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Le scandale des intérêts du concept du RCA

Le Climat aura une influence certaine sur les Etats dans une écologie et une économie modifiées. Des crises civiles et militaires naitront... Mais le futur reste incertain, du XXI eme siècle à l'Age de Cristal... Ici le Futur en bref du meilleur comme du pire.

Modérateur :cartesien66

afreeman
Le scandale des intérêts du concept du RCA

Message par afreeman » 14 mai 2010, 18:17

Donc le sujet du topic en entier: Le scandale et les intérêts du concept de réchauffement climatique mondial



Le président Obama vient de faire un appel vibrant aux Nations Unies afin de prendre des mesures mondiales visant à réduire considérablement ce qu'il appelait "la menace climatique", ce qui est plus communément connu sous le nom de Global Warning. Il y a juste un petit problème avec le scénario dramatique de M.Obama: il est complètement injustifié scientifiquement. Depuis 2007, les calottes polaires n'ont absolument pas fondu, c'est même le contraire, et la Terre se refroidit au lieu de se réchauffer.

Les grands médias, présentent la fonte des icebergs d'une façon dramatique avec des conséquences présumées apocalyptiques. Ban Ki-Moon a même fait un appel en se tenant debout sur la banquise arctique, affirmant que les émissions de CO2 provoquaient la fonte de "100 milliards de tonnes" de glace polaire chaque année, de sorte que, dans 30 ans, l'Arctique pourrait être "ice-free" (sans glace). Le coup de pub de Ban Ki-Moon a été magistralement orchestré. On ne nous a pas dit que son bateau n'a pu arriver qu'à 700 miles du pôle nord à cause de l'importance de la glace ni qu'il avait organisé son voyage en été au moment ou la glace fond.

Une gigantesque farce?

La campagne actuelle d'hystérie du réchauffement mondial est menée à grand renfort de publicité par des politiciens et des intérêts particuliers, comme Goldman Sachs et d'autres compagnies financières de Wall Street, qui ne font que récolter les milliards de la négociation des nouveaux contrats à terme de l' instrument financier du crédit (d'emission) de carbone. La facture pour le contribuable: quelque mille milliards de dollars!!
Au Royaume Uni, la BBC et la Royal Sociéty nous présentent des solutions complétement loufoques dont la mise en place de miroirs spatiaux pour dévier les rayons du Soleil, ou un revêtement routier avec des arbres artificiels pour aspirer le Co2 de l'air, le retirer et l'enterrer dans des trous.

afreeman

Re: Le scandale et intérêts du concept de réchauffement climatiq

Message par afreeman » 14 mai 2010, 18:52

Important!! Avis aux spécialistes:

Une étude importante publiée dans le réputé Journal of Geophysical Research de l'Américan Geophisical Union, Influence de l'Oscilliation Australe sur la température de la Troposphère, des scientifiques JD MCLean, C.R. de Freitas de l'Ecole de Géographie, Géologie et Sciences Environnementales de l'Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande et de R.M.Carter, confirme qu'au cours des 50 dernières années, depuis 1950, 81% des changements climatiques tropicaux peuvent être imputés au phénomène météorologique du Pacifique connu sous le nom d'El Nino. Et les 19% restants sont liés à l'intensification du rayonnement solaire. Aucune émission d'origine d'origine humaine n'a joué de rôle! Les climatologues et les astrophysiciens considèrent qu'El Nino, qu'ils appellent Oscillation Australe El Nino ou ENSO, est en relation avec les éruptions solaires qui se produisent périodiquement. Pour le Dr Schroeter, ENSO est la source la plus énergique de la variabilité naturelle du système climatique mondial. Pendant la grave manifestation d'ENSO de 1982-1983, quand la surface de la mer au large du Pérou s'est réchauffée de plus de 7°c, on a découvert qu'il existait des liens étroits avec des conditions météorologiques dans d'autres régions, comme les inondations en Californie et l'aggravation de la sécheresse en Afrique. On a déterminé que, dans l'hémisphère Nord, la saison des ouragans de 2007 et 2008 ont manifesté l'activité tropicale la plus faible en 30 ans.
Ryan Maue, co-auteur du rapport publié en novembre 2008 sur l'activité cyclonique mondiale a utilisé une mesure appelée énergie cyclonique accumulée (ACE), qui combine la durée d'une tempête et la durée de ses vents à 6 heures d'intervalle. Les mesures de l'ACE des données 2007 et 2008 sont parmi les plus faibles depuis que que les données mondiales fiables des satellites ont été pour la 1ère fois disponibles, il y a 30 ans.
Concernant El Nino, les effets ont un retard de 12 Ă  18 mois dans l'Atlantique sur ceux du Pacifique.Ils ont tendance Ă  se produire tous les 3 Ă  8 ans.

