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Des algues sur les murs pour économiser l’énergie

micro algues

micro alguesSymBio2-BOX : c’est le nom quelque peu barbare de ce qui deviendra peut-être, dans un futur plus ou moins lointain, une norme du bâtiment. Il s’agit en fait du fruit du travail de l’agence X-TU Architects, du laboratoire GEPEA de l’Université de Nantes et de la société Algosource Technologies, qui ont toutes trois collaboré pour créer une biofaçade dans laquelle s’ébattent des micro-algues. L’idée est partie d’un simple constat : sur les façades des bâtiments, les ouvertures (fenêtres…) représentent rarement plus de 50% de la surface totale. Pourquoi alors ne pas utiliser les 50% restants, délaissés alors qu’ils sont exposés en plein soleil, et en tirer profit ?


Cette biofaçade serait en fait composée d’une multitude de bassins directement fixés sur les parois, et qui présenteraient une mutlitude d’avantages.

●             Le premier d’entre eux serait de permettre des économies d’énergie : en ajoutant une couche aux parois, les déperditions d’énergie sont moindres.

●             Le deuxième, c’est de permettre l’utilisation d’eaux usées pour ces cultures : autant de volumes qui n’iront pas dans les égouts.

●             Troisième avantage : la culture de microalgues permet la captation de CO2 et la production d’O2.

Mais les concepteurs de SymBio2-BOX voient plus loin que cela, et estiment que cette biofaçade leur permettrait de réaliser une économie d’énergie de l’ordre de 80% par rapport à un procédé de culture d’algues en bassins classiques, ce qui permettrait aux producteurs d’algues de se lancer sur le marché de l’alimentaire. Il ne faut pas oublier que demain, ce seront 8, 9 puis 10 milliards de bouches qu’il faudra nourrir, sans pour autant détruire la planète. Les techniques innovantes et efficaces, dont celle-ci, seront alors bonnes à prendre.

algues micro

D’ailleurs, si l’on en croit les récentes projections de chercheurs, les villes sont amenées à prendre de plus en plus d’importance : d’ici 2030, ce sont 1,5 milliards de personnes supplémentaires qui habiteront en ville de par le monde. Quant à la surface des aires urbaines, alors qu’elle ne représentait que 0,5% des terres en l’an 2000, elle est appelée à tripler dans les vingt prochaines années. Autant de nouveaux immeubles, et de nouvelles façades, que les microalgues pourraient coloniser bien plus vite qu’on ne le pense. Mais avant de partir à la conquête du monde, une première biofaçade va être édifiée dès cette année à Saint-Nazaire, pour une expérimentation en conditions réelles.

Croisons les doigts pour que les tests s’avèrent concluants.

source : http://www.univers-nature.com

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