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La présence d’eau confirmée sur les planètes de Trappist-1

TRAPPIST-1, un système planétaire de la Voie lactée situé à environ 39 années-lumière de la Terre, regroupe sept planètes de la taille de la Terre. La découverte d’eau sur certaines de ces planètes pourrait bouleverser la recherche de vie extraterrestre.

La nouvelle que les exobiologistes attendaient tous vient de tomber : il y aurait bien de l’eau sur certaines planètes de Trappist-1. Le système planétaire, composé d’une petite étoile (naine froide) et d’au moins 7 planètes, serait propice à abriter la vie, trois de ces planètes se situant dans la zone d’habitabilité (lire notre article sur la zone d’habitabilité de Trappist-1).

Cette découverte majeure, révélée par la revue Nature le 5 février 2018, est le fruit du travail d’une équipe internationale impliquant des chercheurs français du Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux.

UNE HISTOIRE D’ATMOSPHÈRE…
Comment connaître la composition de l’atmosphère de planètes situées à des années lumières de la Terre ? Lorsqu’une planète passe devant son étoile, on peut détecter l’absorption des rayons lumineux par son atmosphère avec un spectrographe. Ce qui permet d’avoir une idée de sa composition.

Ces données sont recueillies par de très gros télescopes comme Hubble. Dans le cadre de cette étude, le télescope a permis de quantifier la présence d’hydrogène, puissant gaz à effet de serre dont la teneur peut être incompatible avec la vie, dans l’atmosphère de quatre planètes situées à l’intérieur, ou tout près, de la zone d’habitabilité de Trappist-1.

Les analyses des données recueillies par Hubble montrent que leurs atmosphères sont pauvres en hydrogène, et que par conséquent ces planètes sont potentiellement candidates à accueillir la vie !

… ET DE DENSITÉ
Autre donnée sur la piste de l’eau : la densité des planètes de Trappist-1.

La proximité des planètes entre elles est telle que l’attraction gravitationnelle perturbe la régularité des orbites, en provoquant des retards et des avances. Or, ce manque de ponctualité dépend de la masse des planètes (lire aussi Trappist-1 : la vie pourrait circuler d’une planète à l’autre).

Des mesures de cette irrégularité, par divers satellites de l’Observatoire européen austral et de la NASA ont permis de calculer la masse des planètes de Trappist-1 avec une précision de 5 à 10%. Elles s’avèrent être rocheuses et moins denses que la Terre. Selon les chercheurs, cet écart de densité s’explique par une teneur en eau et en composés volatiles, à l’exception de l’hydrogène, bien supérieure à celle de notre planète. Ces éléments constitueraient 5 % de la masse de ces exoplanètes, contre 0,1 % pour la planète bleue.

Le futur télescope spatial James-Webb, qui sera lancé au printemps 2019 depuis la base de Guyane française de Kourou, pourra analyser plus finement la composition de l’atmosphère de ces planètes, notamment des composés plus lourds que l’hydrogène : la vapeur d’eau, l’azote, l’oxygène, le méthane ou le dioxyde de carbone.

La recherche de traces de vie extraterrestre n’a jamais été aussi proche d’atteindre son but.

source : https://www.nationalgeographic.fr/

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