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La Révolution écologique aux USA

Paul Emile Victor disait en son temps, l’écoloie rapportera des milliards. Serions nous à la veille d’une révolution écologique ? On parle des accords de Kyoto depuis quelques années. Une réelle avancée dans la réduction des gaz à effet de serre devrait être comparable à une révolution écologique majeure et ces accords de Kyoto devraient être totalement dépassés. Car une réelle avancée de baisse des gaz à effet de serre dans notre société n’est pas de l’ordre de 5 à 8% mais serait plutot de l’ordre de plusieurs dizaines de %.

Alors que les USA sont responsables de 25% de l’émission de ces gaz et ne veulent s’engager dans leurs réductions, certaines villes voir l’Etat de Californie commencent à réagir. Et si la future révolution écologique ne se tiendrait que dans la politique des USA…

LA CALIFORNIE se pose une fois de plus en champion de la réglementation en matière d’environnement. Le «Golden State» va se doter du régime le plus strict aux États-Unis en matière de limitation d’émissions de gaz à effet de serre. Lassé de la passivité de l’administration Bush, le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger a négocié un compromis avec la majorité démocrate des deux chambres californiennes. Tournant le dos aux élus de son propre parti, il engage la Californie, sixième économie mondiale, à ramener d’ici à 2020 ses émissions de gaz à leur niveau de 1990.

On reste certes en deçà des plafonds définis par le protocole de Kyoto, ratifié par la plupart des pays du monde à l’exception des États-Unis. Mais comme la Californie est le plus riche et le plus grand État américain, sa politique de cavalier seul représente un défi lancé à l’administration fédérale. M. Schwarzenegger espère que son exemple fera école. Il compte aussi sur ce compromis pour afficher son indépendance à l’égard des leaders républicains à Washington et conforter ses chances de réélection en novembre dans un État traditionnellement démocrate.

La puissance des USA est sans éqivalence au point économique et financière dans le monde. Sans un role clé de cette super puissance, un changement majeur dans une hypothétique révolution écologique n’aura pas lieu.

Mais si nous y ajoutons les propos de Al Gore : L’ex-candidat démocrate à la présidence américaine dénonce les dangers de l’effet de serre dans «Une vérité qui dérange», un documentaire adapté de son livre à succès. Sortie en salles le 11 octobre.

L’EFFET politique et commercial de Fahrenheit 9/11 de Michael Moore fait école. Ainsi, le Festival du film américain de Deauville a créé, voilà trois ans, une nouvelle section : «Les docs de l’oncle Sam». À l’instar du film indépendant qui, d’année en année, a pris le pas sur les grosses machines hollywoodiennes, le documentaire a largement le droit de cité et offre une vision encore plus concrète que les fictions de l’Amérique d’aujourd’hui.

Une vérité qui dérange de Davis Guggenheim, un des onze documentaires présentés, relate ainsi le combat mené par Al Gore pour tenter de sauver la planète des dangers de l’effet de serre et de son réchauffement.

L’ancien vice-président Al Gore, déclaré vaincu en 2000 par la Cour suprême, mais qui avait recueilli un nombre de suffrages populaires supérieur à ceux de George W. Bush. Opposant de la première heure à une intervention unilatérale en Irak, le peu charismatique Al Gore vient d’effectuer un retour remarqué sur la scène politique en se faisant, grâce à un documentaire et à un livre, le champion de la lutte contre le réchauffement de la planète. Ce démocrate pourrait bien apporter un élément clé au futur président des USA qui remplacera G.W. Bush en 2008. Et si c’était Hillary Clinton, la clé de cette future révolution écologique ?

Hillary Clinton sera-t-elle la première femme élue à la présidence des Etats-Unis ? Bien qu’elle n’ait toujours pas fait acte de candidature, la sénatrice de l’Etat de New York l’espère bien. Et fait tout pour y parvenir lors de la présidentielle de novembre 2008. Notamment en se positionnant au centre de l’échiquier politique puisque c’est au centre que se gagnent les élections. D’où sa récente déclaration, renvoyant dos à dos George W. Bush et sa stratégie de «l’engagement sans fin en Irak» et certains parlementaires démocrates exigeant une date précise pour un retrait des troupes américaines. D’où ses propos très balancés sur le chef de la Maison Blanche, «un homme très ouvert au dialogue, plein de charme et de charisme», même s’il existe entre eux «de nombreux désaccords». D’où ses prudences sur le droit à l’avortement, qu’elle défendait naguère sans nuance, mais qu’elle qualifie aujourd’hui de «choix tragique». D’où son soutien à un projet de résolution du Congrès réprimant la destruction par le feu du drapeau américain. D’où ses condamnations régulières de «la paresse» de la jeunesse. D’où ses amabilités répétées à l’endroit de Rupert Murdoch, le propriétaire de la chaîne de télévision ultraconservatrice Fox News, qui avait pourtant mené campagne pour la destitution de son mari pendant l’affaire Lewinsky. Murdoch, il est vrai, est aussi le propriétaire du tabloïd New York Post, et le siège de sénateur d’Hillary Clinton fait partie du tiers des sièges du Sénat, renouvelables en novembre prochain. Dans le cadre des programmes sociaux, elle a soutenu le financement du Department of Veterans’ Affairs, la protection d’une partie des soins de santé pour les vieilles personnes, et la mise en place d’une enquête sur la gestion de l’après-ouragan Katrina par les autorités fédérales. Ces trois motions défendues par les élus démocrates ont finalement échoué. Elles furent cependant l’occasion de voir se dégager une stratégie de campagne nationale, qui lui permet de se positionner pour 2008. La sénatrice sortante présente ainsi la particularité, rare aux Etats-Unis, d’être en campagne sur deux fronts, et de son résultat en novembre 2006 pourrait dépendre son avenir politique et d’un changement majeur en 2008. Ses leaders prêchent contre la pauvreté, la guerre en Irak et la pollution de l’environnement. Face à une poussée de la « demande » dans ce sens, est que cela provoquera un changement aux USA ?

Personne ne peut le dire. Mais les choses s’accélèrent et il est difficile de penser que face aux évènements de la nature, la prochaine administration n’agisse pas dans le sens d’un monde « meilleur » ! La future révolution écologique ne passera que par une action durable des USA qui auront pris le pas sur certains pays européens, de l’océanie et de l’océan indien. Cette révolution sera telle qu’elle rappelera la révolution technologique que nous connaissons depuis plus de 10 ans. Cette même révolution qui a apporté un élan financier d’envergure. Après coup, des pays émmergeant devront prendre également leurs responsabilités tels la Chine et l’Inde. 

sources : http://www.lefigaro.fr/ / http://www.liberation.fr / http://www.diploweb.com/

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