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Mike Horn créé l’exploit de la traversée de l’Antarctique en solitaire

Le célèbre explorateur sud-africain Mike Horn est parvenu à traverser l’Antarctique en solitaire. En 57 jours, il a parcouru 5100 kilomètres.

« Rappelez-vous que les rêves ne se réalisent pas. Vous devez les faire devenir réalité »

Il avait déjà montré son talent dans l’émission «A l’état sauvage», diffusée sur M6. Mais ce que vient de faire Mike Horn est tout simplement exceptionnel. A 50 ans, l’explorateur et auteur est parvenu à traverser l’Antarctique en ski de randonnée, tracté par une voile de kite, sans l’aide de personne -excepté un ravitaillement- ni engin à moteur. En 57 jours, il a traversé 5100 kilomètres sur le continent blanc dans des conditions extrêmes.

  

Le périple a commencé sur le Pangea, un navire brise glace, sur lequel Mike Horn a passé une semaine à lutter contre les eaux tumultueuses de l’océan Austral, avant de débarquer le 21 décembre sur le plateau continental de l’Antarctique, accueilli par des manchots Adelie. «La plupart des excursions vers le sud du continent sont opérées autour de la péninsule antarctique. La majeure partie des recherches est effectuée dans des stations internationales dédiées –dont aucune ne se trouve à proximité de l’amarrage du Pangea-. Nous étions probablement les premières personnes que ces manchots ne voient», écrit Mike Horn sur la page de son expédition.

Son compagnon de voyage ? Un traineau dans lequel il embarque tout son matériel de voyage, soit une tente, de quoi se nourrir et de multiples équipements pour se protéger du froid et affronter les longues étendues de glaces. Après des centaines de kilomètres sur ses skis, Mike Horn s’est offert une belle frayeur. «C’était rock n roll aujourd’hui. J’étais sur les plaines de Sastugi depuis 140 kilomètres quand le traineau s’est retourné», dit-il le 30 janvier. Dans l’incident, il a brisé un de ces skis qu’il a du couper pour le réutiliser. Ce n’est pas le seul incident qu’a connu l’explorateur. Le lendemain, pour le nouvel an, il a perdu une partie de son matériel de cuisine. «Je me suis arrêté à 23h pour déployer ma tente et emballer mon cerf-volant et puis j’ai découvert que mon récipient n’était plus dans le traîneau. J’ai regardé à l’arrière et j’ai vu une fente à travers la bâche. Il a du tomber n’importe où le long des 220 kilomètres. Sans un récipient et une poêle je ne peux pas faire fondre la neige. Donc, pas d’eau ni de nourriture !», écrit-il. En guise de solution, il a alors découpé une bombonne de fuel.

Le 7 février a marqué la fin de son aventure et la réussite d’un exploit hors norme. Il a écrit son nom dans la maigre liste des personnes ayant traversé l’Antarctique. Quelques mois avant lui, un autre explorateur, le britannique Henry Worsley, s’était tué en tentant l’exploit. Il se trouvait à seulement 48 kilomètres de son point d’arrivée.

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extrait et source de http://www.parismatch.com/

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