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Une goutte froide provoque des records sur l’europe de l’ouest

Il est peu de dire que le mois de mai 2018 se montre électrique. Pour la seule journée de ce lundi 28, Météo France a relevé près de 34 000 impacts de foudre sur notre territoire. Et ce n’est pas fini. Mais au fait, pourquoi cette permanence orageuse ? À cause d’une petite goutte froide. Et, accessoirement, du Portugal. On vous explique.

Allez, essayez de vous souvenir : il n’y a eu qu’une seule journée sans aucun orage sur le territoire français en ce (joli ?) mois de mai 2018. Elle aurait dû, aurait pu, vous marquer. Non ? Bon, c’était le 2 mai. Ce mercredi a été le seul jour sans éclair, sans tonnerre, sans grondement. Car pour le reste…

Une victime en Mayenne, de destructeurs déluges de grêle dans le Bordelais et les Charentes, des coulées de boue dans l’Oise, des inondations en Normandie, Lorraine et Île-de-France, jusque dans le métro parisien : le mois de mai a été le mois le plus orageux depuis 2000, affirme Météo France. Chiffres impressionnants à l’appui.

Des chiffres du tonnerre
L’institut de prévisions a ainsi recensé « 33 841 impacts de foudre au sol » pour la seule journée de ce lundi. « C’est la deuxième journée la plus orageuse en mai depuis 2000 derrière le 28 mai 2016 », détaille l’institut de prévision sur Twitter.

Une journée ne fait pas un mois, direz-vous. Certes. Il n’empêche : le mois qui arrive à sa fin « est d’ores et déjà le mois de mai comptabilisant le plus grand nombre d’impacts de foudre au sol depuis 2000 », note Météo France sur son site.

Du mardi 1er au mardi 28 mai 2018, la foudre a frappé 153 650 fois. Le précédent record mensuel, 122 593 impacts, datait de mai 1989. Et puis, surtout, le mois n’est pas fini. Et les orages non plus. « Ce bilan est provisoire, note en effet l’institut météorologique français, car une forte activité électrique est encore attendue cette semaine ».

Maintenant que l’on sait à quoi s’en tenir, pourquoi tous ces orages un peu partout en France depuis bientôt un mois ?

Pourquoi ce mois de mai est-il aussi électrique ?
On l’a vu, pour créer un orage, il faut d’abord et avant tout de l’instabilité. En ce mois de mai 2018, il a fait, et il fait encore très doux. La faute à de réguliers et chauds flux venus du sud qui rencontrent de l’air sec et froid venu du nord.

Ces jours derniers, et ce sera encore le cas dans les jours qui viennent, une petite dépression, avec de l’air froid en altitude, était centrée sur le Portugal. C’est ce qu’on appelle une « goutte froide ». Ondulant quasiment sur place, on l’a vu faiblir, se résorber, puis se régénérer, et même se faire remplacer par une autre petite perturbation venue du proche-Atlantique.

Toutes ont eu et ont encore le même effet : tournant dans le sens inverse ses aiguilles d’une montre, elles propulsent sur la France des vents de sud venus du Maghreb. Des vents chauds, donc, dont les températures montent encore au fil de la journée et de l’ensoleillement. Du coup, l’air chaud et humide monte et se condense pour former des nuages d’orages, l’effet étant encore renforcé par la présence d’un air sec et froid en altitude, venu, lui, du nord. Choc thermique, instabilité, nuages d’orage.

Pour l’instant, les prévisions des prochains jours ne laissent pas entrevoir de réelle amélioration. Ce mercredi, Météo France a encore placé 41 départements en vigilance orange, du sud-ouest aux frontières de l’est ainsi que près de la Manche.

source : https://www.ouest-france.fr/meteo/orage/meteo-pourquoi-autant-d-orages-en-ce-mois-de-mai-qui-devrait-battre-des-records-5791951

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