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Le krill contribue aux puits de carbone

Des chercheurs de chez British Antarctic Survey (BAS) et de l’université de Hull ont fait une découverte inattendue : un nouveau puits de carbone dans l’Océan austral : le Krill.

Le krill est utilisé par les baleiniers pour désigner les milliards d’animaux planctoniques qui constituent la nourriture des baleines. Le plus connu, Euphausa superba, ressemble à une crevette. Donc, le krill est un des éléments constitutifs du plancton, vivant habituellement en banc. Il se déplace en fonction du phytoplancton dont il se nourrit. 

Voyez ici cet animal si petit et pourtant qui joue un rôle majeur…

Le corps du krill est translucide. Ce petit crustacé mesure de 0,6 à 10 cm (0,2 à 3,9 pouces) de long. Le krill possède des organes luminescents, ce qui le rend visible dans l’eau la nuit (ce qui donne de merveilleux spectacles lors de la plongée de nuit). Evidemment, le krill vit dans les eaux froides (-1,8 à 1,8°C). Il semblerait que sa longévité soit de 4 à 5 ans. Il ne peut se reproduire qu’à deux ans et demi.

Le krill est une sorte de petite crevette, crustacé de 6 à 7 cm de long pesant 2 g, au corps presque transparent légèrement verdatre car il se nourrit en filtrant le phytoplancton, pigmenté de points rouges et montrant deux grands yeux noirs. Il vit jusqu’à six ans.

Il en existe 85 espèces réparties dans le monde, vivant en essaims gigantesques dans les couches supérieures de l’océan, formant parfois des bancs de deux millions de tonnes s’étendant sur 450 km2.

Le krill est donc l’animal le plus abondant de la planète, avec des estimations de quelque 650 millions de tonnes. Celui de l’océan austral, le krill antarctique, se nomme Euphausia superba. Il est au centre de la chaîne trophique, puisque calmars, mammifères marins, oiseaux, poissons et certains cétacés s’en nourrissent. Avec un rendement très faible puisque pour grossir de 1 kg, ils doivent en absorber 100 ! Les baleines en mangent pluisieurs tonnes par jour.Ainsi, le déplacement des ces minuscules crustacés entraîne à lui seul, la migration des géants des mers.

Son nom dans le nord de l’océan Atlantique est Meganyctiphanes norvegica.
Les travaux de recherche, publiés dans la revue Current Biology, ont permis d’établir que le krill se nourrit de plancton microscopique dans les eaux de surface de l’océan et migre vers des eaux beaucoup plus profondes la nuit afin de se cacher des prédateurs. À chacune de ces migrations verticales, le krill libère dans l’eau du dioxyde de carbone en même temps qu’il rejette ses excréments. La surprise, c’est le nombre de fois que ces minuscules créatures font cela chaque nuit.


En migrant vers les eaux profondes, le krill transporte du carbone vers les fonds océaniques – dans une quantité équivalente aux émissions annuelles de 35 millions de voitures –
les populations de krill antarctique représentent, selon les estimations, entre 50 et 150 millions de tonnes.

Alors que l’on vient à peine de mesurer le bénéfice environnemental du krill, force est de constater que les populations de ce crustacé décroissent rapidement dans les océans, où elles se sont réduites de 80 pour cent depuis les années 1970. C’est là, semble-t-il, une conséquence du réchauffement planétaire et, notamment, du réchauffement des mers et des importantes fontes de glace de mer observées dans la péninsule antarctique. Cette glace est en effet considérée comme un terrain propice par excellence pour le krill qui se nourrit des algues proliférant sous la calotte glaciaire.

sources : http://www.futura-sciences.com/news-decouverte-inattendue-krill-origine-puit-dioxyde-carbone_8226.php / http://www.manon.org/krill.htm /http://fr.wikipedia.org/wiki/Krill

 

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