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Des méduses pour faire de l’énergie solaire ?

Si elles sont pour certains les pires ennemies des côtes et des baignades de touristes, les méduses pourraient bien ouvrir de nouvelles voies en terme de production d’énergie solaire. La recherche en biosolaire en est encore à ses balbutiements, mais la découverte scientifique réalisée par un laboratoire universitaire américain pourrait annoncer de belles choses pour l’avenir. De la méduse bientôt sur nos toits ?

La photosynthèse à la rescousse du solaire

Afin de trouver les alternatives de demain encore plus efficaces, les scientifiques ont donc commencé à se pencher sur une nouvelle façon de générer de l’énergie au travers de phénomènes biologiques trouvés directement dans la nature : le biomimétisme en science.

Ainsi, Barry Bruce, professeur de biochimie et de biologie cellulaire à l’université du Tennessee, a récemment dévoilé sa découverte concernant les méduses fluorescentes et leur capacité étonnante à la photosynthèse. Répondant du domaine du biosolaire, sa découverte s’ancre dans les (encore rares) recherches qui tentent de trouver des moyens biologiques de générer de l’énergie solaire, et donc de fabriquer des panneaux solaires à partir de matières organiques — ou plus précisément de molécules déjà présentes dans les plantes, et divers animaux capables de faire de la photosynthèse. Le domaine de la technologie biosolaire cherche ainsi à révolutionner la production d’énergie solaire en la rendant moins dépendante de ressources minérales par exemple.

Il ne s’agit pas tant de mettre les méduses à contribution sur nos toits. Il s’agit plutôt d’utiliser certaines bactéries et de s’inspirer des molécules responsables de la photosynthèse. Une idée qui commence à faire lentement son chemin dans les laboratoires de recherche : au printemps dernier, et pour la première fois, des chercheurs de l’Université de Binghamton de New York ont ​​réussi à assembler 9 cellules solaires alimentées par cyanobactéries. Ce petit panneau solaire, révolutionnaire, a généré la plus grande puissance jamais obtenue par voie biosolaire à petite échelle : 5,59 microwatts. Certes, cela n’est pas encore suffisant pour faire tourner le lave-vaisselle, mais c’est un début.

À l’heure actuelle, le biosolaire en est à ses balbutiements, mais il pourrait bien constituer l’alternative la moins coûteuse et la plus à même de respecter l’environnement d’ici quelques années. À travers le monde, on ne compterait qu’une vingtaine de laboratoires à s’être déjà penchés sur la question, le solaire conventionnel occupant encore largement le devant de la scène (notamment pour des questions d’attraits économiques).

80% de notre électricité est actuellement produite à partir de combustibles fossiles. Un secteur qui représente un tiers des émissions qui sont à l’origine du changement climatique. Il est plus que jamais urgent de trouver des solutions. Encore faut-il chercher. Et pour cela, rien de mieux que de se pencher sur ce qu’offre la nature comme solutions.

extrait et source de https://mrmondialisation.org/

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