Abidjan connaît une grave pollution chimique. Les autorités ivoiriennes l'ont admis lundi dernier, après deux semaines de silence sur une catastrophe écologique et humaine dénoncée par les habitants de la capitale économique. Plus de 300 personnes ont été admises aux urgences, souffrant de difficultés respiratoires, après qu'un navire eut fait déverser des centaines de litres d'un produit chimique toxique en trois points d'Abidjan et en toute sérénité.
Plateaux, Treichville, Marcory, Koumassi, Port-Bouet, jusqu'à Cocody, le quartier huppé de la présidence et des ambassades, c'est tout le sud et l'est d'Abidjan qui a du mal à respirer depuis deux semaines. Depuis qu'un navire battant pavillon panaméen a fait déverser par une société ivoirienne et par camions, en toute quiétude, dans la nuit du 19 au 20 août 2006, des centaines de litres d'un produit hautement toxique en trois points de la capitale : la décharge publique d'Akouédo, la zone industrielle de Vridi et le plateau Dokoui. Entre jeudi dernier et ce lundi, un responsable du centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody a indiqué à l'AFP avoir enregistré plus de 340 personnes intoxiquées par ces produits...