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Nos ancêtres se sont mélangés avec une autre espèce humaine… à plusieurs reprises

L’Homme de Denisova et l’Homme de Neandertal ont tous deux cohabité avec l’Homo Sapiens. Quand Neandertal se développait à l’ouest, l’Homme de Denisova était localisé plus à l’est. Si on sait que l’Homme de Neandertal et l’Homme de Denisova ont eu des relations sexuelles avec l’Homo Sapiens, une nouvelle étude montre que l’Homme de Denisova s’est accouplé avec l’Homo sapiens au cours de deux événements majeurs ; ce qui a contribué à l’élaboration du génome moderne des individus océaniens et du sud-est asiatique.

QUI EST L’HOMME DE DENISOVA ?
L’Homme de Denisova est une espèce éteinte du genre Homo qui a cohabité avec l’Homme de Neandertal et l’Homo Sapiens. La découverte dans une grotte en Sibérie d’un morceau de doigt et quelques phalanges de cet hominidé dans les montagnes de l’Altaï a été un événement archéologique majeur. Il a permis de comprendre que d’autres hommes archaïques avaient pu avoir des relations sexuelles avec l’Homo Sapiens.

RELATIONS ENTRE LES DIFFÉRENTES ESPÈCES DU GENRE HOMO
On sait que l’Homme de Neandertal a cohabité avec l’Homo Sapiens et bien plus encore car les analyses génétiques de ces dernières années ont montré qu’il contribuait à hauteur de 1 à 4 % de notre génome. En Eurasie, l’Homme de Neandertal contribue à environ 2 % du génome actuel. En Océanie, l’apport du génome Denisovien contribuerait à environ 5 % du génome actuel alors que son apport ne serait que de 0,2 % dans les populations asiatiques.

L’hypothèse la plus vraisemblable jusqu’ici était que les Denisoviens s’étaient accouplés avec les populations d’Océanie; les populations métissées résultant de ses interactions se sont ensuite accouplées avec des individus d’Asie lors d’épisodes migratoires.

DEUX ÉVÈNEMENTS MAJEURS IDENTIFIÉS
Les chercheurs ont donc décidé d’étudier les relations entre l’Homme moderne et les Denisoviens. Pour ce faire, le génome d’un Dénisovien et des génomes de l’Homme de Neandertal ont été séquencés et comparés aux génomes d’humains récents. Les chercheurs ont confirmé l’apport génétique des Denisoviens dans la population océanienne mais aussi dans la population du sud-est asiatique. Les auteurs de l’étude publiée ce mois-ci dans The Cell ont alors avancé une autre explication : l’existence de deux voies de métissage distinctes.

Un métissage aurait eu lieu entre les ancêtres des Océaniens et les Dévisoniens lors d’une migration vers le sud, et un autre se serait produit entre les Dévisoniens et les ancêtres des populations asiatiques lors des migrations vers le nord. Ces résultats montrent que l’histoire de notre espèce est beaucoup plus riche en rebondissements qu’on ne le pensait.

source : https://dailygeekshow.com/

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