Les tenants du réchauffement mondial, profitent des effets d'El Nino pour faire retomber la faute sur le CO2... Nous assistons tout simplement à de la manipulation de données à l'échelle mondiale.

afreeman

Re: Le scandale et intérêts du concept de réchauffement climatiq

Message par afreeman » 14 mai 2010, 19:31

Re, suite de l'article:

Les glaciers de l'Himalaya ne fondent pas!


Un nouveau rapport, publié par un grand glaciologue indien indique que les glaciers restent congelés et intact; des volcans dont parle l'auteur de ce rapport (RAINA), l'un d'eux s'appelle le Gangotri, qui entre 1934 et 2003, a reculé de 22 mètres par an,et perdu au total 5% de sa longueur. Mais selon Raina, en 2004 et 2005, le recul a ralenti jusqu'à environ 12m/an et depuis 2007, il est stable!
Le second glacier, le Siachin au Cachemire est encore plus stable.
Un glaciologue canadien K. Hewitt a dit avoir constaté l'avancée de 5 glaciers et le recul d'un seul.
Le GIEC a fabriqué des preuves dans son rapport de 2007. Les modèles climatiques sont en désacord grave avec les observations, l'affirmation selon laquelle le climat d'aujourd'hui s'est écarté de la variabilité naturelle, dépend de méthodes statistiques bancales et de données de base qualité. Les conflits d'intérêts au sein du GIEC sont endémiques, les preuves sont systématiquement ignorées et il n'existe aucun mécanisme régulateur efficace contre la partialité et la déformation.
Une nouvelle étude venant de Suède confirme que l'Arctique n'est pas plus chaud qu'il y a des siècles. Il y a 1000 ans, la Terre était au moins aussi chaude qu'aujourd'hui. Mais les médias ne font pas leur boulot en ignorant la vérité.

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Re: Le scandale et intérêts du concept de réchauffement climatiq

Message par hldesign » 14 mai 2010, 20:52

[1036947090.gif] Afreeman pour cet article très instructif ;-) par contre sauf erreur de ma part tu n'as pas indiqué la source pourrait tu nous l'indiquer s'il te plait ? ;-)
[1036947090.gif] d'avance ;-)
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Et pourtant elle tourne

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afreeman

Re: Le scandale et intérêts du concept de réchauffement climatiq

Message par afreeman » 14 mai 2010, 21:22

Une nouvelle religion!

La nouvelle religion du réchauffement climatique, incroyablement dogmatique et inquisitrice dans son essence, est une chose, mais in faut savoir que ses grands prêtres ont le même dieu argent que ceux qui nous ont apporté la religion du Pic Pétrolier il y a quelques années, et l'actuelle désintégration de de milliards de dollars dans la finance. Il apparaît de plus en plus que le réchauffement climatique est une des tentatives de puissants intérêts visant à convaincre le monde de se sacrifier afin qu'eux mêmes puissent garder le contrôle des évènements sur cette planète.

A qui profite le crime?

