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Notre Terre Mêre

La terre, qu’on est en train de malmener, est notre plancher, notre Eden, notre lieu de bien-être. Mais les choses se gâtent ! On garde encore la nostalgie du temps où l’on pouvait la cultiver à échelle humaine, sans trop de frais, dans un environnement favorable, un air pur, des pluies régulières. On pouvait récolter ses fruits non empoisonnés, car les pesticides et engrais chimiques étaient inutiles, et les o.g.m. ignorés. Il fait encore bon vivre sur notre terre, mais pour combien de temps ? Un ennemi sournois, tapis quelque part, risque de se manifester à l’improviste, pour renverser la situation : changements climatiques, sécheresses, inondations, nouveaux parasites, etc.

On constate des comportements inquiétants du gulf stream. Ce courant marin qui serait en train de disparaître ou de changer ses habitudes millénaires, et ainsi, modifier nos climats, notre agriculture, notre pêche, fondre nos banquises, élever le niveau de la mer et, peut-être, provoquer des migrations de populations vers des régions plus clémentes.

Depuis longtemps on parle de ne plus détériorer notre planète. D’aucuns pensent qu’il est trop tard pour remédier efficacement à un dommage irréparable. Ce qui est plutôt mal reçu : on n’aime pas les prophètes de malheur ! Il est vrai qu’il faut être spécialiste pour bien juger de ces choses. Je ne me prononcerai donc pas sur le bien-fondé de ces prédictions.

Mais je peux dire sans trop de risque de me tromper : il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Sur cette terre-mère, identifiée dans la mythologie grecque à Gaia, plus de quatre millions d’espèces y foisonnent. Nous sommes, nous, les êtres humains, une de ces espèces. Et pas la moindre ! Car nous avons le pouvoir de tuer Gaia,ou de la rendre meilleure. Sommes-nous capables, tous ensemble, d’être intelligents, et de poursuivre un même but ? Nous avons à combattre un ennemi redoutable : le dieu argent ! Il a des alliès en chacun de nous : nous ne voulons rien dépenser, ou si peu, pour améliorer la situation de notre mère terre. Nous voulons tout recevoir d’elle, et rien lui donner. Elle serait si généreuse, capable de nourrir surabondamment les six milliards et plus que nous sommes, si nous acceptions de collaborer avec elle collectivement.

Notre destinée, c’est nous qui la créons. Par nos actes, bien sûr. Mais aussi, par notre façon de nous situer entre ciel et terre. Il y a en nous, une force ascensionnelle, qui nous élève. Il y en a une autre, de pesanteur, qui nous attire vers le bas, et nous fait vivre selon nos instincts, comme les plantes et les animaux. Entre l’une et l’autre, nous sommes écartelés.

Rappelons-nous la phrase d’Archimède : « Donnez-moi un levier et un point d’appui, et je souléverai la terre… » Pour réussir dans les travaux d’entretien et de restauration de Gaia, nous avons besoin de ce point d’appui : une confiance plus grande en une réalité qui nous dépasse. Nous avons aussi besoin du levier : une motivation plus forte et une vue plus élevée que notre horizon immédiat.

C’est un peu ce que veut nous dire cette histoire simplette et connue du moyen-âge. Je la résume : un sage (ou un journaliste interviewer de l’époque !) se promenait sur un chantier de construction d’une cathédrale. Il interroge un premier tailleur de pierres : Que fais-tu ? – « Tu le vois, je taille des pierres … c’est fatigant ! ». Un peu plus loin, même question à un deuxième » Plus inspiré, il répond : « En taillant des pierres, je gagne ma vie et celle de ma famille… ». Et toi, demande-t-il à un troisième accomplissant la même tâche. Tout rayonnant, il réplique :  » Moi, je construis une cathédrale ! » La réponse était suffisante pour justifier sa joie de jouer un rôle d’artiste, si valorisant.

Nous aussi, nous construisons ou restaurons une cathédrale, c’est notre planète terre. Nous avons besoin, pour cela, de cette sorte de foi qui donne la force ascensionnelle. Comme l’air et le souffle qui nous fait vivre, elle s’expérimente, mais ne se voit pas. Une force puissante, qui remplit l’univers, se donne à tous et à chacun, et se partage sans s’épuiser.

Il faudrait changer notre vision des choses. Se sentir intégré dans cet ensemble cosmique, non comme des forçats au bagne, obligés de tailler des pierres, mais comme des amis, faisant partie à part entière d’un mouvement universel, portés par cette force ascendante. Respectons Gaia, faisons-lui confiance. Elle nous le rendra !

source : http://www.naturavox.fr:80/

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