui reste le plus longtemps a le dernier mot…

LA SCIENCE EST-ELLE ETABLIE ? RESTONS MODESTE

Le site Notrickzone.com fournit une liste de 250 articles publiés en 2015 dans des revues à comité de lecture défendant la thèse que les facteurs naturels sont déterminants dans l’évolution du climat.

Des chercheurs découvrent que l’activité volcanique modifie la géologie de l’ Antarctique

Des chercheurs découvrent que l’activité volcanique modifie la géologie de l’ Antarctique. Un article du 16 février du site climatechangedispatch.com révèle qu’une équipe de 44 scientifiques embarquée pour étudier le changement climatique dans l’Océan Austral a découvert en arrivant dans la zone du Plateau de Kerguelen un volcan (Big Ben) en éruption et un flux d’eau de mer très chaude provenant de bouches hydrothermales actives du fond marin. Une traduction en français de cet article a été publiée par skyfall.fr.

Tsunamis géants ou méga tsunamis : menaces actuelles

Un article du 17 février notre-Planete.info nous apprend que des géologues viennent de retrouver des traces géologiques de tsunamis aux proportions cataclysmiques. Depuis 40 000 ans il y aurait eu au moins dix méga tsunamis provoqués par d’énormes effondrements de matière (rien que dans l’Atlantique Nord). A chaque fois, ces catastrophes ont provoqué des vagues géantes de plusieurs centaines de mètres de haut. La Réunion et Hawaii sont aujourd’hui susceptibles de causer des méga tsunamis.

DE LA COP21 A LA COP22

Ségolène Royal veut s’assurer qu’un « maximum de pays » signent l’accord sur le climat le 22 avril

« Je vais m’y impliquer personnellement », a affirmé la ministre de l’Environnement (qui vient d’être nommée présidente de la COP21) lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Monde/iTélé du 21février.

Climat et terrorisme : même combat

Ségolène Royal s’est fixée une autre priorité : permettre à l’Afrique d’accéder aux énergies renouvelables.

« J’y pars dès mardi prochain, parce que ça fait des années qu’on promet à l’Afrique des énergies propres, notamment l’énergie solaire, et qu’il ne se passe pas grand chose…. c’est notre intérêt à nous Français, à nous Européens, de faire en sorte que l’Afrique se développe en accédant aux énergies renouvelables, car (…) lorsqu’il y a l’avancée de la sécheresse, lorsqu’il y a la déforestation, lorsqu’il n’y a pas accès à l’énergie (…) alors il y a toutes les formes d’embrigadements des jeunes dans des mouvements comme Boko Haram ».

Bataille en coulisses autour de l’organisation de la COP 22

Selon la publication marocaine Les ECOS , la COP22 possède un comité stratégique présidé par le ministère des Affaires étrangères et un Comité d’organisation présidé par le ministère de l’Intérieur. Le comité d’organisation vient de lancer un appel d’offres pour la production de l’événement (déjà appelé l’appel d’offres de la discorde) car les conditions posées pour candidater excluent de fait les agences de communication marocaines. Un article du 15 février du site maliweb.net révèle que le roi Mohammed VI aurait nommé le 11 février à la présidence d’un comité de pilotage M. Salaheddine Mezouar, Ministre des affaires étrangères. D’autres détails sur les convoitises excitées par ce marché du siècle sur le site marocain d’informations en continu medias24.com.

TRANSITION ENERGETIQUE

Patrick Moore parie sur la non réduction des émissions de CO2 en 2025

Selon le site prweb.com, Patrick Moore parie 100 000 dollars que les émissions de CO2 seront en 2025 supérieures à ce qu’elles étaient en 2015. Son offre proposée via Twitter à ses 10 000 abonnés, n’a pour l’instant pas été relevée.

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