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Des cordes nanotubes pour des ascenseurs de l’espace, des ponts et immeubles

Des scientifiques se sont trouvés un nouveau jeu: calculer le nombre de nanotubes nécessaires pour supporter le poids d’un être humain. La découverte en elle-même n’a rien de très impressionnant, puisqu’une corde nanotube d’un centimètre de diamètre pourrait bien faire l’affaire. Mais quand vous réalisez que la corde ne pèse quasi rien et est presque invisible, l’idée devient vite inspirante.

Vous voyez le truc, les nanotubes séparés par plus d’une longueur d’onde (cinq microns) sont invisibles. Et le principe de la corde d’un centimètre prend en compte la règle des 5 microns. Imaginez comment employer l’idée en architecture, pour créer des voûtes ou des ponts invisibles…

Mais ce qui est peut-être encore plus formidable c’est que la corde en question ne pèserait que 10 milligrammes par kilomètre. Si l’on considère que la distance du sol à l’espace est de 80km, on pourrait fabriquer une corde de 800 milligrammes capable de supporter la marche des humains dans l’espace. 800 milligrammes c’est moins que le poids de 3 cachets d’aspirine.

Composé de nanotubes de 5 micromètres, ce « fil » mesurerait un centimètre de diamètre et ne pèserait que 10 milligrammes pour 1 kilomètre de longueur. On a l’habitude de voir les nanotubes dans des puces ou les batteries, ici, l’exploit apporterait une utilisation des nanotubes hors de l’électronique.

Pour la définition, un nanotube est une structure transparente composée d’atomes disposés en figures géométriques. Il fait partie du domaine de la nanotechnologie dont il est le produit premier. Très petit, très résistant et invisible une le projet de Nicola Pugno pourrait être utiliser pour porter des choses aussi lourdes qu’un homme sans les inconvénients du poids et de la taille d’un câble.

Nicola Pugno de l’école Polytechnique de Turin, en Italie, a trouvé une méthode pour mettre au point un « fil de nanotubes » capable de supporter le poids d’une personne humaine.

Les dérivés sont sans limites :

On ne saurait trouver matériau plus perfectionné : cent fois plus solides que l’acier, les nanotubes de carbone monoparoi (NCM) n’en ont que le sixième du poids. Un jour, leur potentiel antibalistique protégera soldats, policiers et autres membres des services de sécurité canadiens contre les engins explosifs improvisés (EEI), arme d’élection des terroristes et guérilleros.

On mêlera les textiles de nanotubes aux tissus « aramides » comme le Kevlar ou au polyéthylène de haute densité des tenues pare-balles actuelles pour diminuer le nombre d’épaisseurs sans en affecter la performance. « Les combinaisons seront beaucoup moins lourdes. Ceux qui les porteront bougeront plus facilement et seront moins incommodés. Ils les supporteront plus longtemps », explique Chris Kingston, un membre de l’équipe de l’ISSM-CNRC.

Au terme du projet triennal, le CNRC et ses partenaires prévoient développer des textiles à nanotubes puis en tester les propriétés mécaniques et anti-balistiques. « Les nanotubes figurent parmi les meilleurs conducteurs de chaleur. Nous essayerons d’y ajouter d’autres fonctionnalités. Un système de refroidissement ou de gestion de l’eau, par exemple, afin d’éliminer la sueur, conclut Benoît Simard. Si on peut alléger l’équipement, nous le rendrons encore plus confortable et plus performant pour ceux qui l’enfilent. »


sources : http://www.gizmodo.fr/ / http://www.bestofmicro.com/ / http://www.nrc-cnrc.gc.ca/

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