Plus de 15000 personnes ont participé au sommet de Copenhague pour COP15: la 15e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Des délégations officielles de 192 pays se sont jointes aux représentants de grandes sociétés multinationales.
Il est stupéfiant d'apprendre que les décisions et orientations clés du COP15 avaient déjà été conclues au sommet mondial des affaires sur le changement climatique qui s'était tenu en mai à Copenhague soit six mois avant... Celui-ci a réuni certains des plus éminents dirigeants d'entreprise et leaders mondiaux, dont Al Gore et Ban Ki-Moon. Il consiste en un programme motivé par le profit, lequel utilise le consensus du réchauffement climatique comme justification: "l'ambition sous-jacente au Sommet était d'aborder les défis jumeaux des changements climatiques et de la crise économique. Les participants au Sommet ont examiné comment ces risques peuvent être transformés en opportunité si le milieu des affaires et les gouvernements travaillent ensemble et quelles politiques, quels incitatifs et quels investissements stimuleront le plus efficacement une croissance à faibles émissions de carbone"(Copenhague Climate Council).


Des milliards en jeu


Le sommet de Copenhague sert non seulement les intérêts gigantesques de puissantes entreprises, lesquelles ont des intérêts dans le système mondial d'échange de droits d'émission de carbone valant plusieurs milliards de dollars , et sert aussi à détourner l'attention du public de la dévastation résultant de la "vraie crise" sous-jacente au processus de mondialisation économique et à une guerre sans frontière dictée par le profit, que le Pentagone appelle "la longue guerre".Le système d'échange de droits d'émission de droits d'émission de carbone est un fructueux filon de plusieurs milliards de dollars pour l'establishment financier. Les enjeux sont très élevés et les divers groupes de pression travaillant pour Wall Street se sont déjà positionnés. Selon un récent reportage "le marché du carbone pourrait devenir deux fois plus important que le vaste marché du pétrole, d'après la nouvelle catégorie de joueurs de la City transigeant des émissions de gaz à effet de serre par le système d'échange de droits d'émission de carbone... La rapidité de cette croissance dépendra de l'approbation ou non d'une économie à faibles émissions de carbone au sommet de Copenhague, mais Ager affirme que peu importe ce qu'il arrive, des projets tel l'ETS (Emissions Trading Scheme, marché du carbone) se développeront à travers le monde.
La légitimité de ce système d'échange repose sur la légitimité du consensus du réchauffement climatique, lequel voit les émissions de CO2 comme la seule menace environnementale. Et pour Wall Street, le système d'échange de droit d'émission de carbone est un filet de sécurité profitable et opportun permettant le transfert de milliards de dollars dans les poches d'une poignée de grandes institutions financières impliquées dans le commerce des dérivés, dont JP. Morgan Chase, Bank América Merrill Lynch, Barclay's, Citi Bank, Nomura, la Société Générale, Morgan Stanley, ou encore Goldman Sachs. on comprend pourquoi les gouvernements et leurs banques ont intérêt, en cette période de crise mondiale, à ce que la vérité sur le changement climatique ne soit pas révélée. Louis Redshaw, chef des marchés environnementaux chez Barclays Capital a confié au New York Times que "le marché du carbone sera le plus grand de tous". Barclays croit que l'actuel marché du carbone d'une valeur de 60 milliards de dollars pourrait atteindre 1 billion de dollars en l'espace d'une décennie.

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Re: Le scandale des intérêts du concept du RCA

Message par Frosty » 14 mai 2010, 21:29

Sujet déplacé dans le bon forum.
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afreeman

Re: Le scandale et intérêts du concept de réchauffement climatiq

Message par afreeman » 14 mai 2010, 22:11

Alors, la source ne va pas plaire à tout le monde dont Patricia, mais tant pis si voulez effacer... Ce long article que je n'ai pas tout à fait fini de retranscrire, vient d'une revue que j'achète tous les mois et qui s'appelle Complots et dossiers secrets, certes ça parle de complots mais c'est en rien surnaturel, et même très sérieux et je les suis à 100%. A découvrir et à lire au moins une fois...et ce n'est pas une revue raciste ou anti sioniste...Cette revue respecte tout le monde...sauf les escrocs...

Alors donc, dernier paragraphe: Les funestes profits d'Al Gore

L'apôtre du catastrophisme climatique a pondu un nouveau livre sur le réchauffement climatique. "notre choix: un plan pour résoudre la crise climatique", la suite du film d'Al Gore "une vérité qui dérange" est sorti très récemment. Dans un communiqué de presse annonçant son livre, l'ancien vice-président, lauréat d'un Oscar et du Nobel, écrit "Maintenant que la nécessité d'une action urgente est encore plus évidente avec les nouvelles conclusions alarmantes des trois dernières années, il est temps d'un plan d'ensemble mondial qui permette de résoudre réellement la crise climatique. "Notre choix" répondra à cette exigence.

