Il s’agit d’un mélange turbulent, très chaud (500 à 1000 °C), de gaz et de cendres qui surgit d’un volcan, lors de l’explosion du dôme qui obstrue sa cheminée.
Les nuées ardentes sont générées par l’interaction entre le magma riche en bulles de gaz et l’eau. Elles peuvent s’écouler directement le long du volcan à des vitesses comprises entre 50 et 130 mètres par seconde comme lors de l’éruption, en Martinique, de la Montagne Pelée le 8 mai 1902.
Mais, selon leur densité et leur composition, elles peuvent aussi jaillir jusque vers 2000 mètres d’altitude puis redescendre sous leur propre poids pour dévaler les flancs du volcan.














La campagne océanographique MARMESONET, menée en mer de Marmara du 4 novembre au 14 décembre à bord du navire de l'Ifremer Le Suroît, codirigée par Louis Geli, chercheur à l'Ifremer et Pierre Henry, directeur de recherche au CNRS (CEREGE, CNRS-INSU), poursuit deux objectifs : déterminer s'il existe un lien entre la sismicité et les manifestations d'expulsion de fluides observées le long de la faille nord-anatolienne et réaliser, dans le cadre du réseau d'excellence ESONET , des études préalables à l'implantation d'observatoires sous-marins permanents destinés à la surveillance de l'activité sismique qui menace l'agglomération d'Istanbul, peuplée de plus de 12 millions d'habitants. C'est dans ce cadre que « BOB » (Bubbles OBservatory module), système de surveillance des sorties de bulles de gaz en fond de mer, sera déployé pour la première fois.
