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Le rapport secret du Pentagone sort en livre

Le changement climatique risque d’être beaucoup plus rapide et surtout beaucoup plus nocif que prévu : Europe désintégrée sous les flux migratoires, Asie devenue poudrière nucléaire, chaos géopolitique, famines… un rapport commandé et enterré par Donald Rumsfeld imagine le pire. A Flu on s’est dit que c’était une bonne manière de fêter le printemps.

Rien n’est plus certain : le monde va mal. Très mal. Les températures montent, les glaciers fondent, les grands courants océaniques sont perturbés. Et si le monde faisait une allergie à l’humanité ? Ce ne serait pas trop tôt. Mais ce ne serait pas la première fois. En effet : un petit âge de glace entre les XIV° et XIX° siècles, une brève période de glaciation il y a 8200 ans, un écroulement généralisé il y a 12700 ans. Pour un peu, on y prendrait goût. Vous souriez ? Attendez. Le Rapport secret du Pentagone sur le changement climatique vous fera passer l’envie de rire.

Vous croyiez que l’âge de glace, comme l’âge du plein emploi, du cinéma en Technicolor et des cannes-épées, appartenait définitivement au passé ? Peter Schwartz et Doug Randall, les deux spécialistes qui ont rédigé le Rapport sur demande du Bureau du Secrétaire américain à la Défense pensent exactement le contraire. Ils pensent que le pire est à venir. Les hivers qui n’en finissent pas ? Une plaisanterie en regard de ce qui nous attend. Rappelez-vous Montesquieu ou Nietzsche : tout dépend toujours de la météo. Tout : l’humeur, l’économie, la politique, la guerre.

L’Europe ? Un désert battu par les vents
C’est ainsi que, suivant Schwartz et Randall, l’élévation actuelle du niveau des températures sera à terme source d’une élévation générale du niveau de nervosité dans le monde. Pourquoi ? Tout simplement parce que qui dit élévation des températures dit aussi transformation des conditions atmosphériques (pluies, vents, etc.). Et qui dit transformation des conditions atmosphériques dit transformation des conditions de l’agriculture. Et qui dit transformation des conditions de l’agriculture dit transformation du niveau de vie des individus.

Et pas forcément dans deux ou trois siècles, tout cela est pour bientôt : Schwartz et Randall sont d’ailleurs chargés de répertorier les catastrophes prévisibles et la manière dont les Etats-Unis vont assurer leur sécurité dans un monde qui part en vrille. Que se passera-t-il lorsque l’élévation des eaux aura fait du Bangladesh une immense mare de boue salée ? Que se passera-t-il lorsque toute l’Europe du Nord ressemblera à un désert battu par les vents et que le Sud de l’Italie ressemblera à la côte belge ? Que se passera-t-il lorsque les principaux fleuves du monde se seront transformés en dernières sources d’eau potable ? Que se passera-t-il lorsque les surfers pourront choisir leur tsunami comme aujourd’hui ils choisissent leur vague ?

Pour Schwartz et Randall, les choses sont simples : le monde va avoir faim et soif. Suivant leur scénario, il est même possible de prédire que, d’ici 2030, l’Europe se sera désintégrée sous les flux migratoires venus du Nord comme du Sud, l’Asie sera devenue une poudrière nucléaire minée par les famines, les Etats-Unis une forteresse paranoïaque et l’Australie le dernier paradis. Le pire, c’est que nous ne serons même pas morts. C’est sans doute pour cela que les autorités qui avaient commissionné le Rapport se sont empressées de l’enterrer : personne n’aime voir son propre futur en face.

Rapport secret du Pentagone sur le changement climatique, Allia, 80 p., 6,10 euros.

sources : http://www.fluctuat.net

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