En novembre 2007, Gore a rejoint la firme d'investissement Kleiner Perkins Caufield & Byers. En mai suivant, la société a annoncé un investissement de 500millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage (maturing) écologiques appelées Green Growth Fund. Le groupe a ensuite fait savoir que, dans les trois prochaines années, 700 millions de dollars supplémentaires seront investis dans de jeunes entreprises de technologie verte . Mais il n'y aura pas de retour sur ces investissements si le business de la technologie écologique se calme. Le battage médiatique et l'ardeur doivent être maintenus. Les scientifiques du changement climatique doivent être dénoncés comme des "négationnistes". (c'est ainsi que France Inter les appelle depuis quelques mois). Des documents financiers, publiés avant les élections de 2000, évaluaient à un à deux millions de dollars les avoir nets de la famille Al Gore. A peine neuf ans plus tard, sa richesse nette est estimée à environ 100 millions de dollars. Le porte-parole d' Al Gore ne divulguerait pas le chiffre de sa richesse nette actuelle, mais, selon le Times, "l'ordre de grandeur de sa richesse est manifesté par un seul investissement de 35 millions de dollars chez Capricorn Equity Group, une firme de Palo Alto, en Californie, qui oriente les investissements de ses clients vers la protection de l'environnement, c'est à dire, dans les produits corrects du point de vue environnemental".
L'an dernier, Gore a été le témoin vedette des audiences sur la législation du cap-and-trade devant la commission de la chambre sur l'énergie et le commerce. Marsha Blackburn, député républicaine du Tennessee, a demandé comment a bien pu devenir si riche, si rapidement, un homme qui se consacre à la sauvegarde de la planète. L'élue a relevé que, au dernier décompte, Kleiner Perkins Caufield & Byers avait environ un milliard de dollars investis dans 40 entreprises qui vont bénéficier de la législation du cap--and-trade. Gore a répondu qu'il n'était qu'un homme d'affaires heureux dans une économie capitaliste, qui a placé son argent dans ce qu'il défendait. Une fois de plus, nous pouvons voir les incroyables intérêts liés entre la politique, la finance et les dirigeants. Ce qui est incroyable , c'est qu'Al Gore est la personnalité qui aujourd'hui profite le plus de ce qu'il a dénoncé il y a quelques années. Son unique but désormais sera de tout faire pour défendre son dogme étant donné que sa fortune en dépend. Peut-être qu' Al Gore est en train d'effectuer sous nos yeux le "casse" du siècle. Faire peur à la Terre, apporter des "solutions", prélever des "taxes" afin de financer les solutions dans lequel il est actionnaire et investi et... rafler la mise!
Bravo Al, même Capone (un autre Al célébre...)n'aurait pas fait mieux.

Aliane

Re: Le scandale des intérêts du concept du RCA

Message par Aliane » 14 mai 2010, 22:29

On peut confirmer l'implication d'Al Gore chez KPCB, c'est sur leur site :

http://www.kpcb.com/initiatives/greentech/index.html
KPCB has announced an historic alliance with Generation Investment Management and its chairman Al Gore who has become a KPCB Partner. The combined network, expertise, vision and global reach of Gore, Generation and KPCB will help our entrepreneurs change the world.
Traduction : KPCB a annoncé une alliance historique avec Generation Investment Management et son président Al Gore qui devient un partenaire de KPBC. Le réseau, l'expertise, la vision et l'audience mondiale combinés de Gore, de Generation et de KPCB aideront nos entrepreneurs à changer le monde
Que ça !

