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L’Occident : vers une société Matriarcale

“Nous vivons dans une société matriarcale. La preuve ? : Si nous vivions dans une société patriarcale, la polygamie serait admise. Il est généralement convenu que les femmes cherchent un homme qui saura combler tous ses besoins de tendresse, d’affection, de sexe, de sécurité financière (jusqu’à il n’y a pas si longtemps et même encore maintenant). Il est tout aussi généralement convenu que l’homme aimerait avoir plusieurs femmes. Même le lendemain d’une bonne baise, ne tourne-t-il pas la tête pour observer cette jeune et jolie passante aux belles jambes ? ” François Brooks

Mais en vérité cette société le sera réellement quand l’égalité des sexes au travail sera un fait. Ce tournant a débuté depuis quelques décennies…

 

Dans une société matriarcale : exemple : Les Mosos vivent sur les hauts plateaux du Sud-Ouest de la Chine. C’est une société matriarcale :

La filiation matrilinéaire : la filiation est transmise uniquement par les femmes.

Les enfants appartiennent au groupe social de leur mère et la transmission du patrimoine, du rang et du nom se fait uniquement entre la mère et ses enfants.

La possibilité récente aux familles en France de transmettre le nom de la mère marque un tournant dans ce pays. Dans d’autres pays tel que l’espagne, le nom de la mère est accolé à celui du père.

Le géniteur ne joue un rôle que dans l’engendrement de l’enfant. Mais l’enfant ne connaîtra pas l’identité de son géniteur. Chez les Mosos, la paternité n’est pas reconnue (il n’existe aucun mot pour définir le « père »).

De plus en plus de mêres font un enfant “seules” en occident. Au début du XX eme siècle, c’était considéré comme une tragédie mais aujourd’hui c’est presque devenu un fait de société très habituel.

La visite furtive : situation selon laquelle le garçon retrouve la fille le soir dans sa chambre pour une rencontre à la dérobée. Cette pratique qui empêche toute relation durable entre un homme et une femme a pour effet que le sentiment de jalousie et de fidélité n’existe pas chez les Mososet donc que le mariage n’a aucune raison d’être.

Le fait de banaliser de plus en plus le mariage au sein de l’occident, n’est il pas en soit un signe que le mariage n’a plus raison de vouloir exister sauf peut être pour ceux qui gardent encore la nostalgie du passé. Le mariage est toujours une belle réussite pour des personnes croyantes et qui gardent à l’esprit l’existence d’une famille où le père et la mère ont un rôle crucial à jouer pour élever les enfants ensemble.

Même Hollywood fait la part belle d’un futur où la société serait matriarcale :

Ghosts of Mars – Etats-Unis, 2001 : En 2176, la planète Mars est devenue une colonie minière dirigée par une société Matriarcale.

Les femmes ont acquis de plus en plus de pouvoir en occident depuis le début du XX eme siècle. Elles ont obtenu la possibilité de travailler depuis la 1ere guerre mondiale quand elles devaient remplacer les hommes à la guerre, le droit de vote en 1948 en France, le combat des féministes dans les années 70 et la libération sexuelle, elles ont atteint tous les niveaux du pouvoir dans les années 80 (Madame Tatcher en est un excellent exemple et quelle réussite économique pour l’Angleterre aujoud’hui qui peut remercier cette femme). Les femmes ont d’excellents résultats scolaires qui battent fréquement ceux des hommes, mais bizarement sont très mal représentées professionnellement encore au début du XXIeme siècle. La confiance donnée aux femmes par les hommes ne suivent pas. Des lois sont passées pour une égalité des salaires. Tout va dans le sens de cette égalité tant désirée. Mais les femmes résistent et deviennent chauffeurs, militaires, chef d’entreprise… elles se battent et deviennent des rivales à part entière et au delà des espérances. Dans les foyers, elles prennent un maximum de responsabilités. Les hommes ne peuvent que bien se tenir, elles n’ont pas fini de parler d’elles. Mais ne serions nous pas en train de basculer vers une future société matriarcale ? Vont elles réussir là où les hommes ont échouer ?

À la préhistoire, l´homme géniteur pouvait difficilement affirmer être le père de tel enfant ou tel autre puisqu´on ne voyait pas le rapport entre la relation sexuelle et l´enfantement. Si la femme avait plusieurs relations, cela compliquait beaucoup l´identification du père. La filiation matriarcale allait de soi. On identifiait l´enfant à sa mère, qui était le modèle “autoritaire”, ou “parental”. L´enfant adoptait son influence du chef de famille. Les femmes ayant les enfants de leur côté, elles étaient d´une influence énorme dans la politique du clan; elles étaient le chef.
“Dans les temps les plus reculés, le rôle du mâle dans la reproduction n´était pas reconnu. L´acte sexuel n´était pas perçu comme la cause directe de la reproduction, mais plutôt, par analogie, comme la cause magique : l´acte lui-même était considéré (il l´est toujours par certains primitifs) comme le rituel qui déclenche le processus de la vie. Mais seule la mère était considérée comme l´agent exclusif de la reproduction. D´où l´importance accordée à tout ce qui procède du principe féminin qui donne la vie et qui nourrit.” (Jacques Languirand, Mater materia, p.113.)
Cette société matriarcale qui exista il y a longtemps n´est parvenue jusqu´à nous que par des traces de religions. Mais nous savons que ces religions considéraient Dieu comme la Déesse-mère, ou Mère-nature. Le partage était valorisé et la satisfaction collective était une priorité. Ces priorités semblent être laissées de côté dans notre civilisation patriarcale, où la concurrence et la victoire du plus fort semblent être les seules bonnes valeurs. La sexualité, dans une telle atmosphère, ne peut être que la possession du couple obsessionnel. Tandis que dans une société matriarcale, le désir d´accomplissement collectif prépare mieux à une flore sociale libertine.
Dans le Da Vinci Code, on retrouve cet hommage au matriarcat; Leonardo Da Vinci allait même plus loin puisqu’il était, en quelque sorte, le “promoteur” de l”androgynie vraie”. Il perpétue ainsi le “mythe” de l’androgyne originel.
Eve n’est pas issue d’une côte d’Adam, mais d’un côté d’Adam !
Vous saisissez la nuance… de taille !

Sources : http://www.philo5.com/Feminisme-Masculisme/961113%20Nous%20vivons%20dans%20une%20societe%20matriarcale.htm /http://www.aix-mrs.iufm.fr/formations/filieres/ses/tice/cheybanrey6.htm /

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