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La découverte d’un site mystérieux antique pourrait réécrire l’histoire des Vikings en Amérique

En utilisant la datation au carbone 14, les chercheurs ont conclu que ce lieu a été fréquenté entre le IXe et le XIIIe siècle.

Une équipe d’archéologues a mis au jour au sud-ouest de l’île canadienne de Terre-Neuve des vestiges qui pourraient bien être ceux du deuxième site viking en Amérique du Nord, ont-ils annoncé vendredi.

En se servant de relevés satellites, l’équipe dirigée par l’Américaine Sarah Parcak a découvert en juin 2015 ce qui semble être les ruines d’un bâtiment construit par les navigateurs scandinaves, à Pointe Rosée.

Traces de charbon et scories
Outre un foyer destiné à la forge, les fouilles ont permis la découverte de traces de charbon de bois et neuf kilogrammes de scories, des résidus de fer transformé à partir de tourbe, un procédé bien connu des Vikings qui n’étaient pas de grands mineurs.

En utilisant la datation au carbone 14, les chercheurs ont conclu que ce lieu a été fréquenté entre le IXe et le XIIIe siècle, a indiqué Mme Parcak à la télévision canadienne CBC. Or, les Vikings disposaient à cette époque, entre 900 et 1050, d’un avant-poste à la pointe nord de Terre-Neuve, à quelque 500 km de là, à L’Anse aux Meadows. Ce premier site avait été découvert dans les années 60.

La péninsule de Pointe Rosée se situe à la pointe méridionale de Terre-Neuve, là où les eaux du golfe du Saint-Laurent rencontrent celles de l’Atlantique Nord. L’emplacement des vestiges correspond aux usages des Vikings car «ils avaient besoin d’un endroit accessible facilement depuis la plage et offrant un bon point de vue. Ce lieu est donc situé parfaitement: vous pouvez voir vers le nord, l’ouest et le sud», a déclaré Mme Parcak au magazine National Geographic qui a financé une partie de ses recherches.

Début des recherches
«Nous n’en sommes qu’aux débuts des recherches, jusqu’à présent aucune preuve ne démontre que ce sont des Vikings qui ont fréquenté ce lieu», a fait valoir à l’AFP Shannon Lewis-Simpson, archéologue à l’Université Memorial de Terre-Neuve.

«Enthousiaste» par les travaux de Mme Parcak, elle rappelle que dans cette île canadienne, «personne n’a jamais enterré l’idée qu’un autre site viking pourrait être découvert».

L’ensemble de ces découvertes a fait l’objet d’un documentaire qui a été diffusé par la chaîne publique américaine PBS et la britannique BBC.

source : http://www.lesoir.be/

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