sous la glace l'eau....

Suivi des anomalies de la banquise en densité et en superficie aux deux pôles.

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loulette
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sous la glace l'eau....

Message par loulette » 23 fĂ©vr. 2011, 21:00

voici une petite preuve que le réchauffement induit (ra) le refroidissement si le soleil ne veut pas s'en mêler..
perso croire que les calottes vont continuer de fondre sans qu'il ne se passe rien d'autre c'est se moquer royalement du monde. ce n'est que mon avis et ma théorie . Bon allé voici une bonne lecture :

En 1967, une expédition britannique découvre en Antarctique les premiers signes de la présence de lacs sous-glaciaires. En 2005, un article publié dans la revue Antarctic Science dresse un inventaire des 145 lacs répertoriés à cette date. Parmi eux, le célèbre lac Vostok, situé à l’est de l’Antarctique, dont la présence soupçonnée dès le milieu des années 1970 n’a été confirmée qu’en 1996, se distingue par son étendue. Avec ses 15 690 km2 (superficie se rapprochant de celle du lac Ontario) et sa profondeur dépassant les 1 200 m selon les dernières estimations, c’est en effet le plus grand lac sous-glaciaire connu à ce jour. Si les grands lacs sous-glaciaires, d’une superficie supérieure à 1 000 km2, ont la capacité de contrôler le déclenchement d’écoulements rapides de la glace, le lac Vostok est quant à lui isolé de tout fleuve de glace.

Des chercheurs américains se sont pourtant intéressés à une autre zone de l’est de l’Antarctique, peu étudiée jusqu’à présent : la Terre Reine Maud. Des observations antérieures laissaient en effet supposer la présence de lacs sous-glaciaires dans cette région. Or, c’est aussi dans cette contrée que se situe le plus grand fleuve de glace, nommé Recovery. Celui-ci, d’une longueur de 800 km, draine une superficie d’un million de km2 (soit 8% de la superficie de l’Antarctique Est, territoire plus vaste que les Etats-Unis), depuis le haut plateau intérieur polaire jusqu’à la plate-forme de glace côtière Filchner et finalement la mer de Weddell, en y déversant annuellement 35 gigatonnes de glace (soit 35 milliards de m3 par an).


Dans un article de 2007 paru dans la revue Nature, l’équipe américaine publie les résultats d’observations géophysiques et d’imagerie par satellite, révélant de fait l’existence de quatre lacs supplémentaires dans ce secteur. Enfouis sous 3 100 à 3 500 m de glace, ces lacs sont parmi les plus vastes de l’Antarctique, la somme de leurs superficies (comprises entre 1 490 et 4 385 km2) atteignant celle du lac Vostok. Mais ils sont également remarquables par leurs localisations, positionnées à l’origine des affluents du fleuve de glace Recovery. Dans cette région de faible topographie, les mesures de vitesse par interférométrie radar montrent en effet qu’en amont de ces lacs, la glace s’écoule à une vitesse inférieure à 5 mètres par an, tandis qu’en aval, cette vitesse augmente brutalement pour atteindre 20 à 30 mètres par an.


Robin Bell et son équipe mettent ainsi pour la première fois en évidence le lien existant entre les lacs sous-glaciaires et les fleuves de glace, les premiers initiant la brusque accélération des seconds. Ces chercheurs avancent deux hypothèses pouvant expliquer ce phénomène :
ces grands lacs modifieraient les échanges thermiques à l’interface eau-glace, en captant l’énergie géothermique du bassin environnant et en la relâchant à la base de l’inlandsis. Ceci conduirait à une soudaine accélération de l’écoulement de la glace d’une partie de l’inlandsis, c’est à dire à la création d’un fleuve de glace. Par conséquent, ces lacs auraient le pouvoir de conduire à l’effondrement de l’inlandsis.
les phénomènes périodiques de drainage de ces lacs, arrivés à leur stade de remplissage maximum, introduiraient de l’eau sur le parcours des fleuves de glace, les lubrifiant et accélérant ainsi leur écoulement. Ces débordements soudains de masses gigantesques d’eau douce pourraient du reste potentiellement interférer avec les courants océaniques et donc avoir un impact sur le climat.

Lorsque l’on sait que les lacs Recovery drainent une surface plus grande et se remplissent plus vite que tous les réseaux de lacs sous-glaciaires déjà connus et lorsque l’on considère l’apport colossal aux océans du fleuve de glace Recovery, il apparaît nécessaire de poursuivre les recherches sur ces systèmes hydrologiques sous-glaciaires qui contrôlent effectivement la stabilité de l’inlandsis Antarctique et son impact potentiel sur l’élévation du niveau des océans. Si l’équipe de Robin Bell a fourni une pièce maîtresse du puzzle de l’évolution dynamique des inlandsis, ce puzzle doit être reconstitué en totalité tant son importance est grande dans les simulations de prévisions du climat.

NB : Au cours de l’Année Polaire Internationale, de nombreuses campagnes de mesures aériennes et des expéditions terrestres ont été programmées. Une expédition américano-norvégienne traversera en 2008 la région des lacs sous-glaciaires Recovery. La dernière traversée de cette contrée remonte à 1965-1966 mais n’avait cependant pas permis de découvrir ces lacs à l’époque.

Sources : Bell. R. E. et al. (2007) Large subglacial lakes in East Antarctica at the onset of fast-flowing ice streams. Nature. 445(7130), 904-907.
Kohler. J. (2007) Glaciology : Lubricating lakes. Nature. 445(7130), 830-831.
Siegert M.J. et al. (2005). A revised inventory of Antarctic subglacial lakes, Antarctic. Science, 17(3), 453-460.
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