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Vénus abriterait-elle la vie ?

Venus est considérée depuis toujours comme une des planètes les plus inhospitalières par les astronomes. En raison de sa proximité avec l’étoile de notre système, la pression à la surface est estimée à 90 atmosphères et la température à sa surface atteint les 450 °C. Des conditions extrêmes, et peu adaptées au développement de la vie. De même, les instruments électroniques ne peuvent y tenir longtemps.

C’est la raison pour laquelle les chercheurs n’ont pu rassembler que très peu d’informations à son sujet.

Toutefois, plusieurs missions d’explorations ont été menées sur place au cours de ces dernières années, par les agences spatiales mondiales.

Venus, une planète inhospitalière

La NASA et l’ESA ont ainsi utilisé les ultraviolets pour sonder Venus depuis l’espace. L’agence spatiale américaine avait même envisagé de faire atterrir un engin spatial à la surface de la planète, dans le cadre de son programme New Frontiers. La mission portait le nom de SAGE pour Surface and Atmosphere Geochemical Explorer.

Cependant, elle avait fini par abandonner le projet. Après avoir procédé à de nombreuses simulations, l’agence avait en effet fini par conclure que la technologie humaine n’était pas assez avancée pour concevoir un atterrisseur suffisamment résistant pour faire face aux conditions environnementales de la planète.

Les Russes s’intéressent aussi beaucoup à cette planète. Dans le cadre d’un de leurs programmes, ils ont d’ailleurs réussi à lâcher dans son atmosphère des ballons flottants.

Ces derniers ont survolé Venus à une altitude de 54 kilomètres environ et ils ont révélé l’existence d’une couche caractérisée par des conditions plus clémentes. Dans cette zone, la température est évaluée à 32 °C avec une pression de 0,5 atmosphère.

Des micro-organismes sur Venus ?

Cette découverte stupéfiante a conduit les astronomes et les planétologues à réaliser de nouvelles études. Ces dernières ont révélé que Venus n’a pas toujours été aussi inhospitalière.

D’après les chercheurs, la planète aurait ainsi pu être habitable entre 2,9 milliards d’années et 175 millions d’années. Ils pensent même qu’elle a pu abriter la vie durant cette période.

Pour s’en assurer, les Russes et la NASA travaillent sur une mission commune baptisée Venera D, une mission visant à faire atterrir une sonde sur Venus, une sonde qui sera cette fois capable de tenir plusieurs jours avant de rendre l’âme. Le lancement de l’appareil est planifié pour 2024.

En parallèle, les chercheurs travaillent aussi sur un dirigeable capable de flotter dans l’atmosphère de la planète : Vamp.

source : http://www.fredzone.org/

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