Faut dire qu'il y a du beau linge parmi les partenaires, mĂŞme Colin Powell !
http://www.kpcb.com/team/index.php?Doug%20Mackenzie

afreeman

Re: Le scandale des intérêts du concept du RCA

Message par afreeman » 14 mai 2010, 23:15

Pour ceux qui parlent de complot... cela vient du site du "courrier international":


Peut-on décemment qualifier de « complotisme » le fait d'informer les citoyens sur des instances comme la Commission Trilatérale ou le Cercle de Bilderberg, où de toute évidence des responsables publics et du secteur privé très haut placés débattent de l'avenir des pays, des continents, de la planète, de l'humanité... ? Des réunions tenues en dehors de tout cadre institutionnel et de tout contrôle citoyen, et sur lesquelles l'information est pratiquement inexistante (Bilderberg) ou ne circule qu'a posteriori sous forme de comptes rendus pour l'essentiel papier et payants (Trilatérale). Même si on trouve un abondant matériel sur le site officiel de la Commission Trilatérale, les comptes rendus et documents des années récentes n'en font pas partie en dehors de quelques extraits. Ils sont commercialisés sous forme papier par la Brookings Institution (un think tank basé aux Etats-Unis).

afreeman

Re: Le scandale des intérêts du concept du RCA

Message par afreeman » 14 mai 2010, 23:21

Un article sur le site du courrier international

05.05.2010
Climat, recherche et apparence d'impartialité

Le 5 mai, le site Techno-Science fait état de la parution d'un nouvel atlas, présenté au Parlement européen et qui d'après la dépêche « met en évidence le rôle majeur des sols septentrionaux dans le changement climatique ». En même temps, la polémique se poursuit avec la parution récente d'un livre de Sylvestre Huet, « L'imposteur c'est lui, destiné d'après l'auteur à « répondre aux nombreux mensonges dont le dernier livre de Claude Allègre est truffé ». De son côté, commentant le livre de Claude Allègre « L'imposture climatique ou la fausse écologie », Ghislaine Ottenheimer écrivait récemment dans l'hebdomadaire Challenges : « personne ne semble en mesure de prouver qui a commencé, la poule ou l'oeuf, le CO2 ou le réchauffement ». Au même moment, un article de Julie Lévesque, intitulé « Changements climatiques : la "dissidence fabriquée" » et diffusé par le Centre de recherche sur la mondialisation, Mondialisation.ca, souligne notamment le rôle du Rockefeller Brothers Fund, du Rockefeller Family Fund, de Rockefeller Philanthropy Advisors et de la Rockefeller Foundation dans le financement d'organisations comme Greenpeace, Friends of the Earth, la Fondation David Suzuki, le Sierra Club, le World Wild Life Fund... Or, l'ancien président et directeur général de Chase Manhattan Bank, David Rockefeller, est connu pour avoir été en même temps l'un des fondateurs de la Commission Trilatérale. Laquelle doit se réunir à Dublin cette semaine, sans qu'à ce jour les médias en aient soufflé mot à de rares exceptions près. Mais qui finance les recherches sur le rechauffement climatique ? De touté évidence, un tableau transparent des liens entre les chercheurs et le secteur privé devrait être mis à la disposition des citoyens dans le monde entier. A fortiori, dans un contexte où depuis plus de vingt ans et même dans un établissement public français comme le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) ou dans nos universités publiques, les chercheurs sont de plus en plus systématiquement poussés vers les financements privés et les collaborations avec des industriels influents.



Que penser des recherches, publications, prises de position, rapports, évaluations... de la période récente sur le climat et le rechauffement planétaire, en ce qui concerne l'apparence d'impartialité, de neutralité et d'indépendance de leurs auteurs ?

Dans un article intitulé « La direction du CNRS soutient les climatologues », Sylvestre Huet s'était référé à ce communiqué de la présidence du Centre National de la Recherche Scientifique :

http://www.cnrs.fr/fr/une/actus/2010/10 ... llenvi.htm



Communiqué de la présidence du CNRS sur la recherche en climatologie.

3 avril 2010

À la suite de l’appel du 30 mars, de plusieurs centaines de scientifiques du climat aux « instances référentes de la recherche scientifique française », les principaux opérateurs de recherche impliqués en recherche environnementale ont publié vendredi 2 avril un communiqué (repris ci-dessous), sous l’égide de l’Alliance thématique AllEnvi.

