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Indices NAO,ENSO,PDO…

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Indices NAO,ENSO,PDO…

Il existe cinq phénomènes majeurs caractérisés par une variation du couple Océan-Atmosphère : l’ENSO, la PDO, l’IOD, la NAO et l’AO. Ils sont repartis sur toutes les mers du globe et disposent chacun de deux phases, l’une dite « positive », l’autre dite « négative ».

ENSO : El Niño – Southern Oscillation

Ce phénomène, intervenant tous les 2 à 7 ans pour durer pendant 6 à 18 mois environ, consiste en une variations de la température de la surface de l’eau, dans l’Océan Pacifique. Ce changement n’est néanmoins pas uniforme et consiste en deux phases opposées : El Niño, où les eaux tropicales se réchauffent et celles des latitudes plus hautes se refroidissent ; La Niña, où l’on observe un refroidissement des eaux tropicales et un réchauffement des eaux des latitudes supérieures.
Le schéma ci-dessous récapitule ces variations de températures, exprimées en degrés Celsius. La valeur 0 correspond à la température moyenne de la surface de la mer.

Les phénomènes climatiques engendrés, les plus importants en intensité après les saisons, touchent l’intégralité des terres bordées par l’Océan Pacifique, à savoir l’Amérique, l’Océanie et l’Asie du Sud.
L’ENSO est dû à la variation de la thermocline, suite à des variations de pression atmosphérique à la surface de l’eau. Ces changements de pression trouvent leur origine dans la variation d’intensité des vents présents, les alizés, qui soufflent d’Est en Ouest, et le vent d’Ouest, qui souffle d’Ouest en Est.

PDO : Pacific Dedecal Oscillation

Il s’agit d’une autre variation de la température de la surface de l’Océan Pacifique, qui coexiste avec l’ENSO. Sa phase positive est comparable à El Niño et sa phase négative à La Niña. Cependant, ce phénomène diffère avec le précédent par sa longévité qui est beaucoup plus importante, de 20 à 30 ans. Cette différence de cycle fait que les deux phénomènes peuvent soit s’associer pour voir leurs effets amplifiés, soit s’annuler.

Du fait de sa longue durée, les causes de ce phénomène sont encore mal connues. Il est donc relativement difficile de le prévoir avec précision.

IOD : Indian Ocean Dipole

Aucune donnée cyclique n’a été établie pour ce phénomène, qui intervient différemment chaque année (phase positive ou négative). On sait en revanche qu’il intervient toujours en plein hiver, entre décembre et février. Sa phase positive correspond à un réchauffement de la surface Ouest de l’Océan Indien et des eaux au large du Japon, ainsi qu’à un refroidissement des eaux bordant l’Asie du Sud-Est et l’Océanie. On observe le phénomène inverse lors d’une phase négative. Il s’ensuit un changement de la direction des vents, étant donné que ceux-ci soufflent des zones froides vers les zones chaudes, et donc de la quantité de précipitations (celles-ci étant déplacées par ces mêmes vents).

NAO : Northern Atlantic Oscillation

Tout comme pour l’IOD, la seule information que nous ayons à propos du caractère cyclique de ce phénomène est qu’il revient toute les années, principalement en hiver ; il n’est également pas possible de prévoir s’il sera « positif » ou « négatif ».
Sa phase positive correspond à une forte différence de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande. Ceci a pour conséquence le maintien du Jet-Stream polaire à une latitude un peu plus basse que celle du Cercle Polaire Arctique. Lors d’une phase négative, qui correspond à une faible différence de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande, ce courant d’air passe par des latitudes plus basses au niveau de l’Amérique du Nord où il atteint presque le Golfe du Mexique et passe ensuite par la péninsule ibérique pour remonter le long de l’Europe.

Tableau NAO

AO : Arctic Oscillation

A l’instar des deux précédents phénomènes, celui-ci se répète chaque année aux alentours de l’hiver, avec l’impossibilité à l’heure actuelle de prévoir si celui-ci sera dans une phase positive ou négative. Dans le premier cas, il s’agit d’une pression atmosphérique inférieure à la normale au niveau du Pôle Nord et dans le second cas, d’une pression atmosphérique supérieure à la normale.

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