L’extension des « zones mortes », régions océaniques où l'oxygène devient trop rare pour les organismes vivants, a déjà été rapportée. Mais une nouvelle étude révèle un impact beaucoup plus sévère à court terme sur les écosystèmes.
Observées depuis la fin des années 1990 par les Etats-Unis et en mer Baltique notamment, les « zones mortes, » ou OMZ (open-ocean oxygen-minimum zones, ou Zones de Minimum d’Oxygène) font l'objet d'une attention particulière.
Ce terme désigne de vastes régions dites hypoxiques, c’est-à-dire déficitaires en oxygène dissous. Certaines d’entre elles sont d’origine naturelle, notamment en Mer Noire où la carence en oxygène perdure depuis des millions d’années, ou encore dans les grandes profondeurs marines. Mais l’activité humaine et ses conséquences indirectes en entraînent aujourd’hui la prolifération à une échelle que notre planète n’a jamais connue, excepté lors de certaines catastrophes climatiques marquées par des extinctions majeures.