Le CNRS s’est associé tout naturellement à cette mise au point et réaffirme sa confiance dans les travaux des chercheurs en climatologie. Je saisirai pour ma part le Comité d’éthique du CNRS ainsi que le C3N sur ce sujet. Ces questions complexes doivent être traitées avec sérénité, et sans en rajouter dans la polémique.

Alain Fuchs
Président du CNRS



(fin du communiqué)



Mais quel est aujourd'hui le poids des financements privés dans les recherches menées par des membres du C3N (Coordination des responsables des instances scientifiques consultatives nationales du CNRS) et par leurs collaborateurs d'autres pays ? Quels sont les liens éventuels entre ces collègues et le secteur privé, en France ou à l'étranger ?

Aucun résultat d'enquête ni statistique ne semble avoir circulé à ce sujet, pas plus que sur le financement des recherches en climatologie en France et sur le plan international.

Quant au Comité d'Ethique du CNRS, le COMETS :

http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique ... /index.htm

http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique ... mp_fct.htm

son président, Jean-Pierre Bourguignon, est depuis 1994 le directeur de l'Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES) :

http://www.ihes.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=21

dont le Conseil d'administration comprend de nombreux représentants du secteur privé et d'industriels, y compris parmi les membres fondateurs :

http://www.ihes.fr/jsp/site/Portal.jsp? ... _id=2419&a...

On y découvre des dirigeants ou anciens dirigeants de la Banque J.P Morgan, de Schlumberger Limited, d'AXA, de Saint-Gobain, d'EDF, d'EADS, de Paribas... sans aucune contrepartie représentative du monde du travail ou des citoyens.



Rappelons également, par exemple :

- que les revues dites « avec comité de lecture » sont pour l'essentiel des revues privées dont le contrôle échappe aux institutions,

- que la politique gouvernementale impose de plus en plus ouvertement aux chercheurs des collaborations avec le secteur privé,

- que l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) déclare financer les projets d'après « la pertinence économique pour les entreprises » (« their economic relevance for industries, when applicable »), voir :

http://www.agence-nationale-recherche.fr/Agence

http://www.agence-nationale-recherche.fr/Intl

L'ANR est présidée depuis août 2007 par Jacques Stern, jusqu'à très récemment président d'INGENICO :

http://www.enseignementsup-recherche.go ... d20109/jac...

http://www.ingenico.fr/

INGENICO est une société anonyme spécialisée dans les systèmes de paiements automatiques et dans les lecteurs de cartes bancaires :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ingenico

Depuis les années 1980, une doctrine a été progressivement mise en place au CNRS et dans d'autres organismes de recherche : l'organisme doit au chercheur un bureau et une affectation. Pour le reste, il appartient au chercheur de trouver des financements pour ses recherches. La recherche publique est ainsi devenue depuis en plus dépendante du secteur privé. Quelle est la situation actuelle, après plus de vingt ans de cette politique ?



Au vu de cette dépendance financière et politique par rapport au secteur privé progressivement imposée aux chercheurs, ensemble avec les collaborations dites public-privé découlant de la même politique, une question paraît inévitable : quelles sont actuellement les garanties d'indépendance de la recherche publique française ? Le problème se pose également à l'échelle européenne et mondiale, et souvent de manière encore plus inquétante.

C'est sans doute la première question qu'une enquête sur les recherches menées dans des domaines « sensibles » comme le climat devrait aborder dans la plus grande clarté. Il en est de même des possibles distorsions dues à l'influence des diverses formes de lobbying.

Dans une interview publiée par L'Express :

http://www.lexpress.fr/actualite/enviro ... claude-all...

Sylvestre Huet estime notamment que si Claude Allègre avait publié sa courbe litigieuse « dans une revue scientiifique », il aurait pu être sanctionné, mais que « dans un livre grand public, tout est permis ». C'est oublier que la publication de livres fait partie de l'activité professionnelle des chercheurs, et que les éditeurs des revues scientifiques sont également des éditeurs privés maîtres de leur politique éditoriale.

Il est exact, en revanche, que depuis fort longtemps les rapports entre Claude Allègre ou Vincent Courtillot et les multinationales ne semblent pas faire défaut. Mais sont-ils les seuls ?

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