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Les fourmis, meilleures pour gérer la circulation que les êtres humains

Les routes entretenues et empruntées par les colonies de fourmis sont un modèle de circulation: le trafic y est toujours fluide.

Pour éviter les bouchons sur les routes, les ingénieurs de la circulation devraient s’inspirer des fourmis. Et plus particulièrement de Formica pratensis, espèce qui ne connaît pas les ralentissements, et ce, quelle que soit la densité du trafic. Mieux: plus ces fourmis sont nombreuses sur les voies, plus elles se déplacent vite. C’est ce que révèle une étude publiée dans la revue allemande The Science of Nature et signalée par le Washington Post.

Ces fourmis évitent les embouteillages en ajustant leur trajectoire. Un objet sur trouve sur leur trajet? Il suffit à la fourmi qui tombe dessus de le ramasser et de le déplacer s’il est suffisamment petit afin de ne pas gêner le flux de circulation. S’il leur arrive d’entrer en collision, ces accidents de la route ne ralentissent pas les colonies. Au contraire: les insectes les mettent à profit en échangeant des informations sur le chemin à suivre et la nourriture qui se trouve au bout. À chaque espèce son constat et son Autoroute Info.
Ajout de voie
Le trafic devient dense sur les autoroutes à trois voies qu’elles ont créées? Elles se déploient alors de la voie centrale aux voies adjacentes –on apprend en effet que les fourmis doublent par la droite, à la Britannique.

Les scientifiques ont tenté de créer des engorgements, en ajoutant de la nourriture dans les zones d’alimentation et donc des fourmis sur les sentiers, rien n’y a fait… Parce que les laborieuses marcheuses avaient plus d’un tour dans leur sac: en cas d’affluence, elles quittaient la route et marchaient sur l’herbe des bas-côtés. «C’est comme si nous étions capables d’ajouter des voies lorsque le trafic s’intensifie. Ce qui serait sympa!» souligne Christiane Hönicke, un des co-auteurs de l’étude. Sympa pour les automobilistes, oui, mais pas forcément du goût des piétons en ville.

Les fourmis cherchent la nourriture aussi efficacement qu’un algorithme de Google

Internet et les fourmis fonctionnent de la même manière. En 2012, une étude réalisée par des chercheurs de Stanford mettait en évidence un point commun entre les deux. Le protocole de collecte de nourriture des insectes est comparable au Transmission Control Protocol sur internet (TCP). Gizmodo expliquait alors que de la même façon que «TCP ralentira la transmission de données si les paquets initiaux indiquent que le débit est faible, les fourmis moissonneuses enverront moins de foreuses à la recherche de nourriture si celles qui sont parties en premier mettent trop de temps à revenir avec quelque chose.»
Il s’agissait donc de gestion des flux. Une récente étude publiée sur Proceedings of the National Academy of Science of the United States of America s’est penchée sur cette même thématique, en étudiant plus particulièrement les méthodes de recherche et d’organisation des fourmis.

TDF

Source : http://www.slate.fr/

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