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Un monde en quête d’une éternelle jeunnesse

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jeunesseImaginez un monde d’une éternelle jeunesse. Imaginez cela dans plusieurs decenniers ou bien plusieurs siècles. Tout ceci semble impossible, et pourtant en étudiant le génome d’un polype d’eau douce réputé ‘immortel’, des chercheurs allemands y ont découvert un gène dont ils ont établi le lien avec cette longévité hors norme. Selon eux, le fameux gène est également présent chez l’Homme.

 

 

 

La quête de l’éternelle jeunesse et même de l’immortalité fait depuis des décennies l’objet de très nombreux travaux scientifiques. Est-il possible d’empêcher le vieillissement de notre organisme et ainsi en prolonger indéfiniment la survie ? Pour l’heure, la réponse reste négative. Néanmoins, la recherche progresse de plus en plus dans le domaine et fait parfois des découvertes plus qu’intéressantes.

C’est notamment le cas de la trouvaille récemment décrite dans la revue Labor Praxis par Thomas Bosch et des chercheurs de l’Université Christian Albrecht de Kiel (Allemagne) et de l’Hôpital universitaire de cette ville. Chez un animal appelé hydre, ceux-ci ont réussi à dénicher un gène qui lui permet de conserver une éternelle jeunesse. En effet, ce cnidaire (invertébré primitif) de quelques millimètres vivant dans des lacs et des cours d’eau, a la faculté de se régénérer presque indéfiniment, notamment grâce à des cellules souches très dynamiques et particulièrement promptes à se diviser. Des individus subsistent ainsi en laboratoire depuis plus de cinquante ans et sont en aussi bonne santé qu’au début de leur captivité.

Le gêne FoxO, très actif chez les hommes centenaires

Toutefois, les mécanismes impliqués dans cette longévité restaient floues jusqu’ici. Pour en savoir plus sur ces étranges polypes, les chercheurs ont donc étroitement étudié leur génome et identifié un gène appelé FoxO, également présent dans le génome des autres animaux, dont l’Homme. Or, après avoir désactivé le fameux gène chez plusieurs spécimens, les scientifiques ont observé chez ceux-ci un vieillissement et un affaiblissement du système immunitaire. Autrement dit, les animaux sont devenus bien plus vulnérables aux maladies que leurs congénères.

Des études antérieures avaient déjà décelé, chez des humains centenaires, un gène FoxO particulièrement actif. Cette nouvelle recherche renforce donc l’intérêt porté à ce gène et l’équipe de Thomas Bosch compte bien poursuivre ses travaux sur le polype et son extraordinaire longévité, en liaison avec les recherches d’autres généticiens travaillant sur d’autres espèces, notamment l’Homme.

Une autre étude :

«Miroir oh mon miroir, suis-je toujours aussi belle ? » Du conte de fée à la réalité, il n’y a bientôt plus qu’un pas, la récente découverte d’un médicament anti-rejet dans les sols de l’Île de Pâques relançant la course au mythe de l’éternelle jeunesse.

Selon l’étude de deux chercheurs américains publiée début juillet, la rapamycine pourrait devenir la fontaine de jouvence du XXIe siècle. De fait, David Harrison et Randy Strong démontrent qu’elle augmente la durée de vie des souris de 9 % chez les mâles et de 13 % chez les femelles. Mais il leur faudra encore chercher leur lot d’années avant que ne soient validés ses effets sur l’être humain. Déjà des voix s’élèvent pour mettre en garde les personnes en bonne santé contre « la tentation de prendre de la rapamycine pour vieillir moins vite ». « Les potentiels effets immunodépressifs de ce composé suffisent à conseiller la prudence », insistent deux scientifiques de l’université de Washington. Toutefois, la découverte pourrait permettre de développer des analogues de la rapamycine dépourvus d’effets secondaires dans l’espoir de lutter contre les maladies de l’âge.

Nous l’avons donc compris, le marché de l’esthétique médical ne cesse de croître et de nombreuses surprises nous attendent…

Discussion ici en cours

sources : http://www.maxisciences.com/ / http://www.ladepeche